‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 166 sur 865 · ROUTE 16] YVERDUN. — LE LAC DE NEUCHATEL · texte numérisé non relu

ROUTE 16] YVERDUN. — LE LAC DE NEUCHATEL

famine et qui la fit agrandir et fortifier. Sous les successeurs de son nouveau maître, elle devint Tune des quatre bonnes tilUi, ou villes privilégiées du paya de Vaud. Détruite à moitié par un incendie et par une inondation au xv« s., prise par les Suisses en 1475, reprise par le comte de Romont trois ans après, elle se soumit, le 24 février 1534, aux Bernois, qui la gouvernèrent par des baillis jusqu'à la Révolution. Depuis 1798 elle fait partie du canton de Vaud.

PesUlozzi a donné au commencement de ce siècle une certaine célébrité à la ville d*Yverdun. Constamment dévoue au bonheur de ses semblables, d'un esprit exalté, d'une élocution obscure; pauvre comme les apôtres, ayant leur candeur et leur simplicité; d'une figure extraordinaire, et néeligé au dernier point dans son extérieur , Pestalozxi serait mort ignoré, comme il avait vécu, sans les malheur» de l'Underwalden, en 1798, qui mirent son dévouement à l'épreuve et ses vertus au grand jour. Il rassembla à Stanz jusqu'à quatre-vingts enfants pauvres dont les parent» avaient été massacrés dans la terrible journée du 9 septembre, et en devint le père ; il les servit de ses mains et fit sur eux le premier essai de son système d'éducation. Privé bientôt après de l'hospice qu'il occupait et qu'on transforma en hôpital militaire, il erra pendant quelque temps avec sa troupe d'orphelins. Berne lui offrit toutes les facilités qu'il pouvait désirer, car elle mit à sa disposition, d'abord le château de Burgdorf, et ensuite celui de Buchsee; mais il s'établit àYverdun, en 1804, dans l'antique château dont la commune lui donna la jouissance, et que son institut a occupé vingt années. Il ne quitta Y verdun qu'en 1826, pour aller mourir deux ans après à Birr en Argovie.

Il se tient à Yverdun des maichés considérables. Son port, sûr mais incommode, ne compte qu'une dizaine de barques à six bateliers.

On peut, d' Yverdun, monter, soit au Chasseron (3 h. env.), 1587 mèt. , soit à l'Aiguille de Beaulmes (3 h.

env.), 1563 mèt., séparée du Chasseron par la vallée de Sainte-Croix, soit au Sachet (3 h. env.), 1591 mèt. — On y découvre les lacs de Bienne, de Morat, de Neuchâtel et de Genève;

SUISSE

les cantons de Vaud, de Fribourg et de Berne; la Savoie et la chaîne des Alpes, depuis le Saint-Gothard jusqu'au Mont-Blanc.

D'Y verdun à Berne, R. 17; — à Fribourg, R. 18;- àPontar!ier,par Ste-Croix,R. H4;

— au Pont, R. il.

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