‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 164 sur 865 · OE MORGES A YVERDUN · texte numérisé non relu

OE MORGES A YVERDUN

3S kil. — Quatre convois par jour. — Trajet en 1 h. 10 min. et i h. 20 min. — 4fr. 05 c; 2fr. 85 c; 2 fr. 05 c.

De Morges à la bifurcation (R. 15).

6 kil. Bussigny, v. de 555 hab.

réf., à 440 mèt.. près de la rive p.

de la Venoge. Le chemin de Lausanne s'y raccorde à celui de Morges.

On remonte la vallée étroite et boisée de la Venoge, d'où Ton voit, en se retournant, les Alpes de la Savoie et du Valais. Après avoir laissé à g. . sur des collines, les v. de Homanel et d'Aclcns, on franchit la Venoge près du (9 kil.) Moulin-tfu-Chot. A dr. sur la hauteur, se montrent Yuffïens-la- Ville . v. autrefois considérable, et «ex, v. dominé par un ancien château. Le chemin de fer traverse ensuite le petit ruisseau de la Senoge, puis la Venoge au Moulinde-la-Pallas (10 kil. 2/3). à 410 mèt.

et au-dessous de la colline de Penthaz. A g., on laisse Goilion (509 mèt.).

ancienne ville qui conserve quelques débris de remparts.

14 kil. Cossonay (hôt. d'Angleterre), V. de 946 hab. réf., est située à 564 mèt. , sur une colline dominant la rive dr. de la Venoge. En 1398, un incendie la détruisit entièrement. Une vieille tour, que l'on voit encore, resta seule debout au milieu des ruines. Il n'existe plus aucun vestige de l'ancien château des barons de Cossonay. L'église, récemment restaurée, appartenait aux Bénédictins

De Cossonay au Pont, R. il.

Après avoir franchi la Venoge audessous de Penthalas. on entre dans une tranchée courbe au sortir de laquelle on découvre sur la g. la chaîne du Jura.

- LA SARRAZ. 95

21 kil. Éclepens, ancien Sclepedingen ou Schlep-ding des Burgondes (hôt. du Mauremont) , v. de 567 hab.

réf. , est situé a 462 mèt. , sur la rive g. de la Venoge au pied du Mauremont ou Moormont (608 mèt.) et dominé par deux châteaux.

A 1 kil. au N. se trouve La Sarraz (hôt. la Maison-de-Yille) . bourg de 791 hab. réf., sur une colline rocailleuse, entre le Nozon et la Venoge (église moderne, telle papeterie et beaux moulins).

En 1475, le château, dont la fondation remonte, dit-on, à 1040, fut brûlé par les Confédérés, qui y prirent une poêle à frire si grande qu'on pouvait y frire un Ixruf tout entier.

Il a été reconstruit depuis; mais, à l'intérieur, il a conservé ses vastes proportions, sa grand'salle. riche en portraits, et sa salle des Chevaliers, ouverte plus «Tune fois par l'hospitalité du propriétaire actuel, M. Frédéric de Cingins, aux réunions de la Société historique de la Suisse romane. La chapelle contient un mausolée du moyen Age, découvert dans une chapelle de l'église paroissiale.

A 30 min. de La Sarraz on peut aller visiter la fine de Confions, gouffre de forme presque circulaire, ayant 25 mèt. de circonférence et 19 de hauteur, dans lequel se jettent la Venoge et le Veyron. Après leur jonction, ces deux rivières coulent au S. 0. jusqu'à La Sarraz. entre deux parois de rochers de môme hauteur et très-rapprochées. Non loin de cette curiosité naturelle sont situés les bains sulfureux de Saint- l.oup , ainsi nommés de saint Lupicin ou saint Loup, q»ii fonda, en cet endroit, un ermitage au xvr s.

A Pnmpap'ns (Pont «les PeuplicrsJ, à 1 kil. au > . de La Sarraz, le Nozon se divise en deux courants dont l'un, se dirigeant vers la dr. , va se perdre dans la Venoge, et de là dans le Rhône et la Méditerranée, tandis que l'autre, prenant à g., se rend par le lac de Neuchatel dans la mer du

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