ROUTE 118] LE JURA BERNOIS
Le Jura Bernois (l'ancien évèché de Bàle) , dont les Franches-Montagnes forment un district, est la partie du Jura cédée au canton de Berne qui s'étend, sur un espace de 71) lieues carrées, entre, au N. , la France et le Doubs, à TE., les C. de Soleure et de Bàle, au S., le C. de Soleure et une partie de Fane. G. de Berne, à 10. le C. de Neuchàtel, et qui se compose des districts de Porrentruy, Délémonl, Moutiers, Franches-Montagnes ou Seignelégier, Courtelari, Bienne et de la vice-préfecture de Neuveville. Appelé dans l'origine Rauracie, conquis tour à tour par les Romains, les Bourguignons et les Francs, possédé par les rois de Bourgogne et les empereurs d'Allemagne, il resta jusqu'en 1792, malgré ses tentatives d'émancipation, sous le joug des évèques de Bâle, Tonna la république rauracienne, fut réuni à la France (dép. du Mont-Terrible), et, après diverses vicissitudes, adjugé au canton de Berne en 1815.
A VE. de Seignelégier s'ouvre une route, construite en 1821, qui conduit à Tavannes (R. 111. — Une voiture publique lait tous les jours ce trajet en 2 h. 1/2 pour 1 fr. 8o c.), par : Sous-la-iïeuce~ \ te, hameau ; les Cerlatez, hameau ; Teurre, le Moulinde-la-Uruerr* et (9 kil. 6uo m.) Trameian dessus et dessous ( 1090 b. c.) en ail. Tramlingen, v. situé sur le versant N. du Sonnenberg, dans le vallon arrosé par la Trame. — A g., au sortir du second village on remarque les viedles ruines château des anciens seigneurs de Trameian.
A PO. de Seignelégier, on peut aller visiter (8 kil.) Goumois, village moitié français, moitié bernois, que le Doubs sépare eu deux partie» à peu près égales, et dont les environs offrent des points de vue pittoresques. On y remarque les ruines du vieux château de France mont, de jolies cascades, une grotte asseï profonde, le moulin Sout-le-Chdtêau, etc.
20 min. Muriaux (Spiegelberg) , 20 min. Emibois, hameau.
30 min. Noirmont, en ail.
Schwarxenberg (hôt. de la Croix- Fédérale), v. de 1833 hab. cath., agriculteurs et industriels, dont les
environs, surtout du côté de la France, présentent plusieurs sites pittoresques.
On peut y visiter le bief cl'Étoz, et la Goule, gorge sauvage et profonde, où le Doubs, blanc d'écume, bondit de roches en roches.
1 h. 30 min. Les Bois, en ail.
Hudishols, v. de 1601 hab. cath., situé â 1035 met. et où l'on montre encore aux voyageurs la maison que fit construire J. Rùdin, le premier colon des Franches-Montagnes. Les rochers qui bordent le Doubs (30 min. à 1*0.) offrent de curieux aspects, surtout près du Moulin de la Mort. En face, sur la rive opposée, le sentier vient aboutir a une paroi de rochers le long de laquelle on monte par des échelles appelées les Échelles de la Mort.
45 min. La Ferrière, v.de 725 hab.
la plupart horlogers, fondé au xvu* s.
par des émigrants neuchâtelois.
A 25 min. env. de ce village on rejoint, entre le Bas-Monsieur et la Cibourg, la route de Bienne à la Chauxde-Fonds (R. 116).
1 h. (5 1. 2/8 de Seignelégier), la Chaux-de-Fonds (R. 112).
B. Par Boécourt et Gloveller.
13 1. 2/8.— Route suivie par les diligences; trajet en 8 h. 30 min., pour 8 fr. 45 c. et 6 fr. 50 c.
45 min. Courgenay (R. 117). — 40 min. Cornol (R. 117). — 50 min.
Route de Délémont à g.
15 min. Ferme de la Caquerelle, située sur le Repais, et donnant son nom à la route, ouverte en 1828.
50 min. Boécourt {Bieslingen).
25 min. Glovelier, en ail. Lietingen, v. de 530 hab. cath. situé au fond d'une étroite vallée.
A Bienne par Bellelay, R. 119.
On monte de 425 met. de Glovelier à Saint-Brais. De la galerie nommée la Porte de la Montagne, on découvre, en se retournant, une belle vue sur la vallée de Délémont.
1 h. 30 m. Saint-Brais (F. cidessus A).
7 h. De Saint-Brais à (13 1. 2/8) la Cbaux-de-Fonds (R. 112).