PAR LB COL D*ANTERNE
8 à 9 h. — Chemin de muleis. — Guide nécessaire. — Course très-intéressante et nullement dangereuse, malgré la charmante nouvelle de TOpffer, mais pénible à la descente. 11 vaut mieux descendre à Chsmonix par le Brévcnl qu'à Servoz. — Pour Servoz, guide 12 fr. avec un mulet. — Il y a du reste un tarif à Sixt.
— Tarif : de Chamonix à Sixt, par le Brévent, le col d'Anterne ou celui de Léchaud, retour du guide compris, 18 fr.;
— la même course, en couchant à Plan»
praz ou à Villy, 22 fr. — Course à Sixt par Servoz, par le col d'Anterne, et retour du guide, en un jour, U fr.; — la même course, en couchant â Servoz, 20 fr.; — la même course, par le Dérochoir ou par Platey, et retour du guide, en un jour, 1» fr.; — la même course, en couchant à Servoz ou a Chède, 20 fr.
On monte en 1 h. 45 min. ou 2 h.
de Sixt à la bifurcation du sentier de la Portette. (F. ci-dessus, R. 39.)
Le sentier gravit, par des pentes moins roides, des pâturages pierreux à la base de la belle Pointe de Sales
DE SIXT A SERVOZ.
(2494 mèt.). On aperçoit Sht, sa vallée et les montagnes qui la dominent, la Dent du Midi, le Buet, la Pointe Pelouze. En 1 h., on s'élève au Collet d'Anterne, qui s'ouvre au N., à 1799 mèt., entre la Pointe de Sales et la Téte-à-VAne (2721 mèt), le plus haut sommet de la muraille escarpée des Fiz. Là, on aperçoit le Mont-Blanc pour la première fois. En gravissant une éminence à g., on jouit d'une belle vue sur le Buet et la vallée des Fonds.
Du Collet on descend, en inclinant à g., à la partie inférieure d'un écoulement où le sentier disparaît. Après avoir franchi un ruisseau (15 min.), on monte, par des rochers blancs sillonnés de crevasses, à la plaine marécageuse, triste, nue, où se trouvent (15 min.) à 1827 mèt., les affreux chalets d'Anterne, — On voit encore le Buet et la Vaudru, mais les belles parois grises et jaunes de la Pointe de Sales attirent surtout les regards.
Les chalets d'Anterne dépassés, on gravit (incliner à g. en laissant les chalets derrière soi) une pente fort roide de pierres éboulées (30 min.) au sommet de laquelle on traverse un petit vallon pour monter encore pendant 10 min. Quand on a commencé à descendre, on aperçoit à ses pieds le lac d'Anterne (2040 mèt.), d'où il faut encore 40 min. d'une montée roide dans un désert de pierres et de neige pour atteindre le col d'Anterne, haut de 2320 mèt. Là, on découvre une vue admirable sur la chaîne du Mont-Blanc, la vallée de la Dioza, le Brévent, les Aiguilles- Rouges, et la montagne de Pormenaz.
La descente est fort roide. Laissant à g. les chalets de Moëde , on atteint en 30 min. l éboulement des Fiz (R.
32) que l'on traverse en 45 min. env.
Dans cette partie de la descente on remarque, outre la chaîne du Mont- Blanc et le curieux chaos de l'éboulement, Servoz, le Prarion, le Mont- Job', les vallées de Sallanches et de Mégève, les montagnes de la Savoie.—
Le paysage est grandiose et magnifique. Aux gazons abrupts succèdent enfin (45 min.), près des chalets d'Aillère, les sapins et presque aussitôt des bois aux essences variées, la pente de la montagne devient de plus en plus roide; en 45 min., on atteint les premières maisons d'où 30 min. sont encore nécessaires pour gagner Servoz (R. 32).
3 h. de Servoz à Chamonix (R. 32).
Du col d'Anterne on peut gagner en 1 h. 30. min. les chalets de Moêde (1878 mèt.), et de ces chalets aller soit aux chalets de Villy (V. R. 33, le Buet), soit à Chamonix, par les chalets d'Arlevé et le Brévent. Un chemin de mulets a été ouvert en 1863 et 1864 du col d'Anterne à Chamonix; par le Brévent, F. R. 33, p.
178* Par ce chemin, préférable à celui qui descend à Servoz , on peut aller en 9 ou 10 h. de Sixt à Chamonix (R. 33 et 42).
DE SIXT A SERVOZ,
PAR LE COL I»U DÉROCHOIR OC L'BBOU- LF.MENT DES FIZ.
0 h. environ. — Chemin de piétons.
Guide nécessaire.
On suit la route 39 jusqu'à la cascade de la Pleureuse. De là, continuant à monter, en laissant à g.
la Pointe de Sales et la Tête-à-TAne, à dr., la Pointe de Perfia, et, plus loin, celle de Pelouze, on arrive en 2 h. aux chalets de Sales (1890 mèt), situés au milieu d'une plaine un peu marécageuse. De ces chalets, on peut s élever, en l h., par une montée roide, au col du Dérochoir (2238 mèt), c'est-à-dire au sommet même de l'arête des Fiz, qui s'est éboulée en partie au-dessus de Servoz, en 1751.
— A l'E. du Dérochoir, sur le haut plateau des Fiz, sont des pâturages de Salamanes, où les habitants de Sixt conduisent leurs juments pendant Tété.