‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 640 sur 865 · DE ZURICH A COIRE · texte numérisé non relu

DE ZURICH A COIRE

plang (Grapa longa) , possédé longtemps par la famille Tschudi de Glaris et le célèbre historien de ce nom.

Le chemin de fer traverse la Seez sur un pont en fer de 18 mèt.

92 kil. 1/2 Flumtj v. de 2515 hab.

en th., situé près de la jonction du Schilzbach et de la Seez, possédant un hôtel de ville curieux, et, dans son église, les tombeaux des Tschudi de Grœplang.— La chapelle Saint-George, sur un rocher, attire les regards.

On laisse à g. Hochwiesen , Halbmyl et Ragnatsch, situés au milieu de prairies marécageuses à la base de la Kammegg.

100 kil. Mels.b. de 3462 hab. cath., avec Weisstannen, village situe à 3 h.

all s. E., au milieu des montagnes, sur la rive g. do la Seez, qui descend du Weisstannenthal. 11 possède, outre une belle église, un couvent de Capucins, une: verrerie et le vieux château restauré de Nydberg.

A Matt et à Elra dans le Sernfthal , par Weisstannen, le Riesetengrat et le col de Ramin, R. 226.

103 kil. Sargans (hôt. : Hirsch, Lcewe, Krone), V. de 1035 hab. cath., située à 485 mèt. entre le Rhin et la Seez, à la jonction des chemins de fer de Zurich et de Rorschach, au S.

E du Gonzenberg (1833 mèt.), sur lequel s'exploite avec profit une mine de fer. Le château, ancienne résidence des baillis suisses, est bâti au sommet d'un rocher de marbre. On y découvre une vue magnifique sur toute la vallée, longue de 6 1. et large de 3/-'< de 1. ; sur le lac de Wallenstadt d'un côté et de l'autre sur le Rhin ; enfin, sur les groupes de montagnes dont on est entouré de toutes parts, et principalement sur les formes déchirées du Rhaetikon, au delà du Rhin, la Calanda et les aiguilles des vallées de pfceflers et de Weisstannen en face.

Comme le niveau de la Seex, qui se rend dans le lac de Wallenstadt , n'est que de G mèt. plus élevé que celui du Rhin , et que le fleuve n'est éloigné de la rivière

que d'environ deux mille quatre cents mètres, il ne serait pas impossible que te Rhin ne changeât un jour de direction , et ne passât par les lacs de Wallenstadt et de Zurich, au lieu d'aller se jeter dans celui de Constance. En 1618, à la suite de fortes ploies, il eût priB cette route nouvelle (son ancien cours , selon les géologues), si les habitants ne se fussent empresses de construire des digues pour arrêter ses débordements.

De Sargans à Matt, par le Riesetengrat, et 4 Elm, par le Ramin, R. 226.

On laisse à g. le chemin de fer de Saint-Gall (R. 202) , pour se diriger en droite ligne au S. E. . à travers une belle plaine entourée de hautes montagnes parmi lesquelles on remarque les Grauen-Hœrner au S., te Flaescherberg et le Falknis à l'E. , puù on passe devant une cascade et près des ruines du Freudenberg , ancien château de l'Autriche, pris et brûlé en 1 437 par les paysans et les Zunco». et acquis en 1460 par les Confédéré*.

148 kîL Ragatz (hot. Hof-Ragati l'ancienne maison de plaisance dereligieux de Pfaefiers, transformée en établissement thermal, contenant un grand nombre de chambres et de baignoires, et parfaitement située. L'eau minