ROUTE 25] LAVE Y. — PISSEVACHE. — TRIENT
conservé dans celui d'Epi nacey, avait été détruite de la même manière.
119 kil. Évionnaz, v. de G59 hab.
cath. , à 4 kil. duquel, au delà des hameaux de la Burma et de Minille, on aperçoit au fond de la vallée la cime du Vélau et à dr. la Cascade de la Sallanche ou de Pissevache, haute de 64 met. environ et formée par la Sallanche , qui prend sa source à l'Alpe du même nom, au pied de la Dent du Midi. Avant midi, les rayons
du soleil l'embellissent de magnifiques iris. 11 faut s'approcher aussi près que possible de la cascade, et monter au haut du rocher par un bon chemin garni d'une balustrade (âO cent.).
126 kil. Vemayaz hameau où descendent les touristes qui veulent visiter ( sans y revenir de Martigny) la cascade de Pissevache (30 min.) et la gorge du Trient (15 min.).
Le Trient, qui descend du glacier de ce nom, traverse avant de se jeter
Gorge du Trient. — D'après une photographie de M. Rraun.
dans le Rhône une admirable gorge resserrée dans sa partie inférieure entre deux parois à pic très-rapprochées Tune de l'autre. Jamais aucun être humain n'avait pu remonter cette gorge, impénétrable même aux chèvres. Il y a quelques années des habitants des villages voisins eurent l'idée d'y construire, non pas un chemin, mais un pont latéral attaché à l'une ou à l'autre des deux parois. Grâce à ce travail pénible on peut main-
tenant visiter sans danger , moyennant 1 fr. par personne, la Gorge du Trient, comparable en petit à la célèbre gorge de Ha'ffers (R. 211).
10 min. suffisent pour aller à l'extrémité de ce pont suspendu sur l'abîme, jusqu'à une belle cascade qui rend tout passage impossible. Aucun touriste ne regrettera le temps qu'il aura consacré à cette exploration.
De Vernayaz à Chamonix par alvan.
route très-pittoresque et recommandée (V. R. 43).
On franchit la Dranse et l'on dépasse Martigny avant de s'arrêter dans la gare, trop éloignée, de
129 kil. Martigny la Ville, omnibus 50 c. (Hôt. : Clerc (bon, propre et prix modérés), la Tour (bon, recommande), le Cygne (bon), la Poste ou la Grande Maison, Bellevue^ (nouvellement établi près de la gare).
V. de 1 403 hab. ca th . . si tuée à 480 met . , près du confluent de la Dranse et du Rhône, au-dessous de la tour ruinée du château de la Bâtie. Ce château, construit par Pierre de Savoie, eu 1260, fut détruit par Georges Supersax, en 1518. On y découvre (15 min.
du pont) une belle vue sur la vallée du Rhône, le Sanetsch et la Gemmi, à g., sur Pierre-à-voiret la Forclaa, à dr. En face, sur la rive dr. du Rhône, est le village de Fully, riche en plantes rares, mais peuplé de crétins. On remarque sur une maison de Martigny le niveau de l'inondation de la Dranse en 1818.
« Martigny, dit Lutz, occupe l'emplacement d'Octodurum dont le nom s'est conservé dans le village d'Octan, détrui t depuis longtemps par la Oranse. Jusqu'au vi* s. il fut la résidence des évôques du Valais. » .
L'excursion principale des environs <le Martigny est l'ascension de Pierre à Toir. Cette course demande environ 4 h. 30 min. à 5 h. pour monter, et 3 h. pour descendre. On peut aller à mulet jusqu'au point culminant (un mulet coûte 6 fr. et le guide 8 fr.). Le chemin est presque partout ombragé.
Du sommet (2476 mét.), à 10 min.
duquel un petit hôtel a été construit, on découvre une vue magnifique sur toute la chaîne des Alpes valaisanes, du Mont-Blanc au Cervin, et sur celle des Alpes bernoises , de la Dent de Mordes à la Jungfrau, sur les vallées du Rhône, d'Entremont, de Dagnes, le glacier de Gétroz, etc. On n'aperçoit le lac de Genève qu'en montant.
Des chalets situés à 1 h. 30 min. de
Martigny on descend en 15 ou 20 min.
en traîneau (6 fr.).
A Chamonix par le col de Balme, R. 31; — par la Téte- Noire ou par Finhaut et Salvan. R. 43 ; — à Aosle par le St-Bernard, R. 50 ; — à Aoste par le val de Bagnes, R. 58; — à Cormayeur par le val Ferret , R. 44 ; — à Sion, R. 52 ; — à Brieg, R. 52.
B. De Genève à Martifny par Tbonon et Brian.
19 1. 3/8. — Un chemin de fer de Collonges ( station de Paris à Genève, R. 1 ) à Thonon (58 kil.) a été concédé à la compagnie de Paris-Lyon-Mediterranée. Ce chemin de fer, dont les études ne sont point achevées, se reliera à celui de la ligne d'Italie qui part actuellement de Bouveret pour aller à Milan par le Simplon. En attendant que la ligne Collonges-Thonon soit terminée, les voyageurs qui désirent se rendre de Genève à Thonon et à Êvian prennent généralement les bateaux à vapeur du lac de Genève ( V. ci-dessous. 3). — Toutefois nous croyons devoir donner ici une courte description de la route de poète, qui ne doit pas être parcourue a pied
Après avoir traversé les£aujr-Ft're* et laissé à dr. Frontenex, on passe a (40 min.) Coiogny. Jean Mûller, l'historien, habita daus ce village la maison de la famille Tronchin. Lord Byron y écrivit, en 1816, dans la villa Diodati, située à peu de distance du lac, au milieu des vignes, trois chants de Child- Ifarold et sa tragédie de Manfred. On y découvre de belles vues sur le lac, le Jura, les Alpes et le Mont-Blanc, surtout en montant à (15 min.) Bessinge (449 mèt.). Au delà du hameau de la Capite, on laisse à dr. les ruines du château de RoucWeau, et bientôt on atteint (1 h.) Cortier.be ruisseau d'Hermance (25 min.) forme les limites de la Suisse et de la France. Traversant ensuite une plaine monotone , on perd de vue le lac et les Alpes qui disparaissent peu à peu derrière les Voirons.
1 h. (18kil.de Genève, 1 p. 2/8 suisse) Dota ai ne (hôtel du Lion d'Or), chef-lieu de canton de 1292 hab