ROUTE 211] LE LAC DE WALLENSTADT. — MEILEN
Seez, descendu de la vallée de Weisstannen, est le plus considérable , lui amènent les eaux d'une enceinte de montagnes de 12 lieues de long sur 4 à 5 de large. La Linth, qui y entre à Wesen, en ressort presque aussitôt sous le nom de Maag. La navigation en est dangereuse par le mauvais temps, car, du côté du N. on ne peut débarquer qu'à BaHtlis et à Quinten.
Le vent d'E. souffle tous les matins, le vent d'O. tous les soirs. Le UœUliser, qui vient duN. en passant pardessus les rochers escarpes dulîaettlis, est le vent le plus redouté.
(Rive dr.) De nombreuses cascades tombent dans le lac du haut des rochers escarpés qui le bordent au N. ; mais les torrents qui les forment sont malheureusement presque toujours taris en été. Les plus belles, pendant la saison des pluies ou de la fonte des neiges, sont celles du Beyerbach, au-dessus de laquelle est situé le village d'Ammon (R. 216), et plus loin le Berenbach (519 met.). Le village de Quinten y ancienne station romaine, à l'issue d'une gorge, est le seul que Ton trouve sur cette rive au delà de Berenbach. La vigne y produit un vin estimé, et des sentiers diliciles le font communiquer avec Wesen et Wallenstadt. Quant aux montagnes escarpées et nues qui se dr essent au N., on leur donne de ce côté les noms de Bœttliser, Wattstock, Ammon,Speerkamm, Quintenberg, Gaach, Jooseu, Schwalbiskamm et Ochsenkamm. Ces aiguilles chenues sont nommées les Sieben Churfirsten (F. R. 203).
(Rive g.) Près de Wesen , on remarque les monts Wallenberg, Gofelstalden, et la verte montagne de Kerensen. — Plus haut, on aperçoit les sommités chauves du M ûrtschenstock, et plus au S. , les forêts qui couvrent les montagnes de Murg, de Quarten et de Terzen. Une des cimes du MQrtschenstock est percée d'un trou d'une grandeur considérable, au travers duquel le soleil envoie quelquefois ses rayons sur le lac.
(Pour la description de la rive méridionale, F. ci-dessous.)