ROUTE 42] DE SIXT A CHAMONIX
—Du col, on descend, par un passage difficile, en 3 h. 30 min., à Servoz (R. 32), que Ton voit au-dessous de soi à une très -grande profondeur.
A. Far le col de Genévrier.
12 h. — Passage de rochers assez difficile- — Course faite, en 1863, par M. A. de Saint-Joseph et M. le comte de Beurges avec François et Henri Devouassoad de Chamonix.
En sortant de Sixt, on traverse le torrent pour monter à (35 min.) Passy, v. situé à 1020 mèt., où, laissant à g. le chemin bien frayé que Ton a suivi jusque-là, on prend un petit sentier qui conduit par plusieurs groupes de chalets ( Vagny et la Mouillette) à une forêt (1 h.), puis, en 35 min., aux chalets de Commune , les derniers que Ton rencontre (164f> met.). On est dominé à dr. par les grands rochers appelés Greniers de Commune. Des pentes gazonnées conduisent en 50 min. à la Croix de Commune (1932 mèt.) que l'on voit longtemps avant de l'atteindre et d'où l'on découvre une belle vue sur le Fer à Cheval, la Pointe de Tenneverges et le fond de la vallée de la Combe. Toute trace de chemin a cessé; on doit incliner sur la dr. à travers des éboulements de pierres roulantes et d'ardoises, qui deviennent extrêmement roides. On se dirige sur une sorte de tour bizarre surmontée d'une grosse tête de rochers que Ton aperçoit de la Croix de Commune (la Tête-Noire, haute de 2139 mèt.).
Cest là qu'on atteint (3 h.) le col de Genévrier (2600 mèt. env.) qui n'est indiqué par aucune dépression bien marquée. Les dernières pentes sont difficiles. On a directement au-dessus de soi le Buet, et, en face, toutes les montagnes qui forment la vallée de Sixt. On traverse trois plateaux de neige séparés l'un de l'autre par
quelques rochers avant de découvrir (20 min.) au-dessous de soi la vallée d'Entraigues ou Entre-Deux-Eaux : de ce point on aperçoit les glaciers d'Argêntière, du Tour et de Trient, dans le lointain, le Combin, le Mont- Avril et la chaîne du Mont-Rose.
Le Cheval Blanc (2830 mèt.) à g. et les Aiguilles Rouges à dr. cachent les Alpes de TOberland bernois et le Mont- Blanc. Un glacier considérable descend du Buet'. On incline un peu à g. sur des éboulements et des gazons jusqu'au torrent que l'on traverse (1 h.) pour le laisser à dr. On trouve alors les vestiges d'un sentier qui vient des chalets de Valorsine situés dans la montagne au-dessus du village du même nom. C'est par là seulement qu'on peut amener le bétail dans la vallée d'Entraigues où il n'y a aucun chalet. Après avoir suivi quelque temps ce sentier jusqu'au point ou l'on découvre la vallée de Bérard , on le laisse à g. pour commencer à descendre par une série de cheminées de rochers où l'on rencontre plusieurs passages difficiles avant d'arriver à un pont (1 h. 45 min.) sur lequel on traverse le torrent d'Entraigues. Ce torrent tourne brusquement à dr. pour aller se jeter dans celui de Bérard que l'on franchit aussi bientôt sur un pont (15 min.) après avoir re-» joint le chemin du Buet (F. R. 32).
— En 15 min. on arrive à la belle cascade de Bérard. Les rochers d'où elle tombe sont percés d'ouvertures qui permettent aux visiteurs de pénétrer dans l'intérieur par un sentier habilement ménagé, et de voir la cascade se précipiter au-dessus de leur tête. Un autre sentier conduit à une grotte peu intéressante qu'il est inutile de visiter.
50 min. De la cascade de Bérard à Argentière (R. 43).
2 h. Chamonix (R. 43 et 33).
t. On pourrait descendre aussi par le vallon des Vieux- Emossons aux chalets de ce nom , d'où on gagnerait Darberine.
