ROUTE 15] LAUSANNE. — PROMENADES
le marché se tient sous les renôtres de l'hôtel et dans les rues Toisines.
De la place de la Palud, on peut aller visiter Yh&pital cantonal qui date de 1282 (le bâtiment actuel a été construit en 1766), et qui contient des lits pour 120 malades.
La rue montueuse et commerçante de la Palud et de Saint-François va aboutir à l'angle de la place Saint- François et de la rue du Bourg.
Entre la rue de la Palud et la rue Saint-François se trouve la place du Pont, construite, ainsi que les rues adjacentes, sur des voûtes qui servent de canal au Flon.
Promenades et exoartlons.
Le faubourg du Chêne conduit de la place Saint-François à l'esplanade de Montbenon, promenade et jadis place d'armes, d'où Ton découvre une belle vue, d'un côté, sur le lac et les Alpes, de l'autre, sur le ravin du Flon.
(F. le panorama.) A l'extrémité de Montbenon un chemin descend aux Cours (Ouchy) par le Petit-Languedoc, et la route de Genève mène de colline en colline au pont de la Maladière et à la plaine de Vidi sur laquelle, entre les embouchures du Flon et de la Chamberonne, s'élevait autrefois l'antique Lousonne1, que détruisit l'inondation de 563, causée par la chute du mont Tauretunum (V. Meillerie). On peut, de la plaine de Vidi, remonter à Lausanne en suivant la rive dr. du Flon. Les deux chemins qui s'offrent aux promeneurs se réunissent à l'entrée de Lausanne et ramènent au pont Pichard : l'un passe devant les villas du Bois de Vaud, de Malley, de Sébeillon, de la Violette et de Boston; l'autre, près de celles de Renens-sur-Roclies , de Prêtas et de VaUncy.
Sous les terrasses des rues de Bourg et de Saint-Pierre se prolonge la pro-
1 . K., sur les découvertes faites à Vidi, un ouvrage intitulé : Lausanne dans les tempt anciens, et publié, en 1863 , par M. Blanchet, conservateur du musée cantonal.
menade appelée Derrière- Bourg ou du Casino, au-dessous de laquelle la colline s'abaisse mollement jusqu'au bord du Léman , couverte de nombreuses villas. On y remarque Beau-Séjour, Y abbaye de l'Arc, Sainte- Luce, Montriond.
La route de Vevey est dominée par les riches campagnes de Villamont , de Monrepos (actuellement à M. Perdonnet), de Montalègre et de Bellerue; plus loin on remarque, dans les vignes ou sous les vergers, Clermont, la Vuachère, Rosemont et Soleil-Levant; au-dessous de la route se trouvent les Rosières, les Toises , Beausite, où Kemble est mort en 1823, Y Axant-Poste et Églantine, bâtie par un Russe, M. de Rumine. Dans le fond du vallon s'étendent jusqu'à Pully les beaux ombrages de Chamblande. Si, lorsqu'on a franchi le pont de la Perraudettaz , on quitte la route de Vevey, on peut revenir à Lausanne par le chemin de Georgette, après avoir passé devant les villas éparses de Champitet, la Métairie t Picrre-à-Porta , la Retraite , Trabandan et Belle-Fontaine.
La route de Berne gravissait autrefois le faubourg de Martheray; elle le tourne aujourd'hui par le Chemin neuf qui la relie à celle d'Yverdun.
Près de la jonction du Chemin neuf et de l'ancienne route se trouve le Chawp-de-VAir, hospice d'aliénés, d'où l'on découvre une vue magnifique. Au delà, la route de Berne n'offre rien de bien intéressant. Celle qui s'en détache en face du Chemin neuf, et qui conduit à Oron,est beaucoup plus pittoresque. A son entrée s'élève la Maison pénitentiaire, la première qui ait été bâtie sur l'ancien continent. Les prisonniers travaillent réunis sous la loi du silence.
Après avoir dépassé la Maison pénitentiaire, on trouve les villas de Bethuzi et de Bellevue, puis les fermes éparses de Chailly, et l'on atteint eu 1 h. la belle forêt de Rovésèra, que des sentiers relient à celle de Vennes.