‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 621 sur 865 · APPENZELL, LE WEISSBAD, ETC. [ROUTE · texte numérisé non relu

APPENZELL, LE WEISSBAD, ETC. [ROUTE

flancs, et se prolonge par le Bogartenfirst, la Marwies, la Wideralp, le Hundstein, les Thûnne, jusqu'à l'Altmann et à la Krayalp ; enfin la troisième, située au N., commence à l'Ebenalp, au-dessus du Wildkirchli, et s'étend vers le S. O., par le Schaefler, l'AUenalp , l'Œhrli, le Haut et le Bas-Messraer, dont les pics sont connus sous les noms de Hangeten, de MOrli et de Silberplatten , jusqu'au Saentis. Le chaînon de la Rossmaad, qui la sépare de la seconde chaîne, s'étend jusqu'à la Seealp.

On peut redescendre au Weissbad par le lac et la vallée de Saemtis (R. 208). Si l'on ne veut pas revenir au Weissbad, on peut redescendre dans le Rhcinthal, soitàSennwald (R. 202) en 3 h. 30 min., soit à Lienz (même route et môme distance), soit à Rûti (chemins roides et difficiles à trouver sans guides), soit enfin, en faisant un j grand détour, à la station d'Ober- 1 riedt (3 h. à la montée) par l'Obcr Kainoralp, les chalets de Frasen, Diepoldsauer, Schicamm, Strœssli, Kienberg, Freienbach, le ham. de Freienbach et Rehhag.

L'AItmann (Alias Mous).

7 h. env. : 12 h. aller et retour. — Course difficile.

On suit jusqu'à la Scheidegg, qui sépare le Faehlensee de la Krayalp, le chemin indiqué et décrit dans la route 208, de Wildhaus au Weissbad (3 h. 45 min.). De là, on monte à dr., aux chalets Hardern (15 min.), puis, dépassant le Wilde Seelein, on gravit des débris de rochers et des champs de neige escarpés (1 h.) jusqu'à l'arête qui réunit le SaeDtis àVAltmann (2435 met.), accessible seulement d'un côté et d'où l'on découvre une vue semblable à celle du Saentis (F. ci-dessous), mais plus limitée à l'O. — On îpeut redescendre par les Kellen à la Meglisalp, d'où un sentier descend à la Seealp, dont les chalets sont épars sur le bord du lac ( V, ci-dessous).

On désigne sous le nom d Alpstein, l'extrémité septentrionale de la ramification des Alpes qui, depuis le lac de Wallenstadt, se dirige auN.

entre le Toggenburg, Sargans et Sax.

et termine à l'E., par le Kamor, la chaîne suisse. Ce chaînon a 6 lieues de l'O. à l'E., et 4 lieues du S. au N. On donne le nom de Saentis à sa plus haute montagne, placée au poiut de jonction de ses différentes chaînes. Cette montagne a deux sommets séparés par un glacier de 10 min. de long. Ses flancs sont nus.

escarpés et entrecoupas de précipices; le versant méridional appartient au Toggenburg, le versant oriental aui Rhodes intérieures, les versants septentrional et occidental aux Rhodes extérieures. Le sommet septentrional (236? mèt.) s'appelle Gyrenspitz (de Geyer ou Gyr, vautour). Le sommet méridional est le Saentis proprement dit, appelé quelquefois le grand Meomer, et de forme pyramidale : sa hauteur est de 2504 met. Son ascension, assez pénible, n'offre aucun danger et peut se faire, soit de Alt Sanct-Johann ou de Wildhaus, soit du Weissbad ou d'Urnaesch. On y découvre un panorama magnifique (des si né par M. Studer, de Berne) sur U Suisse septentrionale et orientale, le lac deConstanceet les Alpes du Tyrul.

des Grisons, de Glaris, d'Uri, d'Cnterwalden, de Schwyz et de Berne.

En 1832, M. l'ingénieur Buchwalder, étant monté sur le Saentis pour y faire des opérations trigonométnques, eut son domestique tué à ses côtés par la foudre, et il fut aussi fortement atteiut à la cuisse.

Deux chemins principaux conduisent du Weissbad au Saentis.

Le premier et le plus commode (6 h.) passe par Schicendi, ham. situé à l'entrée du vallon du même nom :

— près du Rachentobel, on remarque un rocher isolé, couronné jadis d'un château. — Remontant alors la

[ROUTE 206J L'ALTMANN.

rive dr. du Schwendibach , on s'élève, d'abord à la base S. de l'Alpsigel, puis au pied des parois de la Mandes, par

la Hûttenalp, et au-dessus des parois uscarpjes qui dominent la Seealp jusqu'à la (3 h.) Meylisalp (H80 mèt.),

— LE S.KXTJS.

riche en fossiles et en plantes et ou Ton peut passer la nuit dans des chalets. A l'u. de la Meglisalp s'étend

(30 min.) la Milchyrube, plateau couvert de neiges éternelles et par lequel on monte au Sajntis. Au S., s'ou-

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