LE COL DURAND
cier, celui de Moming. Au S.O. s'élève la Dent -Blanche (Steinbockhom à Zmutt, Hohwaenghorn àZermatt), à l'E. de laquelle se dressent la Pointe de Zinal ,1e M oming ou Gabelhorn,le rtol/thorn, et plus à l'E. le Fluhfwrn et le Weisshorn (appelé dans celte vallée Ptgne de Leiss) (R. 82). Le Matterkorn (le Cervin), que l'on aperçoit de quelques points, se nomme ici la Grande- Couronne. La Pointe de Sorebois.
haute de 3145 mèt. (4 h. aller et retour), offre une très-belle vue sur l'Oberland Bernois, la chaîne du Mont-Rose, les pics des Alpes Valaisannes jusqu'à la Dent-du-Midi.
On peut aussi faire l'ascension du roc de la Vache et de la Garde de Bordon (belles vues), mais la plus intéressante est celle du Roc Noir (3128 mèt.) : elle demande une journée de 8 à 9 h., aller et retour. A 2 h. de l'hôtel Durand, on traverse le glacier de Durand, pour longer (1 h.), sur îles gazons et des pierres, la base O. de Lou Besso. Lou Resso dépassé, (I*.
ci-dessous), on escalade le Roc Noir, d'où Ton découvre une vue admirable sur les glaciers qui entourent ce rocher et les montagnes qui les dominent : lou Besso, le Moming, le Rothhorn, le Tnfthorn, le (labclhorn, la Dent-Blanche, le Grand-Corn ier, la Pigne de l'Allée, etc.
Pour aller de Zinal aux chalets de l'Arpitettaz on suit la route (F. R. 74) du col de Trift ou du col Durand jusqu'au chalet de la Cave (50 min.) d'où Ton descend sur la moraine du glacier Durand que l'on traverse en suivant un sentier praticable pour les vaches. Il faut encore 30 min. pour atteindre les chalets inférieurs de l'Arpitettaz.
Le 24 août 1863, MM. Taylor et Whatman, partis de Zinal, firent l'ascension des Diablons avec les guides Viennin d'Ayer et Franz Andermatten de Saas. 2 h. 15 min. leur furent nécessaires pour s'élever jusqu'à la mo
j raine d'un petit glacier qui descend des Diablons, et qu'ils traversèrent en
I h. En inclinant toujours sur la g., ils atteignirent des rochers et des pentes de neige de plus en plus roides.
II leur fallut encore 3 h. pour monter jusqu'au sommet des Diablons (3540 mèt.) d'où ils découvrirent une trèsbelle vue et d'où ils aperçurent le lac de Genève. Le massif "du Mont- Rose reste caché.
De Zinal à Evolena par les cols de Sorebois, du Grand-Cornieret de Moiry, R. 72; — àTourtemagnc par Saint-Luc et misée.
R. 75; — à Zermatt par les cols Durand, de Trift, de Moming et Schallen, R. 74 ; — à Zmeiden par le col de Tracuit ou des Diablons, R. 79.
De Gremenz (bon vin, car les habitants possèdent les meilleurs vignobles de Sierre) un sentier descend en 4 h.
30 min. à Sierre, par la rive g. de la Navisanche. On traverse durant ce trajet de belles prairies, des forêts magnifiques, plus de dix gorges latérales et les hameaux de : — (1 h.) Saint- Jean, en face de Mission ; — (30 min.) Fousse , en face de Vissoye; — (30 min.) Painsec, en face de Saint-Luc, puis Giètes Dessus; — (50 min.) Crusaz, d'où Ton descend en 30 min. à Brien, et de Brien en 30 min. à Chippis (F. ci-dessus), à 1 h. de Sierre.
On peut, si Ton veut jouir d'une plus belle vue, mais allonger son chemin d'une heure, prendre à Crusaz le sentier qui monte à g. à Vercorin, (1372 mèt.), d'où l'on découvre, au haut des Creltes, une vue magnifique.
0E ZINAL A ZERMATT.
A. De Zinal a Zermatt par le col Durand.
13 à 14 h. env. — Courso de glaciers difficile. — - Guides et précautions nécessaires.
