ROUTE 192] WETTINGEN. — RHEINFELDEN. — ZURICH
par les Huns en 450. Elle avait 2446 toises de circuit. Des champs et des prés recouvrent aujourd'hui les ruines d'un fort destiné à la défense de la contrée, d'un temple, d'un amphithéâtre qui pouvait contenir douze mille spectateurs, d'un prétoire et de nombreux palais. Elle se trouvait sur la route qui conduisait de la Pannonie en Italie, et des bords du Rhin dans la Séquanie et la Gaule. Les restes d'antiquités que Ton y voyait encore il y a quelques années disparaissent peu à peu. Le propriétaire de la papeterie, M. Schmidtt, s'occupe avec zèle de leur recherche et de leur conservation, mais la plus riche collection appartient à la bibliothèque publique de Bâle.
1 h. 15 min. (1 p. 3 8 de Bâle) Rheinfelden (hôt. : Schiff, Drei Kœnige), petite V. de 19:*9 hab., située à 263 met. sur la rive g. du Rhin, Mt;e avec les débris iVAugusta Hauracorum , souvent ravagée par la guerre, communiquant avec la rive dr. par un pont de bois appuyé sur un rocher au milieu dti fleuve et qui porte encore les ruines du château de Stein, jadis si redoutable aux Suisses, et détruit par eux en 1445. Au-dessus et au-dessous de ce pont, le Khin forme des rapides dangereux appelés Hœllenhaken.
45 min. Mœhlin (1928 hab. cath.).
— 1 h. 10 min. Nieder-Mumpf.
20 min. (7/8 p. de Rheinfelden) Stein (hôt. Baum) , v. de 4 32 hab. cath. , presque en face de Saeckingen(R. 196).
La route s'éloignant du Rhin, entre dans le Frickihal, partie du canton d'Argovie, longue de 8 ou 10 h., sur 4 de large, qui, jusqu'en 1801, appartint à l'Autriche.
30 min. Eiken, sur la Sisseln.
45 min. Frick (hôt. Adler), v. de 950 hab. cath., dont la belle église est située sur une hauteur. A g., avant d'y arriver, on remarque le petit château et le village d'OEschgen. — 15 min. à dr., R. d'Aarau, par la Staffeleck (R. 196). — 20 min. Nornus-
sen. — 15 min. Bœften* — 20 min.
Effingen, v. de 265 hab. réf. , situé à la base septentrionale du Bœtzberg (le Mon» Vocetius des Romains), montagne de 2 1. de long sur 1 1. de large, que traverse une route construite par le gouvernement Bernois en 1780. Du point culminant du passage (45 min.) Slalden, hameau avec une auberge, près de tilleuls, à 574 mèt. , on découvre une vue magnifique sur les vallées de PAare,de la Reuss et de la Limmat, et la chaîne des Alpes. D'après quelques antiquaires suisses, ce fut sur le Bœtzberg que Cecinna et la légion Râpas défirent les Helvétiens, l'an 69 de l'ère chrétienne. — Du col on descend au pont qui , traversant le lit étroit de l'Aare, conduit a
1 h. 20 min. (1 p. 5/8 de Stein, 10 h. 15 min. de Bâle) Brugg (V. cidessus, A).
Laissant à g. (15 min.) près d'Oberburg, Kœnigsfelden, on traverse (15 min.) la Reuss sur un pont nouvellement construit, puis (15 min.) Gebensdorf. — 30 min. Untencyl. — 45 min. (6/8 p. de Brugg, 13 h. 15 min. de Bâle), Baden (V. ci-dessus, A). Au delà de Baden, la route suit la rive g. de la Limmat à côté du chemin de fer.
17 1. 6/8 Zurich (R. 192).
Omnibus de la gare en ville ou vice-versa 50 c, 20 c. p<r colis.
Fiacres de la gare en ville, ou viccversa, l ou 2 pers. 8u c; 3 à 4 pers. I fr. 20 c; le soir 20 c. en sus; chaque colis 20 c. De 9 h. du soir à c h. du matin les prix sont doublés. — Pour les courses en dehors de la ville, V. le tarif.
Hôtels. — 1** classe, Baur au lac (belle maison, bien tenue, mais aux prix élevés), et hritel Baur en face de la nouvelle poste (bon), BclU-Vuê (bon;, ZUreherhof (bon);
VEpée an lac (bon?, nouvellement restauré ; — 2° classe, Scnweizerhof , F alke, Siarchtr, Krone, Sonne, Hiwh.
