OE CHAMBÉRY A ANNECY
PAR ALBERTVILLE.
9$ kil. — Chemin de fer en exploitation jusqu'à Chamousset (28 kil.). — Trajet en 50 min. pour 3 fr. 10 c, 2 fr. 35 c. et 1 fr. 75 c. — Voit, de correspondance de Chamousset à Albertville, 22 kil.
en 2 h. pour 3 fr. et 2 fr. 50 c. — Dilig. d'Albertville à Annecy (45 kil.).
Au sortir de la gare, on passe sous la route d'Aix pour traverser dans une profonde tranchée la base rocheuse de la montagne du Lemenc, puis, après avoir longé la Laisse qui descend du Bout-du- Monde , on la franchit sur un pont en tole. A g., on remarque sur le Lemenc l'ancien séminaire Saint-Louis-du-Mont , occupé actuellement par des frères de la doctrine chrétienne et qui domine le village de liassent, où se trouve l'asile des aliénés, récemment construit d'après les plans du docteur Duclos. Au-dessus du Lemenc se montre la Dent de Ni volet, au S. de laquelle se dresse le Mont Saint-Jean, et dans la direction du château de la Bathie on aperçoit même la cime du Margeria (1846 met.). Sur la dr., les montagnes qui attirent principalement l'attention sont : Blanchenet, Joiguy, puis, au delà du col du Frône,leGranier (1937 met.) et la haute chaîne qui domine la rive g. de l'Isère. Un laisse successivement à g. : la Havoire, Saint-Jeoire et les vignobles de Chignin, caché derrière les trois tours de son vieux château aujourd'hui détruit ; à dr. , le parc de Buisson-Rond , Saint-Baldolph, Apre mont et la chapelle Sotre-Dame-de-Myans , fréquentée par de nombreux pèlerins. En 185ô, le clocher de cette église a été surmonté d'une statue colossale de
la Vierge en bronze. Au delà de l'église s'étendent les abimes de Myans. De petits lacs, appelés le lac des Marches, le lac des Pères, le lac Clair, etc., sont environnés de monticules épars, de forme conique et de 6 à 8 mèt.
de hauteur, amas de débris provenant d'un éboulement qui eut lieu en 1248.
Tout un côté du Mont-Granier , dont on voit se dresser à l'O. les énormes escarpements, s'étant écroulé, engloutit Saint-André, Haute* ilîe ou Cheviifar et deux autres villages.
10 kil. Route de Grenoble. Station établie pour desservir le v. des Marches (1868 hab.), situé à dr. sur une hauteur, et dont le château est décoré de belles peintuies à fresque. On longe alors à g. la montagne de la Thuile (1201 met.), au pied de laquelle sont les vignobles de Tormery.
A dr. on découvre toute la vallée du Grésivaudan jusqu'à Grenoble. Au delà d'une assez longue tranchée, ou aperçoit à dr. le v. de Franchi, station où vient aboutir la ligue de Grenoble, puis on contourne le mamelon rocheux qui portait autrefois le fort de Montmélian, détruit au commencement du xvjir siècle par les Français.
14 kil. 600 mèt. Montmélian (hôt. des Voyageurs) , V. de 1802 hab. , située à dr. de la station sur la rive dr. de l'Isère , à 264 mèt. , à la jonction de quatre routes, celles du Mont Cenis, de la Tarentaise, de Grenoble et de Chambéry(la route neuve ne traverse pas la ville, qu'elle laisse à g., pour aller longer la digue dr. de l'Isère). Sa forteresse, actuellement en ruines, était autrefois regardée comme l'une des positions les plus fortes, nonseulement de la Savoie, mais de l'Europe. François l,r s'en empara.
Henri IV l'assiégea eu personne en 1600, et il faillit y être tué par un boulet qui le couvrit de poussière. Plus tard Montmélian résista à Louis Xill, mais, le 21 déc. 1691, elle se rendait à Catinal après trentetrois jours de tranchée ouverte et dix
[ROUTE 6] MONTMÉLIAN. — CHAJJOUSSET.
jours de bombardement. — - Les vins rouges des environs sont estimés. — Le rocher fortifié et isolé (mons Emelianus au xu* s.) qui s'élève à PE., a donné son nom à la ville.
