‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 226 sur 865 · ROUTE 33] LE CHAPEAU. — LA FLÉGÈRE · texte numérisé non relu

ROUTE 33] LE CHAPEAU. — LA FLÉGÈRE

pic, se divisait en deux branches, dont Tune dominait le glacier d'Argentière et l'autre le glacier de Triolet. La descente leur parut sinon impossible, du moins très-difficile. A tl h., ils étaient de retour au Jardin (V. V Alpine Journal, n° 6).

Le Chapeau.

2 h. — Chemin de mulets. Guide, 8 fr.; mulet, s fr., y compris la traversée de la Mer de Glace, le retour par le Montanvers et la visite de la grotte de l'Arveiron. Quand on va au Chapeau, il faut traverser la Mer de Glace et revenir par le Montanvers. — iV. B. Il est préférable de commencer par le Montanvers , car la montée est moins roide.

On suit la roule qui conduit à Argentière jusqu'au delà des Tines (1 n. — r. 43) et là, la laissant à g., on gagne à dr. le v. de Lavanctié , entre le bois de Bochard, à g., et le glacier des Bois, à dr. 1 h. de montée suffit pour atteindre

Le Chapeau, éminence couverte du fleurs, située au pied de l'Aiguille de Bochard, à 1549 nièt. et presque en face du Montanvers, mais moins élevée. Une petite auberge y a été construite en 1 8.>4 . Ou y trouve une grotte dans laquelle jaillit une fontaine. On y découvre une belle vue sur la Mer de Glace, l'Aiguille du Dru, les Aiguilles des Charraoz et de Blaitière, le Dôme et l'Aiguille du Goûter, la vallée de Chamonix, le glacier des Bossons, les Aiguilles Rouges et le Brévent. Du Chapeau ou peut redescendre au hameau des Bois et visiter la source de l'Arveiron. Mais il vaut mieux traverser la Mer de Glace après avoir gravi le Mauvais pas et revenir au Montanvers (1 h.

30 min. V. ci-dessus).

d'une journée ; M. Adams Reiily, qui a signalé le premier ce pic, n'indique pas le nombre d'heures qu'elle exige.

L'Aiguille des Grands Montets

sélève au-dessus du glacier du Nant-

Blanc et se voit de Chamonix audessus de l'Aiguille de Bochard. On peut y monter de la Mer de Glace par le glacier du Nant-Blanc, du glacier d'Argentière ou du glacier de Lognant.

Du sommet on jouit d'une très-belle vue, au S. 0., sur le Mont-Blanc dominant ses Aiguilles qui semblent ne former qu'une pyramide; à TE., sur les magnifiques Aiguilles situées au delà du glacier d'Argentière. Le sommet de l'Aiguille Verte paraît à 1 h. d'ascension, et l'Aiguille du Dru à la double tête se dresse tout près, comme une tour ruinée, au-dessus des séracs du glacier du Nant-Blanc.

3 h. 30 min. — 6 h. aller et retour. Chemin de mulets.

On suit le chemin du coi de Balme (R. 31 et 43) jusqu'au delà du v.

du Tour t puis on prend à g. un sentier qui monte dans des pâturages jusqu'au sommet d'une éminence appelée Y Aiguillette (2156 mèt.); où existe une carrière dont les ardoises portent des empreintes de végétaux, et d'où l'on découvre une vue comparalle à celle du col de Balme (R. 31). — Un sentier conduit en 2 li. des Posettcs à laTéte-Noiro (R. 31).

I*a Fléfére.

2 h. 30 min. pour monter. — 5 h. aller et retour. — Bon chemin de mulets. — Avec retour à la source de l'Arveiron : guide, 6 fr. et 6 fr. le mulet, avec retour par Planpraz, 9 fr. ; avec le Brévent, 10 fr.; avec l'ascension de l'Aiguille de la Floriaz, 9 fr.; avec les Bossons, dans la même journée, 7 fr. 50 c; avec les cascades du Dard et des Pèlerins, 9 fr.

On remonte la rive dr. de l'Ane que Ton traverse au hameau des Praz, au milieu duquel on prend à g. un chemin qui, au delà d'une forêt de sapins, franchit de nouveau l'Ane.

