‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 37 sur 865 · PASSE-PORTS. — MOYENS DE TRANSPORT. XXVII · texte numérisé non relu

PASSE-PORTS. — MOYENS DE TRANSPORT. XXVII

par le Saint-Gothard , de Coire à Bellinzona par le Bernardino et par le Lu k manier.

Où , quand et comment les chemins de fer suisses traverseront-ils les Alpes? Malgré les projets et rapports des ingénieurs, il nous semble difficile de répondre à ces questions, que l'avenir est pourtant appelé à résoudre. En attendant, la Suisse, qui avait longtemps tardé à suivre l'exemple des peuples voisins, a lutté,; avec ce courage et cette persévérance qui l'ont toujours caractérisée, contre les obstacles que lui opposaient la nature et la con fi fsru ration de son sol , et s'est imposé résolument d'énormes sacrifices, dont elle ne peut pas attendre des résultats immédiats, pour mettre en communication tous ses grands centres de population, et pour relier sur son territoire la France, l'Italie et l'Allemagne.

Le premier chemin de fer suisse date de l'année 1847. Depuis cette époque, de nombreuses sociétés se sont formées ; d'importantes concessions leur ont été accordées, et maintenant (juillet 1865) le réseau suisse se compose de plus de 1600 kil. , presque entièrement en exploitation. Malheureusement ce réseau est partagé entre un trop grand nombre de compagnies. Dans le double intérêt du public et des actionnaires, il serait à désirer que ces diverses sociétés s'entendissent pour n'en former qu'une seule. En effet, parmi ces compagnies, deux seulement, celles du Central et du Nord-Est, peuvent à la fois payer l'intérêt de leurs obligations et distribuer un dividende à leurs actionnaires. Les autres sont hors d'état . non-seulement de payer un dividende à leurs actionnaires, mais d'acquitter l'intérêt de leurs emprunts, si ce n'est en comblant le déficit annuel par de nouveaux appels an crédit.

En 1857 , un traité de fusion avait été discuté et arrête entre les compagnies des chemins de fer suisses, mais il fut rompu avant d'être signé. Du reste, la fusion, pour nous servir d'un mot consacré, est tellement utile, nécessaire, forcée, qu'elle ne peut manquer d'avoir lieu. Les intérêts généraux, qui la réclament impérieusement, triompheront sans aucun doute des intérêts particuliers, des rivalités de personnes ou de cantons qui l'ont jusqu'à ce jour rendue impossible.

Les compagnies actuelles des chemins de fer suisses sont les suivantes :

COMPAGNIE FR1B0URGE0I8E.

De Genève à Versoix 12 kilomètres.

De Thœrishaus à Fribourg 17 —

De Fribourg à Lausanne 6» —

98 kilomètres.

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