D BERNOIS
lRODTB 144] UNTERSEEN.
INTERLAGHEN.
plus long et le plus facile, on atteint en 1 h. 30 min. VOber ttundlœger, l'alpe supérieure du Kienthal, puis en 45 min. YUnter BundLvger. Au fond de la vallée on remarque le glacier de Gamschi et la Gamschilùcke.
Au-dessous de la Bundalp on descend le long d'une paroi de rochers au beau pâturage de Tschingél (45 min.), qui appartient à l'hôpital de Berne, et où l'on voit des chalets modèles en face desquels le Dûudenbach fait une belle cascade. — N. B. Si l'on ne veut pas s'arrêter à Tschingél pour y passer la nuit, on n'est pas obligé de descendre si bas; on se dirige en ligne dr. sur la Durrenbergalp. — De Tschingél un chemin praticable pour les petits chars conduit en 1 h. env.
à Kienthal. où Ton rejoint le chemin décrit R. 141, et qui mène soit à Mùhlenen, soit à Lauterbrunnen.
De Tschingél à Lauterbrunnen , par U Sefinen-Furke (7 b. 30 min.).
3 h. sont nécessaires pour monter de Tschingél par la Durrenbergalp à la Sefinen-Furke (261 1 met.), qui domine la triste alpe de Sefinen, entre le Hundshorn et le Schilthorn à g., la Bùttlassen et le Gespaltenhorn à dr., et d'où Ton découvre toule la chaîne de la Jungfrau, et, de l'autre côté, le Tschingelhorn et la Blùmlisalp. Au delà de l'arête qui sépare la Jungfrau du Grosshorn se déroulent d'immensesplaines de neige qui vont rejoindre le glacier d'Aletsch.
Après avoir descendu une pente de neige rapide à l'extrémité de laquelle est un petit glacier, il faut gagner la terre en ligne directe." laisser ensuite à dr. un petit lac, traversera plusieurs reprises un ravin au fond duquel coule un torrent, et bientôt on arrive aux chalets de la Boganggenalp (2031 mèt. ). Au S. se dresse le Hœrnli (2448 met.). Une descente ennuyeuse et fatigante conduit ensuite à la ligne des sapins et à un petit hameau, Oberbergalp,d'où l'on peut descendre, par le sauvage et étroit Sefinenthal, à
3 h. du col (4 h. en montant) Stechelberg (R. 145).
1 h. 30 min. Lauterbrunnen (R. 145) .
-V. B. On peut de l'Oberbergalp gagner Lauterbrunnen par le Schiltthal que Ton traverse, GUmmelwald et Mùrren où Ton trouve un bon hôtel (belles vues). V. ci-dessous, p. 476.
UNTERSEEN, INTERLACHEN ET L'OBERLAND BERNOIS.
Unterseen (hôt. : de Belletue, ou Beau Site, 4 fr. à 5 fr. par jour, du Pont, ou ancienne poste, du Cerfy hôtel et pension, 6 fr. par jour) est une petite V. de 1583 hab. réf., située, sur le Bœdeli, à la base N. du Harder et sur la rive dr. de l'Aare, qui forme en cet endroit plusieurs petites îles. Elle a deux faubourgs, celui dlnterlachrn, du côté du lac de Thun, et celui tfAarmùhle, de l'autre côté du pont de bois qui traverse l'Aare, et au delà de la petite île de Spilmatten. Bâtie au xn s*, par le baron d'Eschenbach, elle fut, en 1740, consumée entièrement par un incendie qui détruisit aussi un château construit sur un tertre hors de l'enceinte des murailles. On y remarque d'anciennes maisons de bois, noircies par le temps et la fumée; la douane, qui sert d'hôtel de ville et d auberge ; l'église, reconstruite en 1853; le château, ancienne résidence des baillis bernois, aujourd'hui un établissement industriel (parqueteric) digue d'une visite; le pont sur l'Aare, appelé Schaalbrùcke, d'où l'on jouit d'une vue admirable sur la Jungfrau; le barrage de l'Aare ; quelques maisons neuves; un établissement de bains et de cures de petit-lait, et, aux étalages des boutiques, les produits de l'industrie locale : objets de bois», cristaux taillés, etc.
