ROUTE 192] ZURICH. — MONUMENTS
VÉglise du Fraumùnster, rive g.
de la Limmat, date du xiu- s. — VÉglise de Saint-Pierre (rive g. de la Limmat), dont la tour porte la plus grande horloge de la ville, eut pendant vingt-cinq ans Lavater pour ministre. Le tombeau de cet homme célèbre est dans le cimetière de la chapelle Sainte-Anne, qui sert en été au culte anglican. *— L'Église des Prédicateurs a été bâtie au xiir s. — V Église des Augustin s, située à côté de l'Université, a servi pendant 300 ans de magasin; depuis 1848, elle a été rendue au culte catholique. On y remarque l'autel, la chaire, l'orgue et des tableaux de Deschwanden.
VHôtel de Vilic (Rathhaus), massif bâtiment carré (rive dr.), situé en face de l'hôtel de PÉpée, et rebâti pour la troisième fois sur la fin du xvir* siècle, était le lieu de réunion de la diète , lorsqu'elle siégeait à Zurich.
Vancien Arsenal (Altes Zeughaus) contient quelques anciennes armures et divers étendards pris par les Zuricois «ur leurs ennemis. On y montre une arbalète avec laquelle, (lit-on, Guillaume Tell enleva la pomme sur la tête de son fils. Le casque et la cuirasse que Zwingle portait à la bataille de Cappel, et dont les Lucernois s'étaient emparés, y ont été transférés depuis la guerre du Sonderbund (1847).
Les autres établissements publics sont : la Poste, Y Hôpital cantonal (beaux édifices modernes), la maison des Orphelins , le casino , le théâtre, le Kunstgebxude, la halle au blé, la chapelle funéraire, Vécole
cantonale, qui renferme le collège et l'école des arts et métiers, Y asile pour les vieillards, le Bahnhof (débarcadère), Yécole du Tir (au Sihlhœlzli).
La bibliothèque de la ville (pourboire), située près du nouveau pont de pierre, dans une ancienne église ( Wasuerkireiw), possède, outre .MHxm) volumes et 3000 manuscrits, trois lettres autographes latines de lady Jane Gray , adressées par elle à sou précepteur Bullinger; des lettres d'Henri IV et de Frédéric II; une partie du Codex Vaticanus, écrit sur du parchemin* violet, et l'un des meilleurs manuscrits de Quintilien; sept lettres de
J. J. Rousseau avec un herbier fait par lui à l'île Saint- Pierre; plusieurs manuscrits de Zwingle; un buste eu marbre de Lavater, par Dannecker ; un buste de Pestalozzi , par Imhof; un portrait de Zwingle et de sa fille, par Hans Asper ; un plan en relief d'une grande partie de la Suisse ; un relief de la vallée d'Engelberg ; une collection de portraits des principaux personnages zuricois depuis 1336 jusqu'en 1798; plusieurs antiquités romaines; un cabinet de plus de quatre mille médailles; quelques fossiles d'Œh ni ngen, du Plattenberg (ardoise de Glaris), principalement des poissons, etc. On y voit aussi les collections archéologiques de la Société des antiquaires, entre autres des antiquités lacustres.
Les autres institutions publiques ou curiosités privées de Zurich sont : la
bibliothèque cantonale (24000 vol.)-
la bibliothèque des sciences naturelles
Monument de Gessner.
(10 000 vol.) le musée zoologique, dans les bâtiments de l'Université; — le jardin botanique, où sont conservés les herbiers de Gessner et d'Hegetschweiler ; — la collection anatomique de l'école supérieure ; — des collections particulières (entomologique, minéralogique, de tableaux); — les collection* de la Société des artistes dans le Kunstg^breude.
En 1832-33. une Université a été établie à Zurich. Parmi ses professeurs, on compte plusieurs hommes de talent chassés d'autres contrées pour leurs opinions politiques. Enfin, mentionnons aussi le gymnase, \école industrielle, construite de 1861 à 1864 par le professeur Seraper (belle vue de la Terrasse), le Polytechnicum (École polytechnique), Vinstitui des sourds-muets et le Muséum littéraire, où les étrangers sont admis sur la présentation d'un membre.
Zurich possède deux sociétés, la Société dliisloire nationale, qui envoie régulièrement ses rapports à la Société générale, et la Société pour les antiquités nationales, qui a créé un musée et publie régulièrement des mémoires importants.
Promenades. — Excurslom.
