R. 59J COLS DE LA MAISON-BLANCHE ET DES PAUVRES
Vassorey, où le torrent fait (10 min.) une belle cascade; on traverse ensuite (20 min.) les chalets de Cordona, puis, après avoir passé devant ceux de Vassorey-en-Bas (30 min.) , situés de l'autre côté du torrent, on atteint (30 min.) les chalets de Vassorey-en- Haut. Au-dessus de Cordona, le vallon est devenu aride et sauvage. On a devant soi les Aiguilles-Vertes , pics dentelés dont l'un, percé à jour, rappelle le Martinsloch. En se retournant, on découvre une partie de la chaîne du Mont-Blanc.
Les chalets de Vassorey (2 192 mèt.) , où l'on trouve deux lits et où on couche ordinairement, soit pour faire l'ascension du Combin, soit pour passer les cols du Sonadon et de la Maison- Blanche, sont dominés par la l>elle coupole de glace du Vélan (3765 rat- 1.), le glacier de Tzeudet, le mont de la Gouille (3223 mèt.), le Mont-Capucin, le glacier de Vassorey et les rochers de la Maison-Blanche (3699 met.).
Au sortir des chalets, le sentier, jusqu'alors bien tracé, disparaît entièrement; il faut monter sur la g., à travers des gazons et des éboulis, au cirque de la Maison-Blanche, dont la base est occupée par un glacier que l'on traverse (2 h. 15 min.) pour escalader la dernière muraille de rochers. Après avoir gravi cette muraille, en longeant la pente très-roide du glacier qu'on laisse à sa dr. et en franchissant plusieurs mauvais pas, on atteint (1 h. 15 min.) le col de la Maison-Blanche d'où descend au N.
E. le glacier de Corbassière. A l'O.
l'horizon , très-étendu , embrasse la chaîne du Mont-Blanc tout entière et une partie des montagnes de la Savoie.
Dans la direction opposée, la vue, limitée au S. et à PE. par le Combin (4317 mèt.), les Mulets de la Liaz et le Tou melon-Blanc (3?i64 mèt.) , et au N., par le Petit Combin (3722 mèt.), plonge à une grande distance sur l'immense glacier de Corbassière.
C'est par ce glacier qu'il faut descendre. Une grande plaine de neige
en pente douce conduit entre un glacier latéral aboutissant au col de Boveire et un mur de rochers couronnés de séracs dont il n'est pas prudent de s'approcher. On passe ensuite devant les Mulets de la Liaz, le Tournelon-BIanc, le Petit Combin, et, après 3 h. 15 min. de marche sur le glacier, on touche terre aux herbes de Panossère, au-dessous du Grand Tavé (3154 mèt.).
Là commence une nouvelle montée sur des gazons et des éboulis. En 35 min. on gagne un col d'où un petit glacier descend vers l'extrémité de celui de Corbassière. En contournant l'extrémité supérieure de ce glacier, on arrive en 10 min. à un second col, le col des Pauvres, qui domine la vallée de Bagnes. On est sur le glacier des Otanes. La vue est triste et assez limitée. On n'aperçoit pas le fond de la vallée; on ne découvre que les montagnes nues et arides qui l'entourent : le col de Cret (3148 mèt.); le col des Balmes-Blanches, entre le col de Cret et la Salle (3641 mèt.); le Mont-Pleureur (3706 mèt.) ; le glacier de Gétroz, suspendu le long des rochers au-dessus de la vallée ; une petite portion du glacier de Breney.
En descendant du col de> Pauvres, on prend sur la g. du glacier des Otanes, et, au delà de la moraine, on rencontre (30 min.) un bon sentier, qui a été tracé en 18G4. — On incline toujours à dr. Après avoir passé au-dessus des chalets de Botcheresse (2151 mèt.), on traverse le ravin dans lequel tomb^ un glacier venant du Tournelon-BIanc, et on atteint, en 2 h., Photel du Pont de Monvoisin ( V. R. 58), que l'on a aperçu de loin.
N. B. Si Pou ne veut pas aile* à l'hôtel du Pont de Monvoisin, on peut descendre directement aux Granges- Neuves, puis à Chable, en 8 h. du col. environ, par le glacier très-crevassé de Corbassière et les chalets de ce nom (belle vue).