D'ALTORF A STANZ
PAR L'iSENTIIAL ET LA SCHONEGG.
9 h. 30 min. Chemin de piétons. — Course intéressante, mais qui ne peut être entreprise que par des touristes éprouvés.
— Guide nécessaire.
L'Isenthal, ainsi nommé à cause du fer (Eiscn, Isen) qu'il renferme, s'ouvre sur le lac d'il ri, en face de l'Axenberg, près d'Isleten (R. 168), à 2 h. env. d'Altorf, par la route de Fluelen et le lac, et s'étend sur une longueur de 2 h. 30 min. jusqu'au pied de l'Uri Rothstock et du Schlieren. Il est riche en chamois, en lièvres et en gibier; on y trouve même quelquefois des ours et des aigles. En 1799, ses habitants se battirent avec acharnement contre les Français.
Deux chemins conduisent d'Altorf à Isen thaï, v. de 437 hab. cath., le plus important de cette vallée, situé à 775 mèt. sur llsenbach , qui se précipite dans une gorge profonde.
On peut venir, à pied ou en voiture, d'Altorf à Flueleu (30 min.), traverser le lac eu bateau jusqu'à Isleten, où les scieries, établies au bord du lac, communiquent par un sentier avec Bauen (R. 168,1 h. 30 min.); puis d'Isleten monter en 30 min., par de nombreux zigzags sur le Schartiben? jusqu'à la chapelle Fruit.
d'où l'on découvre une belle vue (on y rejoint le second chemin) et où commence , à proprement parler, ln
D'ISENTHAL A ENGELBERG. [ROUTE 174]
vallée, qui n'était qu'une gorge resserrée entre deux parois de rochers.
L'autre chemin traverse la Reuss, à 30 min. d'Àltorf, passe à Seedorf (15 min.), v. de 420 hab. cath., situé au pied du Gitschen, et dominé par le vieux château de a Pro et les mines d'une tour très-ancienne. Dans la partie supérieure de ce village est un vaste couvent de Bénédictins fondé, en 1097, par le chevalier Arnold de Brienz. On s'élève alors le long du lac d'Uri, sur les flancs du Schartiberg, où l'on rejoint le sentier d'Isleten (I h. 15 min.), et d'où l'on monte, en 30 min., à Isenthal, entre le Schartiberg et le Furkelen.
Isenthal (3 h. d'Altorf, par le lac, et 2 h. 30 min., par Seedorf), possède une auberge (Joseph Imfanger, guide recommandé, loge aussi les voyageurs), une belle église et de jolies maisons entourées de petits jardins.
— On peut monter en 3 ou 4 h. à l'Oberbauenstock (2120 met.), d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur les montagnes voisines et la Suisse septentrionale.
Au-dessus d'Isenthal, la vallée se divise en deux branches : Tune , la petite, comprise entre le Horn (1670 met.) le Kulm (2061 met.) le Sassigrat, le Schlieren (2830 met), l'Uri Rothstock, le Gitschen et le Schartiberg ; l'autre, la grande, comprise entre le Horn, le Kulm, le Sassigrat, le Schlieren, l'Uri-Rothstock et l'Engelberg Rothstock, le Kaisrrstock, le Brisenstock, le Haldifeld, le Schwalmis et P01>erbauenstock , montagnes couvertes d'alpes magnifiques.
Un sentier difficile conduit par le petit Isenthal à Engelberg (R. 174).
Le sentier qui mène à Stanz remonle le grand Isenthal, passe au hameau de Sanct-Jakob (45 min.), et s'élève en 1 h. 30 min. par de beaux pâturages, à la Schonegg, entre le Brisen (2406 met.) au N. et le Kaisentock (2401 mèt.) au S. Le col est à 1 925 met. On descend, en 1 h., du point culminant, à Ober-Rickmbach, et en 45 min. de
ce village àWolfenschiessen, éloigné de Stanz de l h. 45 min. , et où Ton rejoint la R. 171, de Stanz à Engelberg (3 h. 30 min. à la montée de Wolfenschiessen à la Schonegg).
Stanz (R. 156).
D'ISENTHAL A EN&ELBERG,
PAR L'URI-ROTHSTOCK OU PAR LE ROTBGRvETLI.
Courses qui ne doivent être entreprises que par des touristes éprouvés. Guide indispensable. On recommande Joseph Imfanger, d'Isenthal.— En général oo passe la nuit dans les chalets de la Masenalp ou de l'Oberalp.