A l'extrémité inférieure de l'Aarmûhle (hôt. : sum weissen Kreuz,
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Hirsch) commence la superbe chaussée du Hceheweg, qui conduit en lf> min.
environ au château d Interlachen, v. de 1364 hab. réf. La plupart des admirables noyers qui l'ombrageaient ont été abattus par les hommes ou par le temps , et surtout par l'ouragan du 1? août 1861. Klle est bordée d'une double ligne de belles maisons, hôtels et pensions, bien construits et bien tenus. Parmi ces hôtels ou pensions, les plus recommandâmes sont : YHôtel de la Jungfrau, YHôtel des Alpes, YHôtel d' Interlachen, Victoria, Hôtel Ritschard, fréquenté surtout par des Allemands, Hôtel Suisse, le Casino, la Croix Blanche, recommandé aux voyageurs modestes, du Lac près du débarcadère des liteaux du lac de Brienz, les pensions Jungfraublick (F. p. 468), Sciler, Vyder, Ober-Volz, Fischer, Muller, du Belvédère, Rubin, etc. A 15 min.
sur la route de Brienz, pension t'elsenegg (5 fr. 50 c.) et. café-restaurant; à Bœnigen, pensions Urfer et Vogel.
Les prix de ces hôtels sont modén's.
En général, on paye 5 à 7 fr. par jour (vin non compris) dans les meilleures pensions, quand on y séjourne plus de trois jours.
Le Casino, organisé par une compagnie dite Kursaal a? Interlachen , réunit tous les avantages des maisons de conversation des bords du Rhin, tels que jardins, salles de bal et de concert, salons de lecture, de jeu, etc. Des médecins spéciaux sont attachés à rétablissement. — Nous citerons encore un établissement de cures de petit-lait de chèvre et de bains au pétillait de vache ; il a été fondé il y a quelques années par M. le Dr Mani, médecin-chirurgien.
Deux cabinets littéraires (MM. Urfer et Christen) s'établissent pendant l'été sous les noyers du Hnnheweg. — La poste aux lettres et le bureau du télégraphe sont au delà «lu premier pont de l'Aare, à g. en retournant à Unterseen. — Enfin quelques m igasins
i verts à Unterseen. — Dans tous les hôtels on trouve des voitures, des chevaux, des mulets et des guides.
Les guides de promenades sont nombreux, mais peu intelligents et mous.
Ils connaissent à peine leurs montagnes. Un guide se paye 6 à 8 fr.
par journée de 8 h. — Les journées de retour sont comptées le mêmeprii.
Des bains chauds sont établis près de la poste ; des bains froids avec douches à la pension Fischer, des bains du lac à Bœnigen.
Sur cette plaine de Bœdcli, longue d'une lieue, qui sépare le lac de Thun du lac de Brien/., le baron Seilger d'Oberhofen fonda, en 1133, une abbaye en l'honneur de la sainte Vierge, nommée Interlachen (Interlacus) , et desservie par des religieux «les deux sexes de l'ordre de Saint- Augustin. Cette abbaye devint bientôt une des plus riches de la Suisse. Mais les religieux et les religieuses vivaient en si mauvaise intelligence que le pape se vit forcé de supprimer, en 14*8, le couvent des femmes. Quanta celui des hommes, il fut détruit par la Réformation (1528). Les revenus de l'abbaye servirent alors à fonder un établissement de bienfaisance, aujourd'hui un asile pour les indigents et les idiots. Le bâtiment moderne, adossé à l'ancien monastère, est la résidence actuelle du préret. — Le couvent des religieuses a été transformé en prison. — Il ne reste de l'ancienne église que la tour et le chœur qui sert d'église anglicane. — On peut visiter encore à Interlachen une école publique pour la fabrication des coiffures de pays et un hospice de crétins, sur l'Abendbcrg, fondé par feu le I)r Gugu'enbuhl et les sœurs de charité de Solcure. (T. ci-dessous.)
Interlachen doit sa réputation nonseulement à sa situation, mais à la vue admirable que l'on y découvre, à chaque pas, sur sa belle plaine et sur ses belles montagnes aux versants tour
assez bien approvisionnés se sont ou- | à tour verts de prairies ou noirs de
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sapins, qui semblent s'écarter tout exprès pour laisser voir, dans toute leur magnificence, les glaciers éblouissants de la Jungfrau. Il se trouve placé, en effet, presque au centre de la partie la plus intéressante de toute la chaîne des Alpes, celle où
la nature semble avoir pris plaisir à réunir tout ce qui pouvait charmer le plus ses admirateurs : lacs, grottes, cascades, vallées, montagnes, prairies, forêts, glaciers, etc.
