DE GENÈVE ET DE LAUSANNE A NEUCHATEL. [ROUTE
La route oVYverdun se réunit à la route d'Orbe sous la vieille tour ronde de Saint-Roch, près de Vaille des Aveugles. Elle s'élève ensuite, entre les charmantes villas du Belvédère et de Collonges, et la terre de Bellevue (refuge de Necker après sa disgrâce) , à l'esplanade des Belles-Roches, d'où l'on jouit d'un des plus beaux points de vue des environs de Lausanne; puis elle monte sur la plaine du Loup, plateau élevé sur lequel Charles le Téméraire rassembla, en 1476, l'armée avec laquelle il alla se faire battre à Moral. Si I on va jusqu'à la maison isolée de Bel- Air, où. M. Troyon a réuni de curieuses antiquités1, on peut revenir à Lausanne par le vallon de la Mexbie et la route d'Orbe, qui passe au-dessus de Renens et à Pnlly.
Sur les coteaux qui se trouvent compris entre les routes d'Yverdun et d'Orbe, on remarque, en outre, les ham. de Yemand, de Jnuxtens et de Mézery, et les villas du Soi* de Cercy, de la Valombreuse , de La Grangetle, du Désert et de la Chablière ; ils of frent de beaux points de vue.
Mais de toutes les promenades des environs de Lausanne la plus intéressante est encore celle du Signal et de la forêt de Sauvabelin (45 min. de la place Saint-François). On y découvre une vue admirable sur le Léman, la vallée du Rhône, les Alpes du Valais, de la Savoie, le canton de Vaud, Ouchy, la tour de Gourzc et les Alpes élevées du canton de Fribourg. Pour voir le Mont-Blanc, il faut monter jusqu'au >ommet du Jorat sur la route de Berne. Le bois de Sauvabelin (Silva Belini) s'étendait autrefois jusqu'à la colline de la cathédrale. Tendant l époque gauloise,
1. « Cet infatigable archéologue, dit M. Vullicmin, a fait ouvrir 270 tombes étagées sous terre, et dont les plus modernes ont été creusées dans le siècle de Charlemagne, et il a réuni dans son musée une collection des principales espèces en archéologie avec plus de 'iooo empreintes d'objets découverts principalement dans le Nord. »
les druides y adorèrent le dieu Bel.
Deux chemins . qui se réunissent au Chemin neuf derrière le château de Lausanne, montent au Signal.
L'un, praticable pour des voitures, passe près de la campagne de la Borde, sous les terrasses du petit château, devant le jardin, qui est orné d'une colonne de Titus, amenée d'Avenches, et ['Ermitage; l'autre longe la promenade des Eattx, passe près des Bains du Vallon et monte en serpentant au restaurant de Montmélian, situé près de l'entrée de la forêt de Sauvabelin. Parvenu dans cette forêt, il faut tourner à g., c'est-à-dire se diriger sur Lausanne. On aperçoit, sur la dr., la place du Tir avant d'atteindre l'extrémité du promontoire qui sépare les vallons du Flon et de la Louve. La hauteur du Signal est de 661 met. Un petit pavillon, où l'on trouve des rafraîchissements et un télescope, y a été construit.
On peut, de la foret de Sauvabelin, descendre au Bout-du-Mondc dans le ravin du Flon et remonter à Vennes, dont les habitants de Lausanne vont souvent visiter, outre les charmantes promenades, la chapelle taillée dans le roc, et d'où l'on revient à Lausanne par la route de Berne.
De Lausanne à Yvcrdun, R. 16; — à Berne, R. 19; — à Pribourg, R. 19; — à Vcvey et à Martigny, R. 25; - à Évian, R. 25 et 26.