ROUTE 33J LES BOSSONS. — LE BRÉVENT
L'autre chemin suit la route de Genève pendant 20 min. env., traverse un petit pont sur l'Arve, et monte aux Pèlerins par un bois d'aunes.
Des Pèlerins on s'élève dans la forêt jusqu'au pré de la Cascade (chalet, cabinet d'histoire naturelle). La chute, qui était de 50 mèt. (les eaux, rejaillissant d'un bassin de rochers, décrivaient une parabole) , avait été détruite pardeséboulements, mais elle se rétablit chaque année.
La cascade du Dard n'est qu'à 5 min. de celle des Pèlerins. Pour y aller, il faut traverser le Nant des Pèlerins et un bosquet de bouleaux et de sapins. 11 y a deux chutes, l'une de 13 mèt., l'autre de 60 met.
On peut redescendre à Cnamonix par le pré du Xant-Provant-de-Favrans, le long d'un bois de sapins.
On rejoint le premier chemin près du hameau de Barraz.
La cascade de Folly (30 à 40 min) .
à 200 mèt. au-dessus de la vallée, et en face de Chamouix, est très- souvent visitée depuis qu'un chemin facile et pittoresque y conduit.
Le Brévent.
4 h. à 4 h. 30 min. pour monter; '2 h. 30 min. à 3 h. pour descendre. Chemin de mulets. Une des plus belles courses que l'un poisse eutreprendre à Cnamonix.
— Un guide (8 fr. par Planpraz, 6 fr. pour Planpraz; io fr. par la Croix de Flegère et retour par Planpraz ou rtee versa) est nécessaire. Les touristes qui viennent de Genève àChamonix et qui ont l'intention de monter au Brévent s'arrêteront à Servoz et monteront par la vallée de la Dioza. Us se réserveront ainsi le plaisir de la surprise pour la vue du Mont- Blanc qu'ils ne découvriront qu'en escaladant le sommet du Brévent et, en outre, ils auront le double avantage de Caire à l'ombra l'ascension et la descente.
Au sortir de Cnamonix, à g. de l'église, on traverse des prairies; puis, après avoir longé une forêt jusqu'à la Grosse Pierre, on entre dans cette forêt pour monter à la Pierre Fontanette
SUISSE
| d'où l'on s'élève par le Keyset sur un plateau où se trouve, au milieu de beaux pâturages, Yauberge de Planpraz (très-chère) , située à 2 h. 30 ou 3 h. de Cnamonix », et à 2064 mèt. audessus de la mer. On y découvre sur la vallée, sur le Mont-Blanc et sur ses glaciers, une vue presque aussi belle que celle du Brévent. — De là, on se dirige à g. vers uno chaîne de rochers qui de loin paraissent colorés on rouge, comme plusieurs rochers de cette chaîne (les Aiguilles Rouges) ; puis on s'élève en 1 h. au pied d'un rocher assez escarpé qu'il faut escalader, à moins de faire au N. un détour de 15 à 20 min., pour parvenir jusqu'au sommet de la montagne. On est alors obligé de monter par une espèce de couloir ou de cheminée ouverte adossée à une paroi presque verticale de 13 à 16 mèt. de hauteur, mais qui offre çà et là quelques aspérités, agrandies par les guides, auxquelles on se cramponne «les pieds et des mains. Ce rocher une fois escaladé, on monte, en 25 ou 30 min., par une pente douce, sans danger et sans fatigue, jusqu'au sommet du Brévent (un pavillon-chalet a dû y être établi en t8fio).
La cime du Brévent (2525 met.) est une pointe arrondie de tous les côtés, excepté du côté de la vallée de Cnamonix, où elle est coupée à pic. Les débris et les rocs confusément entassés qui la couvrent donnent à penser qu'elle a pu être jadis terminée par une haute Aiguille dont elle n'offre plus aujourd'hui que les décombres. Du haut de cette plate-forme , où Ton remarque souvent le phénomène de la neige rouge, ou découvre une vue magnifique sur la vallée de Chamonix et toute la chaîne du Mont-Blanc , du col de Balme au col de Voza (K. le Panorama). Du côté opposé, on domine
f . Un chemin plus coert (lh. 4S à 2 b. monte en tigzags sur des débris de rochei s tombés du sommet du Brévent qui menace encore de s'écrouler en partie.