Zurich et ses environs offrent un grand nombre de promenades et d'excursions. Dans la ville, les promenades les plus fréquentées sont :
Le Bastion du Chat (Katz-Bastion), plate-forme élevée, autour de laquelle a été créé un jardin botanique depuis que les fortifications qui l'entouraient , et dont elle faisait partie, ont été démolies (bustes de Candolle et de Gessner). On y découvre, surtout au coucher du soleil, une vue délicieuse sur la ville et les rives si riantes et si peuplées de son beau lac, jusqu'aux Alpes de Glaris, d'Uri et de Schwyz, parmi lesquelles on distingue le Glarnisch, le Reiseltstock, le Pfannstock, le Drusberg, le Bifertenstock , le Tœdi, les Clarides, le Scheerhorn, la Windgelle,
les Mythen, le Bristenstock , TUri- Rothstock ; au-dessus de l'Albis, les montagnes d'Engelberge* Tletliberg.
La Promenade haute (Hohe-Promenade) , sur la rive dr. de la Limmat, où un monument a été élevé au com positeur H. G. N&geli, né en 1773, mort en 1836. — A g. est le cimetière abandonné de Saiute-Anne qui ren ferme le tombeau de Lavater ;
Le Lindenhof, terrasse plantée d'arbres, et élevée de 40 mèt. au-dessus de la Limmat, où se trouvait jadis le Palatium (palais des comtes et des gouverneurs impériaux), et où, pendant les ix" et x" s., les tribunaux tenaient leurs séances publiques. La loge des francs-maçons y a été construite en 1851 ;
La Plats, qui s'étend sur la rive g.
de la Limmat jusqu'au confluent de la Sihl, et où l'on remarque le menu ment de Gessner (1788) ;
La Bauschanze, ancien bastion, lie entourée de parapet* et reliée à la terre ferme par un pont (belle vue) ;
Les plantations faites derrière, Thétel de ville, etc.
Les deux rire* du lac et les hau teurs qui dominent la ville sont parsemées de délicieuses maisons de campagne, d'excellentes auberges, et sillonnées d« nombreux chemins ou sentiers qui présentent les promenades les plus agréables et les plus variées, les points de vue les plus ravissants sur le lac, sur les montagnes et sur les Alpes, ainsi que sur la belle plaine qui s'étend du côté de Badcn. Les dimanches et les jours de fête, pendant la belle saison, les Zuricois vont de préférence : — au S., au Seefeldgartcn (15 min.); — au Tiefenbrunncn (10 min.) ; — à 112., au Sonnenberg (30 min.); à la Stefjfans burg (:J0 min.) , au SchlcBtsli (30 min.) ; — à 1*0., à la Bùrqlùerrassr (15 min.); — au N. E., à la Weid (1 h.) ; — au N. O.. sur le Kasferberg, auberge très-fréquentée, belle vue; — et au S. 0.,auHceckler{lh.)
Les excursions plus éloignées sont
[ROUTE 193] ZURICH. — GELTBRKINDEN.
indiquées aux R. 167, 191, 196, 211, 212, 213, etc., à Pexception de l'ascension de l'Uetliberg. Le Hùtliberg ou Uetliberg est le
point culminant de la chaîne de l'Albis, situé à l'O. de Zuricb (R. 167).
Du sommet (464 met. au-dessus du lac et 873 mèt. au-dessus de la mer) , on découvre une des plus belles vues de toute la Suisse (panorama gravé par Keller). On y trouve une bonne auberge où l'on peut passer la nuit.
De Zurich au sommet, on ne compte que 1 h. 25 min. On peut aller en voiture (30 min.) jusqu'à l'Albisgûti, d'où 45 min. suffisent pour monter à l'auberge. Di\ers chemins y conduisent. Le plus fréquenté traverse le pont couvert sur la Silil, passe à Wiedikon, et monte (30 min.) à l'Ai bisgûti (cheval 4 fr., 6 fr. aller et retour). où il cesse d'être praticable pour les chars ; — 35 min. suffisent pour s'élever de l'Ai bisgûti (suivre le sentier le plus battu) sur l'arête, où un monument a été élevé à la mémoire de M. Dûrler de Zurich (qui avait fait l'ascension du Tœdi. et qui mourut en 1840, victime dune imprudence) ; de ce point un tfagne aisément le sommet en 15 min.
Le panorama de T Uetliberg embrasse toute la chaîne des Alpjs, depuis les montagnes du cant n d'Appenzell jusqu'à celles du canton de Berne; le lac de Zurich presque tout entier, Zurich, la vallée de la I.immat, et la plus grande partie des cantons de Zurich, d'Argovie , de Thurgovie ; le Jura, depuis le Gestler jusqu'au Lœgerberg et au Hoh-Kanden, et pardessus ces deux chaînes, le Ballon d'Alsace et les plus hauts sommets des Vosges; le Feldberg et le Bœlchen, dans la Forèt-Nuire; les Hohentwiei, Hohenhœwen et Hohenstoffeln, dans la Souabe.
