‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 620 sur 865 · APPENZELL, LE · texte numérisé non relu

APPENZELL, LE

WEISSBAD, ETC. [ROUTE 206]

treizième par l'ordre de son admission dans la Confédération ; le dix -neuvième par son étendue (7 mil. 1/2 carrés : 4,8 les Rhodes extérieures, «2,7 les Rhodes intérieures) ; le seizième par sa population : 60 431 (48431, Rhodes extérieures, et 12000, Rhodes intérieures). Les Rhodes eztérieures professent la religion réformée, les Rhodes intérieures la religion catholique. Ce canton parle la langue allemande. Sa plus grande longueur est de 5 h., sa plus grande largeur de 4 h. Il est enclavé dans le canton de Saint-Gall.

D'Appenzell à Saint-Gall , R. 205; — à Gais, R. 205 ; — à Urnœsch et à Herisau, R. 205; — dans leRheinthal, R.207;— à Rorachach, parTrogen, R. 20».

Le Weissbad.

45 rain. d'Appenzell au Weissbad.— Route de chars.

Pour aller d'Appenzell au Weissbad, on remonte dans de belles prairies la rive g. de la Sitter que l'on traverse près de la chapelle de Sainte- Anne. On passe devant les hôtels Sitterthal et Rœ'ssli, et. après avoir franchi le Schwendibach, on arrive au Weissbad (bains et établissements pour les cures de petit-lait; on y reçoit fort mal d'ordinaire les touristes qui ne viennent pas y faire un long séjour), situé à 820 met., à la base N. E. de TEbenalp. sur la Sitter, formée par les trois torrents Baeren, Schwendi et Weissbach. De tous les bains de la Suisse, le Wreissbad est peut-être celui qui offre dans ses environs le plus grand nombre de promenades et d'excursions intéressantes.

Les eaux n'ont, à ce qu'il parait, aucune propriété particulière.

Le Wildkirchli et l'Ebenalp.

1 h. 45 min.— 2 h.— Guide, 1 fr. 50 c.

Pour monter du Weissbad au Wildkirchli, on traverse d'abord de belles prairies ; on gravit ensuite une petite colline, d'où l'on voit à g. la vallée de Schwendi, puis on monte par des prairies et des pâturages à la belle atpe de Bommen (1 h. 30 min.) , et de

là, contre une paroi de rochers, aux chalets Msc}ier (aub. sur Sonne), où le chemin se bifurque. Celui de g.

conduit sur l'Altenalp, celui dedr.

mène directement à l'Ebenalp. Le premier est le plus commode. Il vient aboutir à un pont de bois jeté sur un abîme de 56 mèt. de profondeur.

Trente pas au delà de la porte placée à l'extrémité de ce passage se trouve, à 1535 met., l'ancien ermitage, devenu un cabaret pendant l'été, de Wildkirchli, qui se compose d'une grotte naturelle transformée en chapelle, à côté de laquelle est un petit clocher, puis d'une seconde grotte de plus de cent pas de circonférence et servant de cave. Derrière la demeure de l'ancien ermite s'ouvre une troisième cavité, la plus grande de toutes, à l'extrémité de laquelle conduit un passage étroit, de 200 pas de longueur, de 60 pas de largeur et de 3 mèt. environ de hauteur. Ce passai est obstrué de blocs de rochers douchés de la voûte et qu'il faut parfois escalader. 11 aboutit à une porte d'où l'on découvre une vue magnifique De là on peut atteindre en 15 min. le sommet de la montagne de l'Ebenalp L'ermitage fut construit en 1656, p*r un nommé Paul Ulmann, qui dédia la chapelle à l'archange Michel. 11 s'y célèbre toutes les années un service religieux, suivi d'une fête pastorale.

Vue de la vallée, l'Ebenalp (on désigne sous ce nom une des plus belles alpes communales des Rhodes intérieures, formant l'extrémité de la chaîne septentrionale de l'Alpstein) ne parait être qu'un pic nu et escarpe; mais son sommet, plat et incliné vers le N., est couvert de gazon et abonde en plantes alpines. On y trouve un enfoncement en forme d'entonnoir, de 16 mèt. de circonférence, appelé le Wetterloch, et qui renferme toute l'année de la glace et de la neige. Du point culminant (2 h. du Weissbad).

haut de 1600 mèt., on découvre toute la Suisse orientale, le lac de Constance, une grande partie de la

[ROUTE 206J LE WILDKIRCHLI. — LE KAMOR. 689

Souabe et les Alpes; à ses pieds, on aperçoit le lac Seealp, la gorge du Schwendibach , et le cours sinueux de la Sitter.

Divers chemins ramènent de 1T2benalp au Weissbad, mais on redescend ordinairement par celui que l'on a suivi en montant. Le plus intéressant se dirige au S. E., traverse les pâturages de Garlen , pu s l'alpe Tauenen, située dans une gorge profonde, et passe à côté de la belle cascade de Leuerfall, haute de 25 met., d'où lh. 20 min. suffisent pour atteindre le Weissbad.

La Kamor ( 3 h.

45 min. ). — Le Hoher Kasten

On monte, à travers des prairies, du Weissbad au (30 min.) hameau de Brùlh'sau (hôt. Krone), puis, par le hameau de Rossberg , à l'alpe Sotl (1 h.), riche en plantes rares , et dominée par la Kanzel et la Stauberen. Là le chemin se bifurque : celui de dr. mène dans la petite vallée de Saemtis; celui de g., assez escarpé, monte en 1 h. 45 min. au Kamor , au .pied duquel a été bâtie une auberge, à I h. au-dessous du point culminant.

Le Kamor (1617 mèt.) est une montagne de la chaîne orientale de l'Alpstein, qui sépare le canton d'Appenzeil du Rheinthal ; escarpée du côté de l'E., elle descend en pente douce

couverte de nom-

Le Wildkirchli.

du

côté de l'O

SUISSE

breux chalets. Comme elle ressemble, par sa constitution géologique, aux montagnes du Vorarlberg , situées vis-à-vis, on présume que le Rhin s'est frayé un passage entre elles, à la suite d'une grande convulsion du globe. Outre plusieurs petites grottes renfermant du lait de lune et du tuf, on voit, non loin du sommet, le Weiterloch, cavité de 1 mèt. de large et d'au moins 195 mèt. de profondeur,

à en juger par le temps que les pierres que l'on y jette mettent à parvenir au fond. Au S. E.

du Kamor, s'élève le Hoher- Kasten ( 1799 mèt.), sommité arrondie, taillée à pic de trois côtés et accessible seulement par le Kamor, éloigné de 15 min. Ces deux montagnes présentent une vue que quelques personnes préfèrent à celle du Rigi. Le panorama embrasse la Suisse orientale, le lac de Constance , le Rheinthal, une multitude innombrable de montagnes dans le Vorarlberg, leTyrol, jusque près de la Carinthie, et une partie de la Souabe.

Au S. et à l'O., s'élèvent les trois chaînes de montagnes de l'Appenzell.

Celle du S. s'étend au-dessus du Rheinthal, deSax et de Gambs, et renferme, indépendamment du Hoher- Kasten, le Karaor, la Stauberen, la Kanzel, le Furgglenfirst et la Frûmseralp; la deuxième chaîne calcaire commence à l'Alpsiegel aux larges

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