Interlachen , généralement peu fréquenté par les vrais touristes, offre
INTERLACHEN.
un séjour fort agréable aux familles qui désirent jouir sans trop de fatigues des beautés de la nature alpestre. On peut y rester un mois entier, et y faire chaque jour une promenade nouvelle. Les hôtels y sont bons, les moyens de transport nombreux, le
suisse.
climat agréable et sain. Le seul inconvénient de ce petit coin de terre privilégié, c'est la toilette que certaines femmes y développent jusqu'à l'aberration. Sans doute chacun est libre de s'y vêtir à sa guise, mais on s'ennuie parfois à voir trans-
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former du matin au soir le Hoheweg en un petit bois de Boulogne. — Les tempéraments nerveux y sont trop souvent irrités par les extravagances de la sottise humaine.
L'OtMrïand Bernois est la partie du canton de Berne qui embrasse, depuis Thun , la vallée supérieure de l'Aare et ses vallées latérales, surtout du côté du midi, et parmi lesquelles on remarque celles de Orindelwald, de Lauterbrunnen, de la Kander, de Frutîgen, d'Adelboden, de la Simme et de Saanen. Les deux chaînes parties du Galenstock, angle N. O. du Saint-Gothard, l'enceignent de tous côtés ; l'une la sépare des cantons du Valais, de Vaud et de Fribourg ; l'autre des cantons d'Uri, d'Unterwalden, de Lucerne et de l'Emmenthal. Ses parties les plus basses sont à plus de 620 met. au-dessus de la mer -, mais la vigne se cultive encore sur les bords du lac de Thun, et le noyer prospère aux environs d'Interlachen. Maigre ses beautés naturelles, ce pays n'est pas riche. Les productions du sol ne suffisent déjà plus aux besoins de la population, qui ne s'occupe guère d'industrie, et la présence d'un grand nombre Yl'étrangers contribue à entretenir dans les classes pauvres de fâcheuses habitudes de mendicité ; toutefois, considérés au point de vue physique, les Oberlandais, et surtout les Oberlandaises, se distinguent de tous les autres peuples de la Suisse par leur force et leur beauté.
L'Oberland fait partie du canton de Berne, et se divise en sept districts, savoir Thun, Haut-Simmcnthal, Bas-Simmenthal, Oessenay, Frutîgen, Interlachen, et Obcrhasli.
parmi les coutumes généralement répandues dans cette curieuse contrée, on remarque le Kiltga' 9, ou les visites nocturnes que les amants rendent à leurs mai tresses surtout le samedi ; les Schwingm ou luttes qui ont lieu principalement dans les fêtes champêtres connues sous le nom de Bergdorf (village de montagnes). Pour être déclaré vainqueur, il faut avoir renversé son adversaire trois fois de suite sur le dos.
L'affluence toujours croissante des étrangers dans ce beau pays a développé parmi la population la déplorable habitude de la mendicité sous toutes les formes. Certains individus ne rougissent pas, pour exciter l'intérêt, de simuler des infirmités on des maladies; il serait &
désirer, puisque le gouvernement ne sévit pas contre ce vice honteux, que les étrangers s'abstinssent de toutes aumônes.
On peut employer un mois entier à parcourir l'Oberland , mais on peut en visiter en trois jours les beautés principales. Chaque voyageur variera son itinéraire à son gré, selon le temps dont il pourra disposer et suivant ses goûts et ses forces. On ne peut aller en voiture qu'à Lauterbrunnen, à Grindelwald, à Kandersteg, à Zweisimmen, à Brienz, à Meiringen, et sur la rive g. du lac de Thun ; les promenades ou excursions qui permettent l'emploi des chevaux ou des mulets sont plus nombreuses; mais il est un grand nombre de courses intéressantes qui ne doivent être entreprises qu'à pied et par des voyageurs depuis longtemps habitués aux montagnes. — On trouvera en lete de chaque route (F. R. 56, 130, 134, 141, 145, 146, 147, 148, 149, 150, 152, 153, 154, 155, 156, 157 et suivantes) toutes les indications nécessaires. Après avoir donné ici — comme modèles — deux ou trois projets d'itinéraires, je me bornerai à signaler sommairement quelques-unes des nombreuses promenades que Ton peut faire en un jour ou en moins d'un jour dans les environs immédiats d'Unterscen et d'Interlachen.