De Zinal au chalet de la Cave (50 min. à 1 h.) on suit le torrent sans
DE ZINAL A ZERMATT.
monter. Mais près des chalets on commence à s'élever sur la dr. à travers des prairies et des éboulis en ayant à g. les énormes moraines du glacier de Zinal ou Durand qui le divisent en plusieurs bandes. Le Weisshorn apparaît comme un immense rocher noir à pic. Après 1 h. 10 min. de montée, on entre sur le glacier de Zinal dont la glace compacte est entremêlée de moraines, et, se rapprochant de la . base de lou Besso, on découvre à dr. le Grand-Corn ier dont les parois à pic et recouvertes de neige cachent encore la Dent-Blanche. Après avoir remonté pendant 1 h. la pente faiblement inclinée du glacier, on gravit un escarpement de glace un peu roide en haut duquel on découvre un superbe panorama : àdr. le Grand-Cornier et la Dent- Blanche, en face le Roc-Noir (3120 m't.) qui partage le glacier en deux branches, puis le Gabelhorn, le col de Trift, simple fente dans les rochers, le Trifthorn, le Rothhorn d'où descendent d'immenses cascades de glace. — C'est de là que l'on peut faire l'ascension de lou Besso (5 h. de Zinal jusqu'au sommet et 3 h. pour descendre. Très-beau panorama). — Alors commencent les crevasses.— En prenant à g., on gagnerait le col de Trift.
Pour monter au col Durand, on se dirige sur le Roc-Noir au pied duquel on arrive en I h. On le suit en restant sur le glacier et en le laissant à dr. ; en 2 h. on en atteint l'exl rémité.
On n'est séparé que par un glacier peu large mais très-crevassé d'une arête de la Dent-Blanche dont l'ascension de ce côté doit être trèsdangereuse, si elle est possible. De l'extrémité du Roc-Noir il faut 2 h.
environ pour monter au col Durand (347'4 met.) par des pentes roides dans lesquelles on est obligé de tailler des pas. Ce col s'ouvre entre la Dent-Blanche à TO. et l'Ober Gabclhorn à l'E.
On descend sur le glacier de Hohwaeng souvent très-crevassé, et, à 1 h. du col, on passe à g. sur les rochers
de l'Ebihorn. De là on découvre, du col d'Hérens àdr. au Strahlhorn à g., un panorama admirable , le plus beau peut-être des Alpes Pennines. Le Ce r vin se dresse en face sous son aspect le plus imposant, flanqué à dr.
par la Dent d'Hérens, à g. s'étend toute la chaîne du Mont-Rose, et, au N.du Weissthor, on aperçoit le Strahlhorn et le Ryinpfischhorn. Le reste du Saasgrat demeure caché. Après être descendu sur le glacier de Zmutt et avoir traversé les chalets de la Staffelalp, on gagne enfin (4 h. env.
du col) Zermatt R. 81.
fi. De Zermatt à Zinal par le col de Trift.
11 h. de marche. — Course très-difficile , périlleuse même. — Guides et précautions nécessaires.
Cette course, faite au mois d'août 1857, par MM. Thomas, W. Hinchliff, est décrite dans les Peaks, Postes and Glaciers.
On remonte le ravin sauvage qu'arrose leTriftbach, tributaire de la Visp.
Après avoir passé, sur un pont composé de quelques troncs de pin, de l'autre côté du torrent, le sentier, de moins en moins distinct, gravit une pente de plus en plus roide, puis débouche sur une espèce de plateau d'où l'on jouit d'une vue superbe, au S. E., sur le Mont-Rose, la Cima di Jazzi, le Weissthor, le Strahlhorn, le Hiffeiberg, le glacier de Findelen, en face, sur les pics rocheux du Gabclhorn. Ce plateau, situé à 1 h. 35 min. de Zermatt et où l'on peut monter sans fatigue, mériterait d'être plus souvent visité.
On remonte ensuite le glacier de Trift. dominé à g. par le Gabelhorn ( 4073 mèt.), à dr. par le Trifthorn (3737 mèt.).
Au col de Trift ou de Zinal (3450 mèt.) , ouvert entre le Trifthorn au N. et le Gabelhorn au S. , et si étroit que l'on peut s'y asseoir, une jambe d'un côté une jambe de l'autre, se déroule un des plus beaux panoramas des Alpes.
[ROUTE 1k] LES COLS DE MOMING ET DE SCH^LLEN. 293
La chaîne du Mont-Rose et du Sansgrat s'y montre sous un de ses plus beaux aspects. — N. B. Quand on part de Zinai on se ménage la surprise de la vue.
On descend du col de Trift sur des rochers qui rappellent ceux de la Gemmi, car ils sont presque à pic et assez difficiles, bien que les guides aient eu la précaution d'y placer des cordes et des chaînes de fer et même une échelle pour en faciliter la descente aussi bien que l'ascension; on y est surtout exposé à la chute des pierres dans l'après-midi. On traverse alors le glacier de Zinal ou de Durand. En se dirigeant de l'E. à l'O. sur l'extrémité méridionale du massif rocheux de lou Besso, où se trouve le chalet de Mountet, puis, après avoir passé sur les rochers, on rentre sur le glacier où l'on rejoint le chemin du col Durand (F. ci-dessus).