ROUTE 141] OBERHOFEN. — LA GROTTE DE ST-BÉAT
bains de Knbli, séparés par le Lombach de (5 min.) Neuhaus.
De Neuhaus a Unterseen et à Interlachen (F. ci-dessus et R. 144).
D. De Muhlenen ou é'JE schl à InterUchen par le* vallées de Suld et de Saxeten.
8 h. environ. — Chemin de mulets.
3 h. env. De Thun à Muhlenen ou à jEschi, R. 16, page 261.
Au delà d'yEschi, la route, pratica-
L'Eiger. Le Mœnch.
ble pour les chars, se maintient pendant 5 ou 6 kil. sur le versant N.
avant de descendre dans la vallée de Suld {Suldthal) , vallée de 4 h. de long, qui s'étend des Schwalmernhœrner au village de Muhlenen, entre le Morgenberghorn, le Leissigenberg et i'/Esehiberg, au N. E. , et le First, le Dreispitz, le Klein-Ra'ngg et la Wetterlatte, au S. O. Elle communique avec Leissigen par l'arête du même nom, et avec le Kienthal par
La Jungfrau.
Oberhofen. — D'après une photographie de M. England.
le Klein-Ra?ngtf. — Près du dernier hameau, le torrent fait de belles cascades.
4 h. suffisent pour atteindre le col du Tanzbœdeli, élevé de 1880 met.
entre le Morgenberghorn (2251 mèt.) au N. et les Seh w aimer nhœrner, au S.; au S. O. on aperçoit les pointes de la Dreispitz (1256 mèt.).
La vallée de Saxeten, dans la-
quelle on descend, commence à l'an- Kle aigu que forment lesSchwalmernhœrner, le Rothhorn (2876 mèt.), le Drettenhorn (2G08 mèt.), a l'O., le Lobhorn (2523 mût.), la Sulegg (2412 mèt.) et le Bellenhœchst (2094 mèt.) à YK. ; elle s'étend le long du torrent du môme nom sur une longueur de 2 h. 30 min. jusqu'au Bœdeli, où elle s'ouvre par une gorge étroite entre
Googl
460 DE FRUTIGEN A SIERRE, A LENK, ETC. [ROUTE 142]
Mûhlenen et Grenchen. Ses magnifiques pâturages, riches en plantes, nourrissent des chèvres duThibet. Les torrents qui l'arrosent forment de belles cascades.
On descend par Palpe de Nessleren à (l h. 30 min. ou 2 h.) Saxclen, village situé, à 1098 met., au pied du Bothenegg (1900 mét.), et dont les maisons sont disséminées dans la vallée, puis de ce village, en 1 h., à Mûhlenen (en partie détruit par le torrent), où l'on rejoint la route 145.
De Saxeten on peut monter en 3 h.
30 min. àlaSulegg (2412 mét.), d'où Ton découvre une très- belle vue. Cette
nombreuses cascades) , au col de la Kilchfluh (2465 mèt.), qui, dominé par la pointe de ce nom, haute de 2831 met., s'ouvre dans le Sausgrat.
De ce col on descend dans le Sausthal, — encaissé entre la Kilchfluh, le Schilthorn et le Schwarzgrat à l'O., au S. et au S. E., et le Sausgrat, le Drettenhorn, les Schwalmernhœrner et les Lobhœrner au N. O. et au N., — par les chalets MetUenberg , puis par les chalets de Sausmatlen, situés sur la Sausalp, et de ces derniers, en traversant plusieurs fois le Sausbach, à (2 h. 30 min.), Eisenfluk, village entouré de champs et de vergers, et do-
ascension, assez pénible de ce côté, miné par la Vogelfluh, on rejoint, est plus facile d'Isenflu h (R. 145). près de l'embouchure du Sausbach 30 min. Unterseen ou Interlachen > dans la Lûtschine, la route de
E. De Mûhlenen a Lauterbrunnen, par le Klenthal et le col de la Kilch-
iO à 11 h. — Boute de chars, et chemin de mulets. — Passage peu fréquenté, renseignements demandés.
A (15min.)Reichenbach, on laisse à dr. la route de Frutigen (R. 56), puis (15 min.) JftVn, petit village situé près du confluent du Kienbach et de la Kander, au débouché de la vallée du même nom, qui court sur une longueur de 5 à 6 lieues jusqu'au glacier Gamchi, entre le Gcspaltenhorn et la Buttlassen. — Remontant la rive dr. du Kienbach, on traverse divers hameaux avant d'atteindre (1 h.
30 min.) Kienthal , village à 30 ou 40min. duquel, au delà de l'Erlibach, laissant àdr. le Kienthal proprement dit et le chemin qui conduit au fond de cette vallée, et, de là, soit à Lauterbrunnen par le passage de la Furke, soit à Kandersteg par le Bundergrat (R. 143), on entre à g. dans un vallon latéral appelé Spiggengrund et arrosé par le Bochtenbach.