De Montmélian à Grenoble et à Allevard. (V. Y Itinéraire du Dauphiné (Isère) ou l'Itinéraire général de la France, tome i et 2, par Adolphe Joannc.)
Au delà d'Arbin (g.), on découvre à dr. une belle vue sur la vallée inférieure de Plsère, où l'on remarque le château des Mollettes, et, plus loin, celui de Saint-Jean-Pied-Gautier, que dominent les deux fotir* de Montmayeur. restes d'un vieux château féodal. Après avoir traversé le plan incliné de la carrière des Digues , le chemin de fer décrit une courbe pour venir franchir l'Isère sur un pont en tôle de 4 arches. De cette courbe et de ce pont on aperçoit, sur la g. , la vallée supérieure de Plsère , crui s'appelle la Combe de Savoie. Une des sommités de la chaîne du Mont- Blanc apparaît au fond. On remonte alors la rive g. de l'Isère, au pied de petits coteaux. Sur la rive dr. se montrent: Cruel, Saint- Jean de la Porte, Bourg-Evcscal, et enfin
24 kil. Saint-Pierre d'Albigny (25 mio., omnibus pour 40 c, bon hôtel), V. de 3142 hab., au-dessus de laquelle la route des Beauges monte au col du Frêne, entre le Charvin, à g. (UOCmèt.). et l'Êpion, à dr., dominé par le mont Arclusai.
Continuant de remonter la rive g.
de Plsère, dont la digue porte le chemin de fer, on ne tarde pas à remarquer sur la g., les ru iues pittoresques du château de Miolans, qui couronnent un rocher à pic, isolé, élevé de plus de 300 met. au-dessus de l'Isère.
Dans l'origine, ce château appartenait à Pune des plus anciennes familles de la Savoie, déjà célèbre au ix* s., et dont les principaux membres se distinguèrent jusqu'au xvi* s. , soit à Parmée, soit comme évôques de la Maurienne. La ligne mâle s'étant
éteinte en 1522, il fut acheté par Charles III, duc de Savoie, et trans* formé en prison d'État. A la révolution française, il fut démantelé. On y découvre une vue magnifique.
28 kil. C ha mousse t , v. situé sur la rive g. de l'Isère, près du confluent de Plsère et de PArc, et où la nouvelle route de poste, de Chambéry et d'Albertville à Turin, traverse l'Isère sur un beau pont de pierre. On y trouve quatre voitures decorresp. pour Albertville (trajet en 2 h., 3 fr. et 2 fr. 50 c), et trois pour Moutiers (trajet en 5 h. 45 min., 3 fr. 50 c. et 3 fr.).
De Chamousset à Turin par Saint- Jeau-de-Maurienne et le Mont-Cenis, V. Y Itinéraire de la Savoie ou Y Itinéraire général de la France (tome I,r) , par Adolphe Joanne et Y Itinéraire de l'Italie, par A. J. Du Pays.
Après avoir traversé l'Isère, la route de poste longe la rive dr. de la rivière, laissant à g., au pied des montagnes, Freterire, situé en face d\iyton, dont le château domine toute la vallée, du haut des derniers contre forts de la montagne des Combes, qui sépare les vallées de l'Arc et de l'Isère; le ham. de Fontaine, puis Grésy, gros bourg riche en antiquités romaines.
Au delà de Grésy, se montrent à g. :
Montailleur, que domine un vieux château; Saint-Vital et Frontenex.
Vis-â-vis de Tournon, on rejoint l'ancienne ioute, plus agréable pour les piétons. Enfin, on dépasse le confluent de PArly, dont on remonte la rive dr. , et de l'Isère , qui descend de Moutiers dans la direction du S. E.
22 kil. (50 kil. de Chambéry) , Albertville (hôt. : les Balances, YÉtoile du Nord; — Café de la Constitution; — ch.Tl. d'arrond. (Savoie), Y. de 4018 hab., située au débouché des vallées de la Taren taise et de PArly, composée de deux bourgs séparés par PArly {Y Hôpital, rive dr. , et Confions, rive g.), et réunis, depuis 1845, par le rui Charles-Albert, sous leur nom actuel. — La fonderie,