‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 636 sur 865 · DE ZURICH A RAPPERSCH YL · texte numérisé non relu

DE ZURICH A RAPPERSCH YL

6 h. — Pas de service public.

On traverse d'abord, au delà d'un magnifique faubourg, unelongue ligne de charmantes maisons de campagne, puis des champs admirablement cultivés, d'où l'on découvre le lac, et à l'horizon les Alpes de Glaris et d'Uri. On aperçoit : à g., sur une colline, l'église de Neumunstef, Riesbach et Zollikon; à dr., la pointe alluviale de Znnchharnjx l'embouchure du Wildbach, qui l'agrandit de jour en jour.

1 h. 15 min. Kùssnacnt (hôt. die Sonne, avec bains, Stern) ('2602 h. r.).

30 min. Erlenbach (hôt. Kreuz), v. de 936 hab. réf.; vin renommé, jolie cascade appelée llanqgiessen. — Belles maisons de campagne de Mariahalden et de Schipf.

30 min. Herrlibery (hôt. Rabe), v.

de 1040 hab. réf.

45 min. (3h.env. de Zurich) Meilen (hôt. : Lœwe, Sonne), v. de 3180 hab. réf., dont l'église gothique fut bâtie à la fin du xv* s. Le sommet d une colline voisine porte encore des ruines du manoir de Friedberg.

Ascension du Pfannenstiel (737 mèt., belle vue sur le lac de Zurich).

10 min. Obermeilen, hameau.

Pendant l'hiver de 1853 à 1854, le lac de Zorich descendit à un niveau qu'il n'avait paa encore atteint : une large grève fut mise à sec par le retrait des eaux, et les riverains en profitèrent pour établir commodément des digues destinées à protéger contre le retour des eaux les terrains qu'elles venaient d'abandonner. A Obermeilen, on exhaussa le terrain nouveau au moyen de matériaux enlevés à la grève en avant de la digue , et l'on fut fort surpris de découvrir sous une première couche de vase et de gravier , de 3o à 60 cent, d'épaisseur , des têtes de

pieux, des bois de cerfs et des ustensiles variés (haches, coins de pierre, masses de pierre, spatules, aiguilles d os, poinçons, manches de cornes de cerf, défenses de sanglier, dents d'ours, massues de bois de chêne , vases en terre , etc.) en grande abondance. Ces objets étaient ensevelis dans une couche argilo -sableuse noirâtre, de 65 cent, d'épaisseur, reposant sur une couche argileuse jaune , dans laquelle étaient enfoncées les pointes des pieux. En janvier 1854, M. ^ppli, régent d'Obermeilen , communiqua cette découverte à la Société d'antiquités de Zurich , et lui envoya un grand nombre d'objets recueillis par les ouvriers occupés aux travaux. M. le docteur Kcller se transporta sur les lieux et consigna dans un mémoire, publié par la Société d'antiquités, le résultat de ses recherches sur les curieux spécimens de l'industrie htfniaine qu'une découverte aussi inattendue venait de mettre à sa disosition. Il conclut que leurs propriétaires abitaient , comme de nos jours encore certains insulaires de la côte de la Nouvelle-Guinée, des maisons de bois construites sur pilotis à une certaine distance du bord du lac. On conçoit qu'à une époque où les bêtes sauvages abondaient, et où probablement les habitants disséminés avaient à craindre les incursions de tribus ennemies, des habitations placées audessus de l'eau durent offrir ? outre de grands avantages pour leur défense , des facilités pour la pèche. Dans l'opinion de la plupart des antiquaires, ces demeures furent détruites par des incendies, de sorte que tout ce qui tomba dans l'eau , après avoir échappé au feu , put se conserver entre les pieux. On a cru d'abord que les habitants de ces baraques aériennes étaient d'origine celtique , mais il est certain qu'une race plus ancienne, et encore inconnue , a dû coloniser les bords des lacs de la Suisse. A Obermeilcn, près d'Yvcrdun , de Nidau , dans les tranchées des chemins de fer , on a découvert deux étages superposés de pilotis , bâtis évidemment à des périodes différentes, et entourés de débris d'origines diverses. Les pilotis de l'étage inférieur appartiennent sans aucun doute à l'âge de pierre , ceux de l'étage supérieur datent de l'époque désignée par les archéologues sous le nom d'dge de bronze. D'après M. Frédéric Troyon , les peuples sauvages , qui n'avaient pour armes que des haches de pierre et des flèches de silex, ont été exterminés par une race victorieuse possédant des armes de bronze , et celle-ci , à

son tour, a dû céder aux Celtes , dont les lances et les glaives étaient en fer. (F. Concise, R. 16, Nidau, R. m.)

20 m. Uiikon, v. de 1090 hab. réf.

Belle vue près de l'église.

15 min. Mannedorf (hôt. Lœwr), v. de 2444 hab. réf.

40min. Stœfa(hôt. : Sonne, Lœwe), v. de 3826 hab. réf. Goethe le choisit deux fois pour sa résidence. Belle église, maison de pauvres, belle école, agréables promenades, points de vue.

Kn 1794, SUefa manifesta, le premier, le vœu d'une réforme politique:

mais ses habitants furent vaincus, el leur chef, nommé Bodmer, périt a Zurich sur Téchafaud.

15 min. Kehlhof.

21 min. Vrifam.

15 min. à dr., Schirmensee.

10 min. Feldbach, ham. Belle vue du Schwesterratn. On quitte (5 min.) le canton de Zurich pour entrer dans k canton de Saint-Gall.

40 min. (6 h. 2 p. 1/8 de Zurich) Rapperschwyl (F. ci-dessjus).

De Rapperschwyl à Coire (F. ci-de>sous.)

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