‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 439 sur 865 · THUN · texte numérisé non relu

THUN

ner son frère dans un festin donné pour célébrer leur réconciliation, voulant s'assurer la protection de la ville de Berne, demanda à être reçu au nombre de ses bourgeois perpétuels, et offrit de lui céder une partie de ses terres et la souveraineté de Thun. En 1375, le fils aine du comte Kberhard, nomme Hartmann, céda à Berne tous les droits qui lui restaient encore, et depuis lors jusqu'à la révolution de 1798, Thun fut l'une des villes municipales du canton de Berne.

L'ancien château de Thun, construit

en 1182, s'élève sur une colline au haut de laquelle conduisent des escaliers de pierre, et que couronnent en outre Véçlitê et le presbytère et quelques maisons particulières. Le nouveau château, bâti en 1429, à g. en entrant dans la cour, est la résidence du préfet. Sous ses portiques on remarque, rangées par ordre chronologique . les armoiries de tous les avoyers bernois à Thun depuis 1374.

V église paroissiale, fondée en 933,

Thun. — D'après une photographie de M. England.

reconstruite en 1738 (un escalier couvert, de 218 marches, y conduit), contient un beau tombeau d'un seigneur de May, par Nahl de Cassel. Près de l'église , du château , de la tour Kck et de la terrasse du cimetière, on découvre une vue magnifique sur une grande partie du lac jusqu'à Leissigen, les environs de la ville et les glaciers des Alpes Bernoises, particulièrement sur la Jungfrau, les deux

Eigcr et la Blttmlisalp, la tour de Straettlingen au-dessus du canal de la Kandcr, le château de Wimmis, au S. de l'entrée du Simmcnthal, et dominé par le Niesen ; — au S. E., sur le vill iged'iEschi, le Schwalmeren, le Grebcren et le Morgenberghorn ; à TE., sur le Grûsisbcrg, — au S. E.,sur les Ralligstœcke et le Nicderhorn; — au S. 0., sur la chaîne du Stockhorn.

— .V. B. La vue est encore plus éten-

LE STOCKHORN ET LE NIESEN. [ROUTE 130]

duc et plus belle au Belvédère, rotonde construite sur la colline de Saint- Jacques, à 25 à 30 min.

Thun possède : un hôtel de ville, une maison des orphelins, une bibliothèque de 7000 vol., des archives assez riches, un bel hôpital, de belles écoles, Yècole militaire fédérale, etc.

Chaque année, les milices fédérales s'exercent sur le Thuner-Allmend.— Il s'y fait un commerce assez considérable. Des scieries, des fonderies

et cinq autres usines y ont été fondées il y a peu d'années surTAarc.

Les environs de Thun offrent un grand nombre de promenades et d'excursions intéressantes, indiquées dans les routes 24, 56, 130, 132, 134, 141, etc. Quant aux promenades plus rapprochées de la ville, qui ne se trouvent pas décrites dans ces routes, ce S011t : — outre le château , l'église, le Schwabis (le long de l'Aare, rive dr.), le Belvédère et la colline de Saint- Jacques (Jakobshugel);

1° Sur la rive dr. de l'Aare, au delà de Hofstetten aux charmantes villas, (15 min.) le Hœlzi ou Bœchigul, maison de campagne appelée aussi la Chartreuse , parce qu elle fut donnée en 1459 aux chartreux de Thorberg.

On ne peut y entrer sans une permission du propriétaire, M. de Parpart (dans le parc , monument en l'honneur du troubadour Henri de Straetlingen, monument druidique, cascade, arbres admirables, belle vue);

2° Le vallon sauvage (30 min.) au fond duquel, au delà du Hœlzi , le Hûnibach fait une jolie chute entre deux parois de rochers ;

3° Sur la rive g. de l'Aare, entre le fleuve et la route d'interlachen le petit village de Schcrzliqen , qui date du vin* s., et dont l'église a été fondée, en 933, par Rodolphe de Straettlingen.

