‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 566 sur 865 · POSTE ET TÉLÉORAPHB ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

POSTE ET TÉLÉORAPHB ÉLECTRIQUE

Freien Strasse.

Hôtels. — flâttl des Trois-Rois (cher), sur le Rhin: Schictizerhof, près de la gare centrale; Cigogne ( Storch), près de la poste ;hâtel du Sauvage { Wilde r-Mann); — Schiff, YOun et la Croix, au petit Bâle.

Cafés. — Café du Pout-National; café des Troit-Rais : café SchiUhof.

Restaurants.- Dans les cafés du Pont- National et Schildhof; Wecner, vis-à-vis de la gare centrale ; buffet à la gare.

Bains. — Chez Sigmund. École de natation dans le Rhin , près de la cathédrale.

Librairies. — Schweighaoser, Georg, Schabelitz et f>, Meyri, Kolb , Bahnmayer, etc.

Magasins d'estampes et objets d'art. — Haaler et C'*, en face de l'hôtel des Trois-Rois ; Walz, un peu plus haut.

Situation. — Aspeot fénéral.

Basle ou Bâle, ail. Basel, ital. Basilea, ch.-l. de l'ancien canton de Bâle et du nouveau canton de Bàle- Ville, est située à 255 mot. dans une vaste plaine entourée de collines et de montagnes, sur le Rhin, qui la coupe en deux pièces . le grand et le petit Baie, dit Montaigne, car il traverse par le milieu sous un grand et très-large pont de bois, construit en 1285. On y compte 37918 hab., dont 9450 cath. et 28063 réf.

« La première chose qui frappe en entrant à Baie, écrivait, il y a quelques années, un voyageur français, Émile Souvestre, c'est l'expression de tristesse et de solitude empreinte partout. Au bruit d'une voiture, on tire les volets, on ferme les portes, et les femmes se cachent. Tout est mort, désert. On dirait une ville à louer. 11 ne faudrait point croire cependant que l'emprisonnement volontaire des Bâloises dénote chez elles une absence complète de. curiosité; mais elles ont trouvé moyeu de concilier celle-ci avec leur sauvagerie. Des miroirs,

fixés à des verges de fer et habilement disposés aux fenêtres, leur permettent d'apercevoir, du fond de leurs appartements, tout ce qui se passe au dehors, en leur épargnant à ellesmêmes le désagrément d'être aperçues.

« Mais, si les rues de Bâle sont tristes à parcourir, en revanche on ne saurait donner idée de leur exquise propreté. Toutes les maisons ont l'air d'avoir été finies la veille et d'attendre leur premier locataire. Pas une lézarde, pas une égratignure, pas une tache sur tous ces murs peints à l'huile, pas une fêlure dans toutes ces grilles d'un travail merveilleux qui défendent les fenêtres les moins élevées. Les bancs d'été , placés près du seuil, sont soigneusement relevés et incrustés dans la muraille, à l'abri de la pluie et du soleil. Si la rue forme une pente trop roide, des mains-courantes, fixées aux murs, aident les pas du vieillard ou du paysan charge.

Partout vous trouvez cette attention minutieuse, cette sollicitude du propriétaire et du père de famille. »

Histoire.

Lorsque les Romains pénétrèrent dins les Gaules et dans l'Heivetie, le canton de Bàle faisait partie de la Rauracie, qu> avait pour capitale Raurira , appelée par la suite Augusta Rauracorurn , aujourd'hui le village d'Augst. Sur remplacement de la ville actuelle, on ne vit , perdant plusieurs siècles, qu'un chiteau fort nommé Basilia , construit l'an 3$S , pu Valentinien Irr, et dont Aramien Mareellin parle au XXX« livre de son histoire. Après la destruction dMwjtuoa R turaeorvm, au v« s , 1 evéque du diocèse fixa sa résident dan* ce château , augmenté d'un pafo* tium, et qu'entourèrent bientôt un nom bre considérable de maisons. Telle fut l'origine de Baie Bien que ravagée par les Barbares lors des grandes invasions d»

iv« et v« s., et une seconde fois parles Huns, en 917, cette ville ne tarda point i devenir l'une des plus grandes et des plo* florissantes de l'Heivetie et de Ift Rbetie. En 1032, elle cessa de fiire partie dB royaume de Bourgogne, et passa sous »

suzeraineté des empereurs d'AMHt»?r<-

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