A. D'toontbal à Bnpelberr, par lUri Rothstock.
vx h, 30 min. env.
D'Isenthal (R. 173) , on peut monter à l'Uri-Rothstock par les deux vallées — le petit et le grand Isenthal — qui viennent se réunir au-dessus de ce village. Le chemin le plus facile et le plus fréquenté passe par le grand Isenthal et monte, par la Gossalp, aux Schlossfelsen, s'él<Nve sur la Hangbaumalp, contre le Bliim- Usalpjirn, et gravit le sommet de TUri-Rothstock, par le côté occidental, à travers des éboulcments.
Si l'on suit l'autre chemin, beaucoup plus difficile, on monte, dans le petit Isenthal, le long du torrent, à travers des pâturages et des bois escarpés, à (1 h. 30 min.) la Neytnaip (1 125 mèt.) et à la Musenalp (1 h.), ou l'on peut passer la nuit; puis, gravissant des pentes d'ardoises fort roides au pied du Sassigrat, on s élève à la paroi du Kessel, que l'on franchit, et, descendant sur le glacier on escalade à dr. le sommet du Kessel (2 h. 30 min.), d'où une arête de rochers, appelée MiUe!grxtliy va rejoindre l'Un - Rothstock. De cette arête, on découvre, en se retournant,
[ROUTE 1 75] LE BOTHSTOCK. — LE ROTHGR^ETLI. 565
une belle vue. Des deux côtés descen- B. D'isenihal à Bn*eiberf, pu 'la Roth-
dent des glaciers. A g. se dresse l'immense masse du Schlieren (*2830mèt.) ; à dr., l'Isenthal s'enfonce à une profondeur effrayante ; par derrière s'élève, à plus de 300 mèt., la pyramide du Rothstock (2932 mèt.), dont on n'atteint qu'en 1 h. 30 min. le sommet toujours libre de neige en été, et si étroit que vingt personnes pourraient à peine s'y tenir réunies. On peut continuer à suivre l'arête, ou bien aller gagner en 30 min. (ce second chemin est plus facile) , par le vaste plateau de neige resserré entre le Blackenstock, le Rothstock, le Schlossstock (2160 mèt.), le Gitschen et d'autres montagnes, celle qui relie l'Uri- Rothstock au Blackenstock. On jouit alors d'un magnifique panorama. On aperçoit au N. O. et au N., les montagnes de l'Entlebuch, le Pilate, le Rigi, la plaine suisse, l'Allemagne et, au-dessous, le lac des Quatre-Cantons, à 2700 mèt. plus bas; à l'E., au S. et à l'O., toute la chaîne des Alpes, du Sœntis au Wetterhorn.
Du sommet de l'Uri-Rothstock, on descend, en 30 min., au Mittclgratli , puis, à l'E., sur le glacier Blùmlisalpfirn , où l'on contourne une pointe de rochers qui s'élève entre l'Uri-Rothstock et le Blackenstock. — Ce glacier s'incline vers la Hangbaumalp, et seiend jusqu'au Wyssigstock et au Rothstock d'Engelberg.
Le Schlosstock, d'où il descend presque à pic, le sépare en deux parties.
Il est très-difficile et même dangereux à traverser. — On s'arrête d'ordinaire au milieu, entre deux escarpements du Schlosstock. On passe ensuite par une brèche naturelle sur la pente de neige qui descend du Wyssigstock, puis sur un névé, entre le Wyssigstock et le Rothstock d'Engelberg, et sur le glacier de Griessen, avant d'atteindre (4 h. du sommet) la Planhenalp. De ces chalets, un bon chemin, assez roide cependant, conduit en 2 h., par des prairies et par des bois, à Engelberg (R. 171).
9 b. 30 min. à 10 h.
Le sentier remonte le grand Isenthal, par Sanct-Jacob (45 min.), jusqu'à VOberalp (2 h. 15 min.), où l'on peut trouver un gite pour la nuit. De ce chalet, on monte par un glacier qui n'est nullement dangereux, au Rothgraetli (2 h. 30 min.), col situé entre le Hasenstock (2781 mèt ), au N. 0., et le Rothstock d'Engelberg au S. O., et d'où l'on descend, en 4 h., à Engelberg, par la Plankenalp et le Horbisthal.