De Kienthal, il faut 2 h. 45 min.
pour monter, en traversant divers hameaux de chalets (les plus élevés, ceux de Hohkien , sont à 202G mèt. ,
1 h. 30 min. Lauterbrunnen (R. 145) .
DE FRUTIGEN A SIERRE, A LENK ET A KANDERSTEG,
PAR ADELBODEN.
De Fruticen a Adelboden.
3 h. 30 min. — Route de chars. — Un guide n'est pas nécessaire.
Après avoir traversé l'Engstligenbach, on laisse à g. (10 min.) la route de Kandersteg (R. 56), pour remonter la rive dr. de l'Engstligen.
La vallée d 'Adelboden, vallée sans arbres, très-verte et fertile, dominée par des montagnes dénudées, est p«lT* semée de chalets nombreux qui ne sont pas groupés en village. La route de chars, qui reste à une grande hauteur au-dessus du torrent, est bonne; mais quelques pentes trop roides empêchent les touristes d'y circuler en voiture. On franchit l'Engstli&enbach en deçà de
3 h. 30 min. Adelboden (hôt. Arr, modeste, nrès de l'église), v. de 1536 hab. situe au point où débouchent, dans la vallée principale, les vallons latéraux de Steigelschwand, à l'O.,
[ROUTE 142] LE HAHNENMOOS. — LE BONDERGRAT. 461
«lu Geilsbach, au S. 0., de Bûtschigraben et de Wilderschwand , au S.} et d'Engstligen au N. E. L'église, bâtie en bois, Tan 1433, par cinquantesix paysans, se trouve à Schwanden ou Kirchwanden, à 13.77 mèt.
A 1 h. 30 min. d'Adelboden, au pied de l'Engstligenberg, YEngstligen forme une très-haute et très-belle cascade double appelée StàUb.
D'Adelboden à An der Lenk, par
3 h. 30 min. à 4 h. — Chemin de mulets. — Un guide n'est pas nécessaire. — Course intéressante.
Une montée douce à travers les prairies et les pâturages du vallon qu'arrosent le Steigclbach et le Geilsbach mène en 2 h. 15 min. d'Adelboden , d'abord aux hameaux île Geilsbach et de Geils (17G6 mot.), puis au col de Hahnenmoos (195?
mèt.) où se trouve un petit hameau et d'où l'on descend, en 1 h. 15 min., à An der Lcnk (R. 136), par les hameaux de Bithlberg et de Brandcgg.
Un chemin plus long (5 h. au lieu de 3 h. 30 min.) laisse celui qui vient d'être indiqué à la jonction du Geilsbach et d'un de ses affluents descendu d'un vallon latéral qui s'ouvre plus au S., monte parce vallon A Ludnig et à BûtchUerg (1800 mèt ), franchit le col du Ilahnenmooê supérieur (2030 mèt.) , entre le Regtnbols (2197 mèt.), au N. O., et lMmerteitgrat (2622 mèt ), au S. E., et descend par les chalets Atnerlen au fond de la vallée d'An der Lenk , près des Sept-Fontaines (R. 137).
D'Adelboden à Kanderstef , par le Bondergrat.
6 h. env. — Chemin de piétons assez difficile.— Un guide est indispensable.
On descend d'abord la vallée d'Engstligen jusqu'au pont (15 min.), puis, laissant à g. la route de Fiutigen au delà d'un second pont (5 min.) , on monte près du premier chalet que l'on aperçoit sur la dr. On traverse ensuite (ÎO min.) un bois de sapins
et (15 min.) un autre bois, avant d'atteindre (20 min.) une arête que Ton suit en se dirigeant à dr. 20 min.
plus loin sont les chalets Bonder, d'où l'on monte à travers des eboulis à (45 min.) une cabane en pierre.
Là on aperçoit le col entre deux rochers, et le sentier tracé dans le fond du cirque, qui borne la vue à TE. — 50 min. suffisent pour s'élever au col du Bondergrat, que domine le Bonderspilz , haut de plus de 2540 mèt. (belle vue). Après une 1 h.
d'une descente rapide, on arrive au sommet d'un rocher à pic difficile à descendre, et au pied duquel se trouve une échelle de 50 à 60 échelons. 15 min. plus bas sont les chalets d'Almen, à 1 h. desquels on découvre en face de soi la vallée de Kandersteg et le chemin de la Gemmi. A 15 min.
au delà on rejoint la route de Kandersteg (R. 56), d'où l'on gagne en 30 min. Kandersteg (R. 56).
D'Adelboden aux bains de Louéche par le Thierbosrnli.
8 h. — V. pour les détails la R. 56.
D'Adelboden à 81 erre par la Strabclegg.
10 à n h. — Passage peu connu et difficile , sur lequel les renseignements manquent. — Les guides seraient difficiles à trouver sur les deux versants.
