ROUTE 53] DE SION A GSTEIG PAR LE SANETSCH
ChâUUon, par le col Saint-Tbéodule, R. 81 et 85.
On passe à Eyhols, hameau.
1 h. 30 min. Gamsen, village près du quel s'ouvre, dans la direction du S., la vallée de Nanser, parcourue par le torrent de la Gamsa, qui forme au fond de très-belles cascades. Sur la rive dr. de ce torrent on remarque les restes d'un long retranchement (murus libériens) , romain selon les uns, valaisan selon les autres.
30 min. Gliss ou Glus, v. de 695 hab. cath., est situé à la base du Glishorn. L'église renferme le mauso lée de George de Supersax, de sa femme Marguerite Lener, de ses douze fils et de ses onze filles. — Sur la rive dr. du Rhône, sont les bains sulfureux de Gliss ou de Brieg, établis en 1471, et aujourd'hui complètement abandonnés. La route du Simplon commence à Gliss, mais la poste aux chevaux et les auberges sont à
15 min. (5/8 p. de Viège), Brieg, en fr. Brigue (hôt. : d'Angleterre , de lai Poste, mé'liocre,du Simplon). ch. -i du dizain de ce nom, de 1010 hab cath., situé à 750 mèt./dans l'angle formé par le confluent du Rhône et de la Saltine. Les toits de ses mai sons , couverts de schistes micacés d'un blanc brillant et argenté , les espèces de clochers dont sont surmontées ses églises, le château du baron de Stockalper, avec ses tours qua drangulaires couronnées d'énormes boules de fer-blanc semblables à des ballons renversés, lui donnent de loin un aspect oriental. Le collège des Jésuites a été fondé en 1662, et le couvent des Ursulines date de la même époque. — Le 11 mai 1799, les Français se battirent à Brieg contre les Autrichiens, descendus du Simplon.
A Obergestelen, R. 105 ; — aux glacier» d'Aletsch et de Viesch.età l'Eggischhorn R. 105; — à laBellalpet au Oredetschhorn, R. 105 ; — à Domo-dOssola et à Milan, par le Simplon, R. 101;— àKippel parle Birchgrat,R. 106.
DE SION A GSTEIG ET A SAANCN,
PAR LE SANETSCH.
A Gsteiç, 8 à 9 h.; — à Saanen, 11 4 12 h.; — Chemin de mulets. — Guide et provisions
Après avoir traversé de beaux pâturages, on monte, entre des vignes et des vergers, à (45 m.) Ormona (bois magnifique de noyers : belle vue sur la vallée du Rhône). A l'O., au bord de la Morge, se voient encore les ruines du château de Séon.
Laissant à dr. le village de Roma, on monte à (20 m.) Granois, puis on redescend à (20 m.) Cfiandolin (bon vin muscat), d'où l'on jouit d'une belle vue sur la vallée du Rhône, la colline couronnée des ruines de Montdorge, les montagnes qui séparent le Valais du Piémont, les Tours Sallières, le Buet et le Mont-Blanc.
A 15 min. env. de Chandolin, on atteint une chapelle bâtie en partie dans les rochers, et d'où l'qn découvre en face les vallées de Nendaz et d'Isérable. Le chemin s'enfonce dans la gorge sauvage où la Morge roule ses eaux sombres en minant ses deux rives, et serpente à une grande hauteur sur des ardoises noirâtres. On traverse (35 m.) sur le Pont-Seuf un effroyable précipice, au fond duquel on entend, sans la voir, couler la Morge. On monte alors dans une forêt sur la rive dr. de la Morge, et à 1 h. environ on laisse à dr. le vallon sauvage p;ir lequel on peut se rendre au col du Gelten (R.54). 1 h. plus haut on atteint les premÙTes Alpes de Savièse, mais il faut encore 1 h. pour s'élever jusqu'au plateau où sont situés les chalets peu approvisionnés (du lait seulement) de Champfleuri ou Sanfleuron (2068 mèt.). On y découvre une belle vue sur la vallée d'Hérens, et la chaîne des Alpes Valai; du Mont-Blanc au Matterhorn.
DE SAANEN A SION.
