DE SIERRE ET DE SUSTEN A THUN. [ROUTE
Les eaux de Louèche s'emploient en boisson et surtout en bains et en douches; les bains se prennent principalement dans les piscines, et plus ou moins prolongés, suivant l'époque de la cure.
Le climat est rude : les variations de température sont brusques et considérables, les matinées et les soirées toujours froides ; aussi des vêtements de laine sont nécessaires.
Louèche est la terre classique de la poussée, éruption qui parait, tantôt sur un point du corps,' tantôt sur un autre, puis s'étend peu à peu de manière à envahir presque toute la surface de la peau. Elle respecte en général les mains et le visage, c'est-à-dire les seules régions qui ne participent pas au bain. Cette éruption consiste d'abord dans une simple rougeur prenant quelquefois l'apparence de l'érésipèle. quelquefois se rapprochant plus tard de rerithéma nodosum, du psoriasis, ou de l'herpès. Elle est considérée comme un gage de succès dans l'emploi des eaux. Rarement elle se développe avant cinq ou six bains, on dit pourtant l'avoir vue survenir quelquefois après le premier bain, et même par l'usage de l'eau minérale en boisson. On considère avec raison comme dangereux de cesser l'usage des bains avant que la poussée ait parcouru toutes ses périodes. Assez inoffensive en général, elle devient dans certains cas une véritable maladie. Elle s'accompagne souvent des phénomènes qu'on a nommés fièvre thermale et qui cèdent promptement aux moyens appropriés. Les eaux de Louèche sont excitantes, toniques et résolutives. La durée prolongée des bains de piscine vient sans doute en aide aux propriétés thermominérales de l'eau, mais, loin de le regretter, on doit souhaiter plutôt que partout où les sources thermales donnent une quantité d'eau suffisante, le bain de piscine devienne, comme à Louèche, la règle, au lieu de rester une exception. Ces eaux agissent principalement sur la peau, elles sont utiles dans certaines dermatoses et contre les affections scrofuleuses. On les considère comme d'un emploi dangereux chez les personnes antérieurement atteintes de fièvre intermittente. On fait, dans beaucoup de cas, usage des ventouses pendant la cure.
L'eau de Louèche ne se transporte pas.
Les environs de Louèche offrent,
outre le passage de la Gemmi, décrit ci-dessou9, plusieurs promenades et excursions intéressantes. —Le prix des .guides et mulets est fixé, pour toutes "ces courses, par le tarif suivant :
1° Pour un guide et son chetal.
Course des Bains à Kandersteg, 15 fr.; si le départ a lieu après 9 h., 18 fr.; — course des Bains au lieu dit zum Stock, 10 fr.; — à Schwarenbach. 7 fr.; — au lieu dit zur Daube, 5 fr.; — àSierre (avec péage A Inden), 8 fr ; — à Louèche (avec péage;, 6 fr. 50 c; — à Tourtemagne (avec péage), 8 fr. 50 c; — au Torrenthorn, lo fr. ; — au Guggerhubel, 6 fr.; — à la Torrenlalp, 4 fr.; — au Pas-dii-Loup, 3fr.;— aux Échelles, S fr.; — au pied de la Gemmi, 3 fr.; — au glacier de Flûb, 6 fr.; — à Majieng, 4 fr.;
— à Folieret, 4 fr.; — à la vallée de Tempe. 4 fr.; — à la Cascade, 3 fr.; — aux Grottes, 4 fr.; — à Clavinen (Alpe), 4 fr.; — à Larschi (Alpe), 4 fr.
a» Tarif pour les porteurs.
A. CBA1SES A PORTEURS.
Course des Bains à Kandersteg, par porteur, 8 fr.; — à Stock, 6 fr.; — à Schwarenbach, 5 fr.; — au lieu dit zur Daube, 4 ir.;
au pied de la Gemmi, 3 fr.; — à Sierre
(péage à Inden compris), 6 fr. 50 c; - à Louèche (péage compris), 5 fr. 50 c.
B. PORTEURS DE BAOAOES.
Course des Bains à Kandersteg, par porteur, 6 fr.; — à Stock, 5 fr.; — à Schwarenbach, 4 fr.; — au lieu dit zur Daube. 3 fr.; — au pied de la Gemmi, 2 fr.; — à Sierre (péage à Inden compris), 5 fr.; — à Louèche (péage compris), 4 fr.; — à Tourtemagne (idem), 5 fr.
S* Voitures à l cheval.
Pour Susten. 10 fr.; — pour Sierre, 16 fr.:
— pour Sion, 25 fr.; — pour Viège, 22 fr.;
— pour Brieg, 30 fr.
Nous indiquerons seulement ici les principales excursions des environs de Louèche :
1° Les Échelles — (excursion qui peut se faire en 2 b. , si l'on ne va pas à Albinen). On suit d'abord la promenade des Bains, et, se dirigeant au S., on traverse quelques pâturages, puis on monte, à travers une