Le chemin remonte la vallée de l'Engstligen dominée par des rochers à pic que surmontent des glaciers (T. R. 56). Les derniers chalets (4 h. d'Adclboden) sont au pied de ces rochers dont l'escalade demande 2 ou 3 h. Un col appelé Strubelegg donne accès au grand plateau de glace qui descend du Wildstrubcl au glacier de Laemmern. Ce phtcau est divisé en deux par un chaînon transversal. Une de ses parties incline au S. sur la vallée de la Raspille. Quand on a atteint le phtcau supérieur du glacier de Lct'm.nern, il faut se diriger au S. vers une légère dépression, le
462 DE KANDERSTEG A LAUTERBRUNNEN. [ROUTE 143]
d'arbres, et dominé : en face ou a VE., par 1 immense colosse de la Weisse Frau ou Blûmlisalp , des glaciers de laquelle tombent deux ou trois cascades; à dr. ou au S., par le Fisiatock, le Doldenhorn, le Freundenhorn ; à g. et au N. , par le Bundergrat. Du côté opposé on aperçoit, au delà de Kandersteg, les sommets du First, du Bonderspitz," de PAlpschellen et du Lohner.
Apres avoir côtoyé le lac d'Œschinen , on monte au N. au plateau inférieur de VOEschinenalp , puis on s'élève par un sentier en zigzag le long du flanc escarpe de la montagne.
On arrive alors (1 h. 15 min.) sur YOber OEschinenalp , petit plateau couvert de beaux pâturages, et d'où l'on découvre une belle vue sur le La^mniernhorn, le Wildstrubel, l'Amertenhorn et l'Oldenhorn. Des chalets, situés à 1957 mèt., on se dirige vers la Blûmlisalp, qui ne mérite plus, comme autrefois , son beau nom d'alpe des fleurs; car de nombreux écoulements, descendus des rochers qui la dominent au N.T ont détruit presque en entier les magnifiques pâturages qui couvraient autrefois ses flancs.
Il faut traverser une gorge profonde où le pont du ruisseau est souvent emporté. Au delà, on gravit une crête couverte d'élxmlis, au sommet de laquelle on atteint (1 h. 45 min.) le Bundergrat, haut de 2257 mèt., d'où l'on jouit d'une vue admirable sur la Blûmlisalp, le Doldenhorn, le Kienthal, le lac de Thun, la plaine de Thun a Berne et les montagnes qui séparent le Kienthal de la vallée de Lautcrbrunnen.
Du col on descend par des éboulis plus escarpés encore que ceux du versant opposé. Des montagnards éprouvés peuvent gagner la Sefinen- Furke, sans descendre à Tscbingel, en allant passer près du glacier de Gamschi, et en gravissant un couloir I d'avalanches non moins difficile que Idangeroux. Si Ton suit le chemin le
Laemmernjoch ou le col du Schneehorn d'après d'anciens guides suisses, que M. Hort a franchi en venant de Schwarenbach pour descendre à Sierre. — Les renseignements suivants sont empruntés aux notes que M. Hort a fournies à M. Bail. — Du col on découvre une belle vue fort étendue.
On descend au S. par une pente ruide sur le vaste et remarquable bassin de névé appelé glacier de la plaine morte. Là, trois passages semblaient s'offrir à M. Hort; sur l'avis de son guide Anderegg, il choisit celui du milieu; la descente fut assez facile, seulement on perdit un peu de temps à chercher un passage dans des rochers aussi abrupts, mais moins hauts que ceux de laGemmi. Au-dessous de cet escarpement la vallée de la Raspille ne présente aucun intérêt particulier.
DE KANDERSTEG A LAUTERBRUNNEN,
PAR LB BUNDERGRAT ET LA SEFINEN- FURKE.
H à 15 h. —Chemin de piétons. — Course intéressante que l'on ne doit pas entreprendre sans un boit guide. — Guides recommandés : les frères KUnzi, de Selden dans leGasterenthal. — A'. H. Quand on part de Lauterbrunnen , il faut aller coucher à Mùrren.
De Kandersteg à Tachinçel, par le Bun derfret(7 h. 15 min.;.
A TE. «le Kandersteg s'ouvre une petite vallée, OEschinenlhal ou OEschthaly trop rarement visitée. Le sentier qui la remonte côtoie tantôt TŒschinenbach, tantôt une sorte de viaduc destiné à faire glisser les sapins du lac à Kandersteg. A dr. tombent deux belles cascades très-rapprochées. On atteint en 1 h. 15 min. les bonis du lac d Œschinen, situé à 1588 mèt.
au milieu d'un vallon alpestre, long de 20 min., large de 10 min., entouré de vertesprairies et de bouquets
L'OBERLAN
linrr.nn- «tr la Suisse p.ir ADOLPHK JOA.\>K .