ROUTE 157] LES COLS DE GAULI ET DE TRIFTLIMMI
Steiulimmi (V. ci-dessus) qui conduit du glacier du Tri ft sur celui de Stein. Au-dessous de IHinterthierberg (3446 met.) se dresse, à l'K. du glacier de Trift, le Thaeltistock qui parait formidablement escarpé, mais que l'on escalade cependant sans trop de difficulté parce que ses rochers offrent un appui solide aux pieds et aux mains.
On traverse le glacier en 30 min.
env., et 1 h. suffit pour en atteindre le plateau supérieur au-dessus de la grande falaise de glace; mais 3 h.
sont encore nécessaires pour s'élever jusqu'au point culminant du passage appelé Triftlimmi par la carte fédérale et haut de 3*200 met. env. Des deux côtés on découvre de vastes champs de neige se relevant à TE.
au-dessus du col jusqu'au sommet de l'arête qui relie le Schneestock (3556 mèl.) et le Dammastock (3630 mèt.) au Galenstock et de l'autre côté de laquelle s'étend le glacier de Damma.
La descente demande quelques pré-
Le Grimsel.
cautions, car le* névé recouvre des crevasses cachées ; il faut de préférence se diriger sur la partie supérieure du glacier du Rhône dans la direction du Galenstock que l'on aperçoit à peu de distance au-dessous du col. A mesure que l'on descend, on découvre de nouveaux pics à l'E. et au S. 0., depuis ceux qui dominent le passage du Gries jusqu'au groupe du Mont Rose. Au-dessous du névé crevassé s'étend un plateau presqu'uni
où la neige est toujours trop molle.
On traverse alors le glacier, et, à 3 h. 30 min. du col env. , on se retrouve sur la terre ferme un peu au-dessus de la grande falaise de glace du glacier du Rhône. De ce point on descend au Grimsel sur les pâturages marécageux et accidentés du Saasberg. Par le brouillard et l'obscurité, les guides eux-mêmes ont, dans cette partie du trajet, de la peine à retrouver leur chemin.
De la Steinalp (6 b. env. de Meiringen, ! R. 160^ à Guttannen, par laa cola de Bteinlimmi et de Purtwaaf.
H à 12 h. de marche; guides et précautions nécessaires ; très-belle course, trèsrecommandée. — On peut franchir ces deux cols , soit dans le même jour, soit en 2 jours, ou combiner l'un ou l'autre des deux passages avec d'autres courses indiquées dans le paragraphe précédent.
On monte par les pentes qui dominent le versant 0. du glacier de Stem d'abord dans la direction du S. puis dans celle du S. 0. La dernière partie de la montée , sur des flaques de neige alternant avec des rochers et des éboulis, est fort roide. En 3 h.
on atteint le Steinlimmi qui s'ouvre à 2734 mèt. entre le Gyglistock et le Vorderthierberg. La vue, quoique limitée, est fort belle ; en arrière, on découvre le Sùstenhorn, le Titlis et les montagnes du Meienthal au delà du glacier de Stein, en face, le glacier deTrift, le Kilchlistock (3113 mèt.), le Sleinhaushorn et le Maehrenhorn, et, au delà du Furtwangsattel, le Schreckhorn, les Wetterbœrner et d'autres sommités des Alpes Bernoises ; à 10. se montre le lac de Brienz. On descend en 2 h. par des pentes de débris, en inclinant à dr. vers le Drosistock, aux chalets de Graggi (1915 mèt.) situés au-dessus de la rive dr. du glacier de Trift; 45 min. sont encore nécessaires pour traverser le glacier près de la hutte de la Windegg (V. ci-dessus). On remonte alors un vallon escarpé, le Schattige TrifUha,Ii7qu\ s'ouvre entre le Stotziggrat, un des escarpements du Maehrenhorn, et le Sackgraetli, un des promontoires du Sleinhaushorn.
La montée demande 3 h., mais n'offre aucune difficulté sérieuse.— Du Furtwangsattel,qui s'ouvre à 2500 mèt.
env., on peut faire en 2 h. l'ascension du Maehrenhorn (2924 mèt.) et du Steinhaushorn (3133 mèt.). Ces deux ascensions difficiles (guides nécessaires) ne doivent être entreprises
que par des touristes éprouvés. — On descend en 3 h. (3 h. 30 min. pour la montée) à Guttannen par la Steinhausalp (1950 mèt).
PAR LA MEIEITWAND.
2 h.— Chemin de mulets. — Guide nécessaire, quand le temps n'est pas sûr, car on peut s'égarer dans le brouillard.
1 h. est nécessaire pour monter (30 min. à la descente) «en zigzag sur des roches polies au col du Grimsel ou Hauseck, haut de 2165 mèt. et formant les limites des cantons de Berne et du Valais. Avant de l'atteindre on laisse à dr. le chemin d'Oberwald et d'Obergestelen (R. 105)..
10 min. après l'avoir franchi, od côtoie le Todtensee (lac des morts), ainsi nommé parce qu'on y jetait autrefois les cadavres des voyageurs qui avaient trouvé la mort sur la montagne. 11 a 45 min. de circonférence. Il ne nourrit pas de poissons. Les Autrichiens et les Français se battirent sur ses bords en 1793, et un grand nombre d'Autrichiens furent précipités dans ses eaux.
On découvre alors une belle vue, en face, sur le glacier du Hhôue, la partie supérieure du Valais, et les montagnes qui lu séparent du Piémont, à dr. , sur le Sidelhorn, et, en se retournant, sur le Finsteraarhorn et le Schreckhorn. On descend ensuite U Meienwand ou paroi des fleurs, dont les parois, exposées au S. E. et complètement abritées contre les vents froids du N., sont toujours, maigre leur inclinaison de près de quarante degrés, couvertes de plantes rares Le chemin, jadis réputé dangereui, est aujourd'hui en bon état, quoique fort roide. — On descend en 1 h.
U h. 30 min. à 2 h. à la montée.) à Y Hôtel du glacier du Rhône, non plus l'ancienne petite auberge /»
Gletscher, où l'on ne s'arrêtait que par nécessité, mais un bon hoiel établi par les frères Seiler, de Zer-