On gravit alors en zigzags une vaste ravine avant de pénétrer à dr. dans une belle forêt de sapins et de mé-

pâturage aride, arrosé par un torrent ; île là ou atteint eu 4ô min. ou 1 h.

lèzes. 1 h. suffit pour monter au Vrai I v. des Bossons (en patois, bossons Violai ou les Vialles (petit pavillon), | siguifle buissons), on monte, en 20

min., au glacier (1099 mèt. à l'extrémité inférieure) que Ton côtoie par la Croix de Flégère (I 806 met.), I un charmant sentier de plus en plus près de laquelle se trouve une petite I roide , jusqu'au point ou le glacier auberge(bonne et recommandée). I offre une surface à peu près horizon- Durant la montée on a découvert taie. Tous les voyageurs devront au peu à peu la vue maguifique dont on moins franchir la moraine, et visiter jouit du sommet de la Flégère. On de prï's les crevasses et les pyraraiembrasse d'un regard toute la chaîne des (30 mèt. de hauteur). Quand on du Mont-Blanc ( V. le Panorama , qui traverse le glacier (traversée sans rend inutile toute description détail- I danger) , il est facile de visiter la léc); seulement on est en face de la Mer cascade des Pèlerins et du Dard (F. de Glace. A l'extrémité supérieure de ci-dessous), éloignées de 30 min. la vallée de Chamonix, on distingue! Le glacier des Bossons n'a pas le col de Balme, au-dessus des source?

de l'Arve ; à l'O. , au-dessous de l'Ai-

de moraine médiane; il descend, sans solution de continuité, du Mont-

guille du Goûter, le Mont-Lachat, le I Blanc. Sa base est bornée à TE., par Prarion, la Forclaz et le Vaudagne. I une montagne escarpée et gazonnée De la Flégère on peut monter au que dominent le glacier des Pèlerins sommet de Y Aiguille de la Glïère, et l'Aiguille du Midi; à l'O. par la voisine de celle de la Floriaz, 2938 montagne de la Côte qui le sépare mèt. On y découvre un admirable pa- | du glacier de Taccenay. norama, d'un côté, sur le Mont-Blanc, et, de l'autre , sur les montagnes du Fauciguy et du Chablais : c'est une course pénible d'environ 4 h. — On peut aussi aller au Brévent (F. cidessous) et monter au Buet par la base de la Glière, le lac et le glacier Blanc, les Frôles et le col de Bérard. Derrière l'Aiguille Pourrie, dit Venance Payot, on voi t le lac Cornu (2275 mèt.), remarquable surtout par les belles espèces de roches qui 1 entourent. — Entin un sentier difficile suit la base des Aiguilles Rouges pour aller rejoindre aux Mootets le chemin de Chamonix à Martigny (K. 31 et A3).

Le glacier des Bossons.

h. 30 min. environ.

3 h. aller et re-

et du FoUf .

i h. environ. — 2 h. aller et retour. — Chemin de mulets. — Un guide (3 fr.) n'est pas nécessaire.

Deux chemins conduisent à la cascade des Pèlerins. L'un passe devant l'hôtel Royal, traverse l'Ane, suit la rive g. par divers hameaux, franchit le torreut du Dard, et mène, dans une forêt d'aunes et de sapins, au hameau des Pèlerins. C'est là que naquit et que demeurait Jacques Balmat; c'est de là qu'il partit, en 1786, pour gravir le premier la cime du Mont-Blanc, et, quarantehuit ans après, pour aller périr misérablement dans les glaciers qui

tour, — chemin de mulets. — On peut dominent la Combe de Sixt. Une paualler en voiture jusqu'au delà du pont de Pérolatax. — Un guide (3 fr. -, 4 fr. 50 c. avec les cascades du Dard et des

vrc maison de bois est tout ce qui reste de lui dans son pays natal. Pas . une pierre ne rappelle au vovageur di ZSST^ " 0n <n le npm du mcoUBj-ard intrépide, du

guide habile et dévoué, qui fraya la On descend la vallée de Chamonix route du Mont-Blanc à de Saussure, comme pour aller à Genève. Au delà I et qui rendit à jamais les étrangers du pont de Pérolataz, au (1 h. 10 m.) I tributaires de ses concitoyens. —

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