Un chemin difficile conduit directement h Lauenen, en laissant à g la descente du Sanetsch; on peut aussi partir de ces chalets pourfairerascensiondesuiablerets(n.âi).
30 min. suffisent pour monter à la hauteur du glacier de Sanfleuron, dont l'extrémité inférieure repose sur des rochers blancs et arides, puis une pente douce conduit au point de partage des eaux qui coulent d'un côté par le Rhin à l'Océan et de l'autre par le Rhône <\ la Méditerranée.
Au col du Sanetsch (2i2'»G mit.), en français Senin (0 h. de Sion, 3 h. de Gsteig), s'éli vent une grande croix et quelques poteaux qui indiquent le chemin par le mauvais temps. On a devant soi un plateau ou vallon supérieur aride et recouvert de plaques de neige, nommé le Plan de la Croix (Kreuz-Bodcn). Kn se retournant du côté du S., on découvre une vue magnifique, à peu près semblable à celles de la Gemini et du Rawil (R. 55 et 56). Au N. E. s'élève Yirbelhorn (3030 raét.); à l'O., le Sanelschhnrn ou Montbrun (2873 mM. , et lOldenhorn ou.lMrfoM (3133 mM.), dont MM. HinchlilTetBradshaw Smith ont fait l'ascension, en 1857 (V. lte série de Peaks, Passes and Glaciers). Partis de Gsteig n 6 h. du malin le 2 sept., les deux touristes suivirent pendant 3/4 d'h.
le chemin du col du Pillon, traversèrent le torrent près des chalets de Reusch, et montèrent dans la direction du S. ; en 45 min. ils atteignirent l'Oldenalp, d'où ils gravirent une arête escarpée et gazonnée, du sommet de laquelle ils aperçurent devant eux , en ligne droite, la cime de lOldenhorn. 11 leur fallut alors gravir des éboulis abrupts , puis traverser un petit glacier, et escalader des pentes fort roides de débris, enfin franchir un mauvais pas avant d'atteindre le sommet très-escarpé (5 h. 1/2 de Gsteig). Ils y jouirent d'une belle vue sur le Mont-Rose, le Mont-Blanc et toutes les Alpes Pennines ( le Combin était surtout lemarquable) , les lacs de Genève et de Neuchitel, et
le Jura. — Ils redescendirent au col du Sanetsch par le glacier de Sanfleuron qui, bien que très-crevassé, ne leur offrit pas de très-grandes difficultés.
En 1 h. 45 min. environ on peut atteindre l'extrémité du Plan de la Croix, d'où 1 h. 30 min. sont nécessaires pour descendre à Gsteig. «Traversant d'abord de beaux pâturages, — en inclinant toujours à dr.; c'est-àdire au N. E. , — on arrive au bord d'un précipice, d'où Ton aperçoit le Gsteigthal et les montagnes qui le dominent, et près duquel on passe du canton du Valais dans le canton de Berne. Suivant alors un sentier taillé en partie dans les rochers, en partie construit en maçonnerie, mais mal entretenu, on descend vers de petites cascades, puis sur des ébouïemènts où le chemin disparait souvent, et, au delà de ce mauvais passage, on traverse une forêt pour atteindre une belle cascade de la Sarine (ail. Saane), qui est à 5 min. du chemin.
De ce point, on peut tourtier à dr. pour se rendre à Lauenen, et par le Schreyendgraben, monter près du Wallis Windspillen sur une arête de prairies que l'on gagne en l h. On y découvre une jolie vue sur Gsteig, le lac de Lauenen, et, le Gelten. !l faut encore 1 b. 30 min. pour gagner Lauenen, en laissant le lac à dr.
On atteint enfin le fond de la vallée de la Saane, aux beaux pâturages.
8 à 9 h. de Sion. Gsteig (R. 138) — Voit, pour Saanen (7 fr. env.).
3 h. environ. Saanen (R. 138).
DE SAANEN A SION,
PAR LE GLACIER DE GELTliR.
»3 à 14 h. env. — Guide nécessaire. Bons guides a Lauenen , Christian Drand et J. P. Wùrsten. — La course étant fort longue, on peut, pour l'abréger, aller coucher aux chalets de Gelten.
Ce passage, difficile et pénible, n'est plus fréquente par les habitants des deux ver-