‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 157 sur 865 · LAUSANNE. [ROUTE · texte numérisé non relu

LAUSANNE. [ROUTE

1 G kil. Hôpitaux-Neufs, v. dominé à g. par une montagne de 1121 mèt., et situé au point de jonction de la route de Pontarlicr à Jougne et de Salins à Jougne par Bonnevaux. Au delà de la bifurcation, on prend la direction du S.-E., et Ton descend à

19 kil. Jougne (hôt. des Trois- Pigeons), v. de 1337 hah., qui possède un bureau de douanes françaises.

A peine a-t-on quitté Jougne, que l'on descend au fond de la vallée du Jougnena, que l'on traverse; puis on remonte au-dessus de la rive g.

de ce cours d'eau au lit encaissé. On sort de France à 4 kil. 1/2 de Jougne (23 kil. 1/2 de Pontarlier), et, à peu de distance de la frontière de la Suisse (Vaud) , on laisse à dr. une route qu'il faut suivre si l'on veut aller visiter Vallorbe, la source de l'Orbe et la grotte des Fées (R. 11).

Après avoir dépassé le confluent du Jougnena et de l'Orbe, on atteint (14 kil.) Ballaigues ( Bellae-aquae ) , v. de 597 hab. réf., situé à 858 mèt., et au-dessous duquel l'Orbe forme une belle cascade trop rarement visitée, nommée le Sauf du Dais.

De Ballaigues à Vallorbe, H. 10.

La route, continuant à dominer la rive g. de l'Orbe, traverse (29 kil.) Lignerolles, v. de 312 hab. réf., situé à 766 mèt. à la base méridionale du Mont-Suchet (1256 mèt.), dont on peut faire l'ascension en 1 h. — (Admirable panorama.) — Au S. de ce v. s'étend un petit plateau du haut duquel on jouit d'une vue magnifique sur le cours pittoresque de l'Orbe, le v. et le château des Cléés, et une partie de la chaîne des Alpes. Du château des Cléés, brûlé en 1475 par les Confédérés, il ne reste, outre d'énormes murs, qu'une tour habitée quelque temps par un Anglais.

Au delà de Lignerolles, on laisse à g. une route qui conduit à Yverdun par l'Abergement , Valeyres, Mathod, Suscevaz et Treycovagnes, puis on passe à (31 kil.) la Russille

JOUGNE. — ORBE.

et à (34 kil.) Montclxerand, v. de 245 I hab. réf. situé à 569 mèt. On peut visiter dans les environs une belle grotte dans un bois de chênes, situé au S. (1 h. 1/2, aller et retour).

40 kil. (I p. 3/8 suisse de Jougne) Orbe (hôt. : Écude-Fravce, Guillaume-Tell, Maison-de-ville), V. de 1859 bab. réf., bâtie sur une colline rocailleuse que la rivière de l'Orbe baigne de trois côtés, et d'où Ton découvre des points de vue charmants sur les environs, le lac de Neuchâtel, les Alpes et la chaîne du Jura. — De son célèbre château il ne reste plus que deux tours séparées par une jolie promenade qui domine la ville. L'une de ces tours est encore munie de sa couverture primitive, lormée d'un cône en maçonnerie, et le couronnement porte une série de trous destinés à ces hourd* ou constructions en charpente que remplacèrent plus tard, dans les châteaux forts, les mâchicoulis en pierre.

On remarque l'architecture et les sculptures fantastiques du vr* s.. exécutées sous le patriciat de Vaudelin, par les soins du missionnaire irlandais Columban; enfin les deux ponts méritent une visite. L'ancien doit avoir été construit au commencement du vn« s par Theudelinde, sœur cadette du roi Thierry, qui gouvernait alors la Transjurane. Le nouveau fut bâti (décret de 1823) 30 nièt. plus haut que l'ancien, afin de rendre moins pénibles les abords de la ville du côté de Cossonay. 11 n'a qu'une seule arche, en plein/cintre, de 38 mèt. de diamètre, dont les deux bouts reposent sur des rochers. Sa longueur totale est de 96 mèt., sa hauteur, au-dessus de la rivière, de 32 met.

La ville romaine iYUrbigenum n'occupait pas l'emplacement de la vil e actuelle. C'est à Boscéaz, maison de campagne voisine, qu'il faut chercher YUrba d'Antonin détruite par les Barbares. Orbe prit, dans les siècles qui suivirent sa destruction, un accroissement tel qu'elle devint la.

capitale de la petite Bourgogne. La fameuse reine des Franks, Brunehaut, sœur, fille, mère et aïeule de tant de rois, s'y était réfugiée, dans le château royal, avec ses petits-enfants, en 613, lorsque les grands de Bourgogne l'arrêtèrent et la livrèrent a son ennemi , le roi Clotaire, qui la fit promener à travers toute l'armée sur un chameau, et attacher ensuite par les cheveux, les pieds et un bras, à la queue d'un cheval furieux. Après la mort de l'empereur Louis, qui, ayant résigné la couronne de Charlemagne, son père, s'était retiré au convent de Prûm, ses trois fils, Louis, Lothaire et Charles, se réunirent en 855, au château d'Orbe, pour partager son vaste empire. En 888, Rodolphe, fils du comte Conrad de Strsettlingen, s'y fit proclamer roi de la Haute-Bourgogne. Rebâtie au x* s.