Un peu plus loin (15 min.de la ville), Schadau, belle maison de campagne trop sculptée et appartenant à M. de Rougemont, offre une vue magnifique sur le lac et sur les montagnes. Un

écriteau défend d'y entrer, excepté le dimanche.

4° (30 min.) Staf/isburg, v. de 3069 hab. réf., situé au N. entre le Hardlisberg et le Grusisberg, où se trouvent de bonnes auberges et de bonnes pensions.

5° (1 h.) le Schnitweyerbad, source minérale, située au pied du Hardlisberg (belle vue sur la Lughùbel).

G° Le Grusisberg (949 mèt.) .

De Thun à Bull par la Valsainte, R. 24 ; — à Kandersteg, R. 56 ; — au stockborn, R. 130; — à Burgdorf, R. 131 ; — à Luceme, R. 132; — aux Bains de Gornigel et de Blumenstein, R. 133; — à Vevey parle SimmentUal, R. 134; — à Unterseen et à Interlachen, R. 141.

LE STOCKHORN ET LE NIESEN.

Le Stockhorn.

Le Stockhorn est une montagne de la troisième chaîne des Alpes, dont le sommet, semblable à une tour, et haut de 2193 mèt. , n a que dix ou douze pas de largeur. On y découvre une vue magnifique sur une grande partie du canton de Berne, les lacs de Thun et de Brienz, les glaciers de roberland Bernois, la chaine des Alpes, du Gla>rnisch et du Titlis, jusqu'à la Dent du Midi, quelquesuns des pics les plus élevés des Alpes Valaisanes, tels que le Weisshorn et le Combinée Mont-Blanc, les Tours d'Ay et de Mayen, la chaine de la Branleire, le Moléson, la Berra, les lacs de Neuchâtel, de Bienne et de Moral, le plateau suisse et le Jura.

— A la fin du xvme s., deux médailles romaines en bronze ont été trouvées près du petit lac Stockent, que le Keilhorn sépare du Kl us en, autre lac plus petit. — Le laimmergeyer habite les crevasses du Stockhorn. En 1838, on découvrit dans le nid de l'un de ces oiseaux es souliers et les vêtements d'un enfant.

[ROUTE 130] LE STOCKHORN. — LE NIESEN.

On peut monter au Stockhorn de Thun, des bains de Bluroejistein, d'Erlenbaeh et de Weissenburg dans le Simmenthal. Un guide est nécessaire.

A. DE THUN (6 h.).

30 min. Allmendingen. On traverse l'ancien lit de la Kander (plantes rares) en deçà de (10 min.) Amsoldingen, village situé sur une hauteur, près de deux petits lacs et au pied du Stock- j horn. Une crypte y a été découverte sous le chœur de l'église. — Sur une colline s'élèvent les ruines du château ■ de Jagdberg, détruit en 1288 par les Bernois. Du hameau (VOber-Stocken, situé dans le Stockenthal , et que l'on atteint en 45 min., on s'élève, en 2 h., par des pâturages et des bois, aux chalets de l'jElpithal, où Ton peut passer la nuit , quand on veut voir le lever du soleil du sommet du Stockhorn, et d'où l'on découvre déjà une fort belle vue. De ces chalets, on monte en 2 h. au point culminant le long des escarpements de l'arête qui sépare l'jElpithal et la Bachalp de la vallée de la Wahlalp. Les dernières pentes sont fort roides.

B. DE BLUMENSTEIN (4 h J.

Le chemin, appelé Krùmmelwege, à cause de ses sinuosités, part de l'église et s'élève en serpentant dans des pâturages et des bois à l'arête qui relie le Wahlalpgrai à la Stierenfluh, puis remonte les pentes méridionales du Wahlalpgrat aux (3 h.

env.) chalets de la Wahlalp, d'où Ton atteint le sommet en 1 h.

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