Si Ton ne veut pas reprendre le même chemin , on peut ou revenir à Zurich, soit par le château de Manegg et l'auberge du Hœckler. soit par l'auberge de Neuhaus et Alhisrieden,
ou regagner par le château de Baldent (1 h.), en suivant l'arête de la montagne, l'auberge de l'Albis (1 h.), où l'on rejoint la R. 167.
De Zurich à Bâle, R. 19! ; — à SchafTbouse . R. 197 ', — à Berne , R. 128 ; — à Locerne, R. 167 ; — à Constance , R. 19» ;
— à Watd, R. ai i ; — à Bauma , R.2H;
— à Saint-Gatl.R 201 ; — à Coire,R. 211;
— à Glaris, R. vis; - à Schwyz, R.212:
— à Einsiedeln, R. 213.
N. B. Pour le lac de Zurich, V. laR.2i.
DE BALE A AARAU.
A. Far la Schaûnatt.
Chemin de Ter, route de voitures et route de petits chars.
DE BALE A S»SSACH.
20 kil., 4.-7 convois par jour. — Traje en 50 min. — Prix: 2 fr. 20 c, l fr. 55 c, lfr. 10 c. — V. R. 208.
DE SISSACH A OLTINGEN.
2 1.2/8. — Route de voitures. — Trajet en t h. pour l fr.
On remonte la belle vallée qu'arrose l'i rgolz, et qui s'appelait autrefois le Sissgau.
20 min. Bœckten.
20 min. Gelterkinden, v. de 1673 hab. réf., à 1 h. duquel on peut visiter les ruines du château de Farnsburg} d'où l'on découvre une vue magnifique (749 mèt.). Détruit par le tremblement de terre de 1356, rebâti par le comte Sigismond de Thiersleiu, assiégé sans succès par les Confédérés, en 1444 [V. Saint- Jacques, R. 191), ce château servit pendant plusieurs siècles de résidence aux baillis. Enfin, les campagnards bâlois s'en emparèrent et le démolirent en partie à la Révolution.
30 min. Tccknau.
30 min. Wenslingen.
20 min. (21.3/8.) Oltingen,v. de 544
646 D'AARAU A LUCERNE, A
liab. réf. , près duquel on peut visiter la grotte profonde de Bruderloch.
O'OLTINGEN A AARAU.
2 h. 30 min. — Chemins de piétons et route de chars.
D'Oltingen, on atteint, en 40 min., le col de la Shafmatt, à 767 met.
(limite des cantons de BAle et de Soleure), montagne couverte de bois et de pâturages, située entre l'Unter- Hauenstein et la Geissfluh (963 mèt.).
Son plus haut sommet, la Guge, domine Stûsslingcn. On fait des cures . de petit-lait au chalet. Le sentier, trèsfréquente, qui la traverse, offre de beaux points de vue sur la vallée de l'Aare, les cantons de Soluure, de Bâle, d'Argovie et la chaîne des Alpes. 11 aboutit directement à Ober-Erlisbach. Le chemin de chars, un peu plus long, traverse (15 min.) J{o/ir, et (30 min.) Stùsslingen . village à 30 min. à l'O. duquel on aperçoit le village et le hain de Lostorf, et le château WartenfeU (belle vue).
15 min. Xieder-Erlisbach (hôtel :
Lœwe). I/Erzbach forme les limites des cantons de Soleure et d'Argovie.
30 min. Aarau (R. 1£)1).
B. Par la Staffeleck.
toi. 6/8. — Route de voitures.
7 1. 4/8. De BAle à Frick (R. 191).— 15min.onlaisscàg.laroutedeZurich.
—20 min. Ueken.— 15 min. Ilerznavh.
15 min. Denschbureu (aub.), v. de 1059 hab. réf., situé sur le flanc N. de la Staffeleck, où l'on voit encore les ruines du vieux château d'Urgiz.
Au delà de (15 min.) la ferme de Asp, on atteint (15 min.) le point culminant de la Staffeleck (023 mf t.) où s'exploitent descarrières de gypse, et, au delà d'un étroit défilé, on découvre une belle vue sur la chaîne des Alpes. — On descend à (45 min.) KiUtigen (bonne aub.), v. de 1R66 hab. réf., au-dessus duquel les ruines du château de Kûngstein couronnent le sommet du Renkenberg. — 25
ZUG, A ZURICH. [ROUTE m]
min. plus loin on remarque sur une éminence plusieurs villas, les beaux établissements du jardinier Zimmermann et la villa de Henri Zschokke mort en 1845. — On traverse l'Aare sur un pont suspendu.
30 min. Aarau (R. 191).
ROUTE 19k.