‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 239 sur 865 · DE GENÈVE A SIXT · texte numérisé non relu

DE GENÈVE A SIXT

A. Far Taoniaffai et Samoèns.

6« kil- — Route de voitures. — Pas de service public direct. — Service par Bonneville pour Samoëns, V. ci-dessous. — La vallée de Sixt est une des plus belles et des plus curieuses vallées des Alpes françaises.

15 kil. de Genève à Nangi, R. 32.

A 2 kil. env. de Nangi on laisse à dr. la route de Cnauionix et à g.

celle de Thonon pour se diriger au N. E. sur les collines qui séparent la vallée de l'Arve de celle du Foron. Au delà (VArptQny, hameau de Fillinges (à g.), on monte à (690 mèt. d'altit.) Peillonnex (belle vue sur la vallée du Foron), puis on longe la base N. du Môle sur un plateau ondulé oû se trouve le village de la Tour.

28 kil. Saint-Jeoira (hôt. : la Couronne), v. de 1765 hab., situé à 585 met., au fond d'un vallon resserré entre le Môle et le Vernant, sur les pentes duquel on aperçoit le château Beauregard. — Au Môle (R 32), 3 h. 1/2 à 4 h.

Après avoir traversé un affluent de la Risse, on laisse à dr. une route conduisant à Bonncville et à Cluses (4 h. env.), puis on franchit la Risse (10 min.) , pour se diriger en ligne dr. vers le Chounaz, qui semble barrer la vallée. Au point où le Giffre sort de la gorge étroite qu'il s'est creusée entre le Chounaz et le Surdon, on monte, par (30 min.) Aventon, à

30 min. Mieussy,\. situé à 678 met.

au pied du Soman (1795 mèt.), que la route côtoie en remontant le Giffre, et que l'on peut gravir par des escaliers taillés dans des rochers presque à pic (le Grapillon). On remarque, en face, le Mont-Blanc et le Buet, à dr. le Mont-Orches (1346 mèt.), et, à g., la Pointe de Machiîly ou Marcely ou Pointe du Roi, en descendant, par les hameaux de Mattringe, Les Yagny et Fleirier, à

42 kil. Tanninges (hôt. : les Balances ,1e Lion-d'Or), ch.-l. de c. de 2825 hab., situé, à 660 mèt., sur le Foron qui sort d'une belle gorge au N. EM au fond d'un large bassin et au pied du Soman, nommé de ce côté Prax du Lys. Il s'y tient des marchés importants qui approvisionnent Genève de bétail, de chevaux, de bois, de charbon. Ses habitants émigrent comme maçons et tailleurs de pierre. L'ancienne abbaye de Mélan (10 min. àdr.) a été fondée en 1292, par Béatrix de Faucigny.

De Tanninges à Cluses. 1 h. t5 min., R. 32 et ci-dessous ; — à Bonneville, 3 h. 20 min., R. 32 , — à Thonon, 9 h. %5 min. par les Geta et Montriond,R. 27.

La route se dirige en droite ligne vers le Buet, dont la coupole de neige domine toutes les montagnes de la

vallée. Le Mont-Gréyou, haute pyramide triangulaire, et le beau glacier du Foilhj attirent surtout les regards.

Sur l'autre rive du Giffre, s'étend la chaîne des Frètes, qui sépare la vallée du Giffre de celle de ÎArve. A g., on côtoie les montagnes des Gcts, de Joux-Plane et de Golèse, coupées transversalement par les cols du même nom qui conduisent du Faucigny dans le Haut Chantais. Apres avoir dépassé divers hameaux, on traverse — au delà de Verchaix, à dr., dont l'église et le château ruiné forment, en face de Morillon, un tableau pittoresque, — le torrent de Valentine, qui descend de Joux-Plane. — On perd de vue le Buet, mais on découvre la Pointe de Sales, le Grenairon et la montagne d'Anterne.

56 kil. Samoëns (hôt. : la Croixd'Or, bon et recommandé, Poste ; bons guides, Gurnie, de Vallon, Clément Gallet), ch.-l. de c. de 3008 hab., situé à 780 mèt., à l'entrée d$ la jolie vallée de Clévieux, arrosée par le torrent qui descend des Monts Angolou (2097 mèt.) et Gréy ou. —On y remarque un magnifique tilleul sur la grande place, un château et quelques belles maisons. — Sur la rive g. du Giffre on aperçoit la belle cascade duNant-d'Ant haute de 210 met.

Les environs de Samoëns offrent un grand nombre d'excursions. — A la chapelle du château (15 min.), on découvre toute la vallée. — Les bosquets du Nant-d'Ant (30 min.) forment de charmantes promenades. — On peut monter au Mont-Beney (2 h. 30 min.);

— au Mont-Gréyou ou Criou (3 h.), haut de 2 487 met. (la Pointe Housse ou Signal, 2577 mèt.), d'où Ion voit le Mont-Blanc et le lac de Genève; — au village de la Rosière; (2 h.), etc.

A Bonncville, 6 h. 20 min. (F. ci dessous^.

A Thonon ou à Êvian, par le col de Joux- Plane, it h. 30 min.. R. 27. — A Monthey, par leB cols de Golèze et de Coux, R. 29;

- à Cluses, R. 37 et ci -dessous.

On traverse le torrent de Clérieux, puis le hameau de Vallon, au pied des

coteaux boisés du Mont-Gréyou. A dr.

les regards sont attirés par le Buet.

Après avoir aperçu , près du hameau de Sougey, sur la" rive g. du Giffre, la chapelle pittoresque de Notre-Damedes-Grûces, on entre, au delà de la Balme, dans le défilé au fond duquel le Giffre se précipite pour descendre de la vallée de Sixt dans celle de Samoëns. entre le Mont-Aubène à dr. et l'Anzin , gradin avancé du Mont- Gréyou à g. Ce gouffre étroit et à pic a 48 mèt. env. de profondeur. Quand on a gravi les Tines, amas de rochers qui semblent fermer la vallée de Sixt, on découvre une belle vue sur une plaine de forme triangulaire, où le Mont- Grenier, gradin avancé du Buet.

sépare le Giffre haut ou vallée des Fonds, du Giffre bas, ou vallée de la Combe; au S. et à dr. tombe la belle cascade du Rozet (Rouget). A mesure que l'on avance, la vue devient plus étendue ; on remarque surtout : au S. E. le Grenier, la crHe des Foilly et le Grenairon, et, plus à TE., la montagne de Tenneverges ; à dr. la montagne de Sales qui ressemble à un château démantelé, la Pointe-des- Plages (places) et les montagnes de Gers couvertes de pâturages et de forêts à travers lesquels tombe la jolie cascade du Gers ou du Pieu.

1 h. 20 min. l'Abbaye de Sixt

(hôtel et pension des Cascades (établi dans les bâtiments à demi minés du couvent, et tenu par Joseph Bonzon depuis 1863), chef-lieu de la vallée de ce nom (478 hab.)t situé à 7f>7 mèt., au pied du roc Planay, et sur la rive dr. du Giffre inférieur, est ainsi nommé à cause d'un ancien couvent fondé en 1 144 par Ponce de Faucigny, et aujourd'hui sécularisé.

Dans le cimetière de l'église paroissiale, on remarque le tombeau du savant naturaliste Albanis de Beauraont, mort en 181 1.

Le noyer croît encore à Sixt ainsi que le cerisier des montagnes. On y récolte même des légumes de jardin.

Le hêtre, le frêne, le mélèze, y ta-

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