A CHAT1LL0N. [ROUTE
Du Breuil à San Giacomo d'Ayas par le col des Cimes Blanches, R.9I ; — et à Prarayen par le col de Vacornère, R. 67.
Le chemin qui descend du Breuil à Val-Tornanche, partout praticable pour les bêles de somme, côtoie la rive gauche du torrent, s'engage dans un défilé et passe près des chah ta d'Avuoil. A moitié chemin environ on trouve la chapelle de Notre-Dame de la Garde, située dans une position pittoresque, à l'endroit même où commence la descente. — Au delà du plan de Pesoncbé, le torrent fait une superbe chute au milieu des restes profonds d'un ancien éboulement. — On nomme cette chute la cascade de BuserailIes-Dessous, pour la distinguer d'une autre chute moins importante nommée Buserailles-Dessus.
On traverse alors le torrent sur le pont de Lavé, et l'on suit, en passant à Crépin, la rive dr. pendant 5 kilomètres env., jusqu'au pont de Michelina, où l'on franchit de nouveau le torrent pour entrera (2 h. ou 10 kil.
du Breuil) Val-Tornanche (aub.
du Mont-Rose, chez les frères Pession; — hôtes complaisants, prix modérés; — chevaux. — Antoine Pession est un bon guide pour l'ascension du Breithorn et toutes les courses des montagnes du Val-Tornanche), village qui donne son nom à la vallée sur laquelle on jouit d'une belle vue, un peu circonscrite, il est vrai, par les montagnes de la vallée de Cogne. — 11 n'est situé qu'à 1549 mèt., aussi de beaux châtaigniers ombragent la plupart des maisons, et les hauteurs voisines sont tapissées de bois. — Les habitants ne font du pain qu'une fois par an à la Sainte-Catherine, et ils sont obligés de le casser avec une hache. — Un poste de carabiniers et de douaniers y a éié établi.
On peut de Val-Tornanche faire en 10 h. l'ascension du Grand TornaUn (6 h. pour monter, 4 pour descendre). Du sommet on découvre non le Mont-Rose mais le Breithorn. le Cervin, la Betta Furke, le Val- Tornanche et deux petits lacs.
| L'ascension du Château de* Damas de-
: mande 5 h. 30 min. par (2 h. 3o min.) les chalets de Cignanc. Du sommet on découvre une belle vue sur U chaîne du Mont-Rose, le Val Pellina, les glaciers et les cols qui conduisent dans la vallée d'Hérens. On remarque près du point culminant le lac du Drayon dans lequel tombe un glacier. On peut redescendre par (2 h.) le col de la Fenêtre ou de D*a à (2 h.) l'hôtel du Giomen.
Enfin la Piaillé, qui s'élève à TE. de la vallée, entre le Breuil et Val-Tornanche (3 h. pour monter de Val-Tornanche et '2 h. pour descendre à l'hôtel du Giomen), offre aussi une belle vue.
De Val-Tornanche on peut se rendre à Prarayen dans le Val Pellina, par le col de Vacornère (R. 67);— ou dans le Val d'Ayas à San Giacomo d'Ayas par le Passo di Nonna, R. 86.
Au-dessous de Val-Tornanche la • route, qui passe près des belles cascades d'un torrent latéral, atteint, par une forte descente , le Pont des Moën, en face du hameau de ce nom. Le paysage devient très -beau. La vallée est presque partout ombragée de magnifiques châtaigniers ou noyers ; au fond écume le torrent, dont les deux rives sont dominées par des rochers escarpés et Ton aperçoit souvent le Mont- Cervin. Après avoir passé près de la chapelle d'Ussim , qui porte cette simple inscription : Pax intrantibus, sahts exeuntibus, traversé un étroit défilé et vu à g., au delà des hameaux du Chéso , de Buisson et de Fierna, les cascades du torrent de Chamois, on remarque , prés des hameaux des Grands- M oui itis (2 h. env.de Val-Tornanche) . en face d'.i ntey-Saint-Â ndré, à 250 ruét. au-dessus de la vallée, les restes d'un aqueduc du xirau xnr s., dont quelques-unes des belles arches sont fort bien conservées. En se retournant on découvre la cime du Cervin entourée d'une étroite bande de neige appelée à Val-Tornanche le Collier de la Vierge.
La route, franchissant le Marmore, longe pendant 10 min. la rive g. de ce torrent, puis repasse sur la rive dr qu'elle n'abandonne plus jusqu'à Châ-