CHÀMONIX.
une longue vallée ou plutôt une suite de gorges étroites par lesquelles passent les chemins de bervoz à Sixt et au Buet (V. ci-dessous). Outre le Buet, on remarque surtout, parmi les hautes montagnes qui iuterceptent la vue au N. et à 10., les ruines de la chaîne des Fiz, du milieu desquelles s'élèvent l'Aiguille de Varan, laTète-à-l'Ane, et la haute Pointe de Sales. Au N. E. se dressent les Aiguilles Rouges; au S. 0., s'ouvre la vallée de Saint-Gervais ou de Montjoie dominée par le Mont-Joli ; dans le lointain apparaît le sommet neigeux du Pelvoux (Dauphiné).
Du sommet du Bréveut on peut :
ou descendre à Servoz en 3 h., ou gagner le col d'Anterne en 4 h. 30 m., (un chemin de mulets récemment ouvert monte des chalets de Planpraz au col duCormet, traverse les Aiguilles Rouges, descend dans la vallée de la Dioza et remonte au col d'Anterne par lequel on peut descendre à Sixt (R. 40) , ou enfin se rendre par les chalets d'Arlevay (1 h. 30 min.) aux chalets de Villy (1 h. 45 m. env.) , d'où Ton peut faire le lendemain matin l'ascension du Buet.
Du Brévent à la Fléfère.
2 h. environ.
Le chemin, difficile à trouver et ible, se perd souvent au milieu pierres et des broussailles. Un guide est nécessaire. 11 faut monter et descendre sans cesse, traverser de nombreux couloirs d'avalanches de pierre. On passe par les chalets des Viox, de la Parsa et de la Charlanox (1816 met.) , puis au pied des cboulements de l'Aiguille Pourrie. Pour laFlégère (F. ci-dessus, p. 175).
La montagne 4a la G*ta.
4 h. — 7 h. aller et retour. — Excursion difficile. Guide nécessaire.
Au v. des Bossons (l h. 10 m., V.
ci-dessus) , on quitte la route de Genève, pour gagner le village du Mont (20 min.), d'où, longeant le glacier
de Tacconay, on gravit des pentes escarpées jusqu'au (2332 mèt.) point où les glaciers des Bossons et de Tacconay se séparent. Là, on découvre une belle vue sur les Grands Mulets et les glaciers que l'on traverse pour monter au Mont-Blanc.
La glacier d'Argentière.
4 h. 30 min. — 7 h. 15 min. aller et retour.— On peut aller en voiture jusqu'à Argentière. (Guide, 6 fr. avec visite du glacier; 8 fr. et 12 fr. pour l'exploration du glacier en un jour ; 18 fr. en deux jours.)
On suit la route de Martigny (R. 43) jusqu'au hameau de Chozalet, où on traverse l'Arve (2 h.) avant d'arriver à Argentière. Là, prenant à dr. un chemin qui conduit au hameau de la Rosière, au milieu d'anciennes moraines, on monte entre le glacier d'Argentière et de belles forêts de sapins et de mélèzes. Durant cette montée, on remarque à dr. une jolie cascade qui descend du Glacier de Lognant; quand on domine ce glacier, on entre (1 h.) dans une belle forêt de mélèzes, dont on dépasse les derniers arbres en 45 min. De la lisière de cette forêt 45 min. suffisent pour s'élever, par des pentes arides et nues, au pied de l'escarpement où le glacier présente l'aspect des remparts crénelés d'un immense château féodal. On remarque l'Aiguille Verte à dr., et on découvre devant soi une vue admirable sur la vallée d'Argentière, les Aiguilles Rouges, le Buet, la Pointe de Tenneverges, la Dent du Midi , les glaciers de la Barberine et du Mont-Ruan.
On peut redescendre, en prenant un sentier au S., par (45 min.) les chalets de Lognant et (30 min.) les chalets de la Pendant, (1736 mèt.) au bord du glacier des Bois (30 m.) , où on rejoint le chemin qui monte d'un côté au Chapeau, et qui, de l'autre, descend à Chamonix (1 h.).
Pour plus de détails , pour le col et l'Aiguille d'Argentière, V. R. 47.