à côté du château royal, et entourée de murs en 1275 par le baron de Montfaucon, comte héréditaire de Monthéliard, Orbe passa, en môme temps que le reste du pays de Vaud , sous la domination de la maison de Savoie. En 1475, les Confédérés vinrent l'assiéger. La ville envoya ses clefs; mais le capitaine de Joux, qui commandait la citadelle avec une garnison de quatre cents hommes, se défendit jusqu'à la dernière extrémité.

Ils furent tous tués, brûlés et jetés par-dessus les tours.

Orbe, jusqu'en 1798, appartint à Berne et à Fri bourg, qui y envoyaient tour à tour des baillis. La révolution l'incorpora au canton de Vaud.

Orbe est la patrie du réformateur Viret, du cardinal Duperron, du naturaliste Êlie Bertrand , du jurisconsulte B. Carrard et du docteur Venel, fondateur de l'Institut orthopédique.

On trouve partout dans les environs d'Orbe des marbres et des médailles romaines. La belle mosaïque de Boscéaz, à un quart de lieue au N. de la ville, représente deux paysans sur un char, aiguillonnant leurs bœufs, et quelques autres figu-

LE LAC DE GENÈVE

res parmi lesquelles on remarque celle d'un berger sonnant du cor.

D'Orbe auPontparRomainmoticr.R. 12; — à Yverdun par MathoJ, Susceraz et Triycovaynes, 2 1. 4/8.

44kil. Station de Chavornay(R. 16).

28 kil. de Chavornay à Lausanne.

Chemin de fer (R. 16).

LE LAC DE GENÈVE

Des bateaux à vapeur font un service régulier entre Genève et Villeneuve ; ils touchent à : Versoix, Coppet, Céligny, Nyon, Rolle, Morges, Ouchy (Lausanne) Lutry, Cully, Vevcy et Clarcns. La durée du trajet est de 4 à 5h.(R. 14). —Les heures de départ et les prix des places varient souvent.— D'autres bateaux vont de Genève à Lausanne, par Thonon et lîvian (R. 25 et 26). Enfin, un service direct a lieu entre Genève et le Bouveret, 1" station du chemin de fer de la ligne d'Italie. (V. pour les heures de départ les indicateurs du mois.)

En sortant des Alpes du Valais, à l'extrémité desquelles il prend sa source, le Rhône, dit de Saussure, vient traverser cette large vallée qui sépare les Alpes du Jura. 11 y trouve un grand bassin creusé par la nature entre les Alpes, le Jorat et le Jura; ses eaux remplissent ce bassin , et forment ainsi le lac Léman {lacus Lemanus, Lousonius, lac Lousanette, mer du Rhône , lac de Genève , en allemand, Genfersce). Là, le Rhône se repose et se dépouille du limon dont il était chargé, il sort ensuite brillant et pur de ce grand réservoir, et il vient avec ses eaux limpides et azurées traverser la ville de Genève.

Le Lac de Genève ou le Léman , qui, outre celles du Rhône, reçoit les eaux de quarante et une rivières, a la forme d'un croissant dont les deux extrémités sont tournées vers le sud. De Villeneuve à Promenthoux et à Yvoire , on l'appelle le Grand- Lac, de Promenthoux et d'Yvoire à Genève, le

Petit-Lac. Ses rives appartiennent aux cantons suisses de Genève, de Vaud et du Valais, et à la France.

Son élévation est de 364 à 375 mèt.

au-dessus de la mer, sa longueur, sur la rive N. , de 82 kil. 7 14 mèt., et sur la rive S., de 71 kil. 813 mèt. Sa circonférence entière n'a pas moins de 152 kil. 300 mèt. D'Ouchy à Genève, en droite ligne, on compte 51 kil. 140 mi t. Sa largeur varie beaucoup; elle est de 2181 mèt. entre la pointe de Genthod et Bellerive, 4208 entre Coppet et Hermance, 13 935 entre Rolle et Thonon, 13 195 entre Morges et Êvian, 11 791 entre Ouchy et Evian, 8867 entre Cully et Meillerie, 7758 entre Vevey et Saint-Gingolph. Quant à sa profondeur , on l'a trouvée de 162 mèt. au château de Chillon, de 194 à 1 1. d'Évian, de 300 à 350 près de Meillerie, de 145 à 210 entre Vevey et la côte opposée, à la distance de 389 mèt. des deux rives; de Nyon à Genève, elle ne dépasse pas 97 mèt.