B. Par U ool do Tenneverfoo ei la vallée do Barborlno.
11 h. env. jusqu'à Valorsine, l k h. jusqu'à Chamonix. — Course difficile el mémo dangereuse, faite par M. A. de Saint- Joseph avec le guide Gurnie, de Vallon. — Ouide nécessaire.
Après avoir suivi la route du fond de la Combe jusqu'au delà du Fer-à- Cheval pendant 1 h. 45 min. (R. 35), od monte à dr. dans un petit bois jusqu'au Pâné (Pas noir), près de la cascade de 1a Méridienne qui sort du rocher de Tenneverges (40 min.) Le Pas noir, de la hauteur d'une maison ordinaire, est un véritable mur dont les saillies en pierre offrent au pied un appui solide: le vertige seul est à craindre. On met 15 min. à l'escalader, et, 15 min. plus loin, on atteint une cheminée de pierres roulantes moins roide, mais aussi difficile, dont l'escalade demande 20 min. On se trouve alors sur des pentes de gazon dangereuses , à pic au-dessus de la vallée , et que Ton gravit en 1 h. en se cramponnant aux touffes d'herbes jusqu'au pied de la petite cascade la plus éloignée qu'on puisse apercevoir de Sixt.
On est dominé par des rochers élevés; mais on voit Sixt et sa vallée En contournant des ravins et des pentes roides, ou gagne en 1 h. les pâturages de Tenneverges où toute difficulté cesse. De là on domine à pic les chalets qui sont au milieu du Fer-à-Cheval, on découvre tout le cirque audessus duquel passe le sentier qui mène par la Croix de Commune et le Grenairon dans la vallée de Barberine, le col de Genévrier; enfin, entre les cascades de la Lyre et de Joaton , la très-dangereuse cheminée de la Genetaz par laquelle on peut monter audessus du Fcr-à-Cheval aux pâturages de Tenneverges en 1 h. 1/2 de moins que par le Pané.
1. Un sentier, qui part du fond de la Combe et qui est plus long de 2 h., conduit à cette cascade, en faisant éviter aux touristes tous les mauvais pas. I
On s'élève des pâturages au col de Tenneverges (2497 met.) en 1 h.
45 min. en ayant à sa g. le pic de Tenneverges (2932 met.) dont on peut faire l'ascension en 3 h. sans de grandes difficultés (F. ci-dessus, R. 38, p 198). De ce col la vue est assez limitée ; mais, en suivant à mi-côte des pentes de neige pendant 15 min., on arrive à une sorte de promontoire qui domine la vallée de Barberine et d'où l'on découvre une belle vue. La vallée est fermée par le pic de Tenneverges, le glacier des Fonds, le Mont-Ruan et les glaciers des Tours SaUières que l'on peut gagner depuis ceux du Mont-Ruan; à g. on voit le col de Barberine par lequel on se rend aux chalets dEmaney et à Vernayaz dans la vallée du Rhône ; à dr. le glacier qui descend de la Pointe de 1# Finive; à une grande profondeur dans la vallée, les chalets de Barberine; enfin, en face de soi, le col de Balme que Ton domine, le glacier du Tour, l'Aiguille du Tour, l'Aiguille d'Argentière, le glacier de Trient.
On ne trouve d'abord qu'un sentier à peine tracé pour descendre. Eri se dirigeant, à travers des rochers et des pentes de neige , sur les chaleU de Barberine (1836 met.), situés de l'autre côté du torrent, on arrive visà-vis de ces chalets en 1 h. 30 min. Le torrent est large, et il n'y a pas de pont. Des chalets de Barberine aux chalets d'Emosson (1774 met.), où aboutit le chemin venant de Sixt par le Grenairon, 40 min. sont nécessaires.
[Des chalets d'Emosson on peut traverser le torrent et gagner en 45 min. le col de la Gueulaz (1945 mèt.), puis, enl h.,Finhaut (R. 43) d'où on se rend en 1 h. à l'hôtel de la Téte- Noire, ou en 3 h. 15 min. à Martigny (R. 43).l
Si l'on ne franchit pas le torrent de Barberine, on descend le long de la rive dr. jusqu'en face des zigzags de la montée du col de la Gueulaz, sur