Cafés. — Safran ou Café du Commerce, Café Baur, Café littéraire, Krouenhalle, Café du Sord.
Bains. —Seebxder (bains du lac), & côté de la Bauschanze; bains chauds dans la Schipfe, au Drathschmidi, sur la Sihl.
Libraires. — C. Meyer Schabelitz , Meyeret Zeller, Fr. Schultbess.
Marchands de gravures bt d'objets d'art. — Cramer et Luthy, H. Fûssli etC«, Leuthold, H. Keller.
Bateaux a vapeur à la Bauschanze ou près de l'hôtel Bellevue.
Gare du chemin de fer, à 15 min. du lac (buffet-restaurant).
Poste et télégraphe, en face de l'hô:
tel Baur.
Situation et aspect général.
Zurich, ch -1. du district et du canton de ce nom, est située à l'extrémité du lac du même nom, sur les deux rives de la Limraat, qui la partage en deux parties inégales, appelées la grande et la petite ville, à 409 mèt. (la grande, rive dr. ; la petite, rive g.) Deux ponts pour les voitures et trois autres pour les piétons traversent la Limmat. La grande ville occupe le flanc du Zurichberg : plusieurs canaux, alimentes parles eaux du lac et par la Sihl, arrosent la petite ville, bâtie en partie sur les collines du Liudenhof et de Saint-Pierre, en partie dans la vallée qui s'étend du S. S. E. au N. N. 0., depuis le Zurichberg jusqu'au pied du Hutliberg. La population se monte à 19758 hab., dont 17151 réf., 2'i57 cath., 96 sect. et 54 Israél.
De toutes les villes de la Suisse, Zurich est, avec Genève, celle qui, durant les dix dernières années, a subi les plus grands et les plus heureux changements. Chaque jour, de nouvelles maisons, de nouveaux quartiers, s'élèvent à ses portes ou même dan3 l'intérieur de ses murs, et l'ancienne ville, aux rues étroites et montueuses, aux maisons incommodes et malsaines, eût peut-être 6ni par être
abandonnée tout à fait comme tant d'autres, si, en 1833,1e grand Conseil n'eût ordonné la démolition successive des fortifications inutiles qui commandent les hauteurs, et qui.
construites de 1642 à 1677, avaient coûté jusqu'alors 931000 florins et.
de plus, 1 105 869 fr. d'entretien.
Parmi les hommes distingués qui sont nés à Zurich, on cite Siinler, l'auteur de la Respublica Helveiiorum,- J. J. Hottinger, le continuateur de Mûller; Ebel , Meyer de Knonau, J. J. Zimmermann, Lavater, Gessner, Bodmer, Pestalozzi, Escher de la Linth, Listeri, etc.; Zwin gle y a longtemps vécu.
A. B. Si l'on n'a que quelques heures à passer à Zurich, il faut tout sacrifier a.ix promenades (la Hohe promenade et le bastion du Chat) pour jouir de la situation vraiment admirable de la ville. — Les monuments les plus intéressants et les collections les plus curieuses sont tellement rapprochés des hôtels qu'on peut les visiter avant ou après la promenade.
Histoire.
Du temps d'Auguste ou de Tibère, une station romaine , nommée Thuricvm , existait à l'endroit même ou la Limmat sort du lac. Un monument , découvert l'an 1747, dans l'enceinte de la ville, et conservé à la bibliothèque publique , en est la preuve incontestable. Sous le règne de Vespasien, Thurieum devint la statio quadragesima GaUiarum. Détruite par les Barbares au v* s., et reconstruite quelque temps après, cette station Rappela CasteUu n Turequm, et par la suite, Ciritas Turegum, Turicum , en langue vulgaire, Turck ou Turik% fit partie du duché d'Allemanie, et spécialement du pagi Tungavi ou Thurgovie , embrassa le christianisme au commencement <iu vu* s., appartint ensuite aux ducs de Zahringen, aux comtes de Kyburg , aux barons de Regenaberg, et, ayant pris pen à peu une importance de plus en plus grande, finit par se faire déclarer, en 1218, ville impériale et libre. Son rapide accroissement était dû & ta position avantageuse sur le grand chemin d'Allemagne en Italie. Vers le milieu du xui* s. , elle