— A une demi-lieue env. de Genève, le Petit- Lac est barré par un banc de sable qu'on appelle Travers. Ce banc s'étend d'un bord à l'autre et gêne la navigation pendant les basses eaux.

Du reste, le niveau du lac varie d'une saison à l'autre ; il est plus luis en hiver et plus élevé au printemps et pendant l'été. Cette différence qui varie de 1 à 2 mèt. (en moyenne 1 mèt.

84 c.) est due à la fonte des neiges et des glaces, et dépend presque entièrement de la crue du Rhône. D'après les calculs faits chaque année à Vevey, au moyen d'un limni mètre établi en 1819 par M. Nicod de Delom, on estime qu'en été le lac contient 1 927 778 000 mèt. cubes d'eau de plus qu'en hiver.

Outre cette crue régulière, on voit quelquefois, dans les journées orageuses, le Léman s'élever tout à coup de 1 à 2 mèt., s'abaisser ensuite avec la même rapidité, puis s'élever et s'abaisser ainsi pendant quelques heures. On a donné plusieurs explications de ce singulier phénomène, connu

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LE LAC DE GENÈVE

sous le nom de seiches, et plus sensible aux deux extrémités du lac et aux environs de Genève que dans le grand bassin; il parait qu'il est causé par les pressions inégales de l'atmosphère sur les différentes parties de la surface de Peau. Au printemps et en automne, on remarque aussi dans le bassin oriental un mouvement lent, mais continu des eaux qui suivent,

qu'il enlève aux Alpes. Or, ces dépôts accumulés tendent à remplir peu a.

peu le bassin du lac. On pourrait même, ajoute de Saussure, déterminer l'espace de temps qu'il faudra au Rhône pour le combler entièrement.

Déjà ses dépôts successifs ont formé le fond de la vallée qui s'étend de Villeneuve à Bex, car cette vallée est horizontale, composée de lits paral-

pendant un certain temps, la direction lèles de sahle et de limon, peuélc\ée

des côtes, et reviennent ensuite sur elles-mêmes. Cette espèce de mouvement, appelé lardeyre, présage un orage, surtout en automne. Un phénomène plus rare que les précédents est celui des tromhes.

A 48 raèt. de profondeur et au-dessous, la température du Léman est de 6° cent., ainsi que dans les principaux lacs de la Suisse. D'aprts les expériences faites par de Saussure, il y a toujours une grande différence entre la chaleur des eaux du lac et celle des terres qui l'entourent.

Le Léman n'a jamais été gelé complètement, si ce n'est, dit-on, en "62 et en 805, époque à laquelle des chars le traversèrent de Nyon à Thonon ; mais, pendant les grands froids, ses deux rives se couvrent de glace jusqu'à une certaine distance.

L'eau du lac ne laisse, quand elle est évaporée, qu'un résidu de sels terreux de 1/6000 de son poids. Mais, malgré sa limpidité et sa pureté, elle n'est pas très-bonne à boire.

Chacun des vents principaux du Léman a reçu des bateliers un nom par-

au-dessus du niveau du fleuve, et même encore imbibée de ses eaux qui la rendent marécageuse. « En revanche, dit Lutz, le lac ronge ses rives sur d'autres parties, ce qui nécessite la construction de digues trèscoûteuses. y> Le commerce peu important du Léman ne consiste plus que dans l'importation d'un certain nombre de produits étrangers, surtout des denrées coloniales, et dans l'exportation du bois, des fromages, des vins, des bestiaux et des gypses pour Genève et la France.

Des vingt-neuf espèces de poissons que nourrit le Léman, les plus recherchées sont : la truite ; l'ombrechevalier (salmo thymallus), qui a quelquefois 1 mèt. de long; la fera, qu'on ne trouve pas ailleurs (salmo lavaretus); la perche (perça fluriatilis); le brochet et la carpe, qu'on envoie souvent, pendant l'hiver, jusqu'à Paris et même jusqu'à Berlin.

Aux deux extrémités, et sur la côte de Savoie, la pêche est toujours plus abondante que dans toutes les autres parties du lac. — Quant aux oiseaux

ticulier. Il y a le vent proprement dit qui habitent ses rives, on en compte

(du S.), le joran (du N. E.), la bise, la bise noire quand le ciel est couvert (du N.), le séchard (du N.-E.ï, le bourguignon (de l'O.), la vaudaire ou lebomond (du S.-O.), le molan (de PB.). Le plus redoutable de tous est la vaudaire ou le bornand, qui descend à l'improviste des gorges de la Savoie.

Le Rhône, sortant du Léman par-

cinquante espèces envi ion, dont une quinzaine sont amphibies. — Le coîuber berus, vipère commune, habite en divers endroits les rochers qui bordent le lac, surtout près de Meillerie et entre Lausanne et Vevey.

Trois espèces de bâtiments à voiles sont employées au transport des marchandises : les barques, les brigantins et les cochères. Les barques et

faitement limpide et pur, y laisse en les brigantins sont pontés. Ils ne difconséquence les sables et les terres | fèrent que par leur volume. Les co-

chères ne sont que de grands bateaux dont l'avant seul est recouvert d'un pont. La plus forte barque jauge 3600 quintaux j la plus forte cochère, 800; un brigantin, de 1000 à 1800. Les bateaux à vapeur n'ont servi longtemps qu'au transport des voyageurs. Le premier a été lancé en 1823 : c'était le Guillaume Tell. On en emploie maintenant comme remorqueurs.

Que le «hffntra flatteur da tyran des Romains, L'auteur harmonieux dea douer» Oéorgiqnr», Ne vante plua iea lars «t leura borda magnifique*, Cea lacs que la nature a ereutéade tes maina

Dana lea cairpagnea italiqura.

Mon lae est le premier. C'eat »ur aea borda heureux Qu'habite dea humain* la déease éternelle. I/àme de* grand* travaux, l'objet des noble» vœux, Vue tcut mortel embraaic, ou déaire, ou rappelle, Oal vit dana tooa lea eœur», et dont le nom aacrê Dans lea cours daa tjrrana est tout bas adoré. La Liberté !...

Voltaire n'est pas le seul poëte qui ait placé le lac de Genève au premier rang parmi les lacs de la Suisse. J.-J. Rousseau, dans sa Nouvelle Héloise, lord Byron, dans Childe-Harold et dans d'autres ouvrages, en ont aussi célébré les beautés avec une admiration peut-être trop exclusive. « C'est l'Océan qui a envoyé son portrait en miniature à la Suisse,» s'écriait M. de Boufflers en parlant du Léman.

Les routes suivantes reuferment toutes les indications nécessaires aux voyageurs qui feront, à pied, en voiture, en cbemin de fer ou en bateau, ce qu'on appelle le tour du lac.

A. Par le chemin de fer.

60 kil. — 5 ou 6 départs par jour. — Embarcadère, à l'extrémité de la rue du Mont-Blanc. Express en I b. 27 min. — ■ Trajet en 2 h. to min.— 6 fr. 60 c; 4 fr. 45 c. ; 3 fr. 30 c. Billets d'aller et retour.

Au sortir de Genève, on laisse sur la dr. la route do poste dont le chemin de fer a dû s'éloigner, afin de ne pas traverser des propriétés qui

lui auraient demandé «le trop fortes indemnités. Mais on ne tarde pas à s'en rapprocher, pour venir presque côtoyer le lac. Après avoir dépassé Prêqny (belle villa de M. Adolphe Rothschild, à g. ) et Chambésy (station), on longe Genthod (station), v.

de 2*28 hab. (restaurant de Bellcrue), patrie du célèbre naturaliste Charles Bonnet. Au-dessous de ce v. , la rive du lac forme une baie appelée Creux de Genthod. — En face,* sur la rive g., on remarque la pointe et le château de Bellerive, que domine le village de Col longe.

Les glaciers de la Savoie, cachés en partie à Genève par la première chaîne des Alpes se montrent de mieux en mieux. Le Môle, le Brezon, les monts Vergi et le Mont-Blanc attirent surtout les regards, entre le Salève et les Voirons, mais le Mont-Blanc va bientôt se cacher derrière les Voirons , pour ne plus reparaître qu'aux environs de Nyon; à g. on découvre la chaîne noirâtre du Jura où Ton distingue le passage de la Faucille à, sa profonde éebancrure, et la Dôle à sa hauteur. On traverse la* Versoix.

8 kil. Versoix (hôt.le Lion d'Or), b.de lO.^hab. (716cath., 332 prot.j, qui appartenait autrefois à la France, et qui a été cédé à la Suisse en 1815.

Vers le milieu du siècle dernier, le ducdeChoiseul, ministre de Louis XV, conçut le projet de métamorphoser Versoix en une ville rivale de Genève. Mais, à peine commencés, les travaux furent abandonnés. Aussi Voltaire écrivait-il plus tard à Mme de Choiseul :

Envoyez-ncus des Amphions, Sans quoi nos peines sont perdues.

A Versoix nous avons des rues, Mais nous n'avons pas de maisons.

A 2 kil. de Versoix, on sort du canton de Genève pour entrer dans le canton de Vaud, où l'on laisse à g.

il tes et Tannay.

13 kil. Goppet (hôt. la Croix blanche), Copetium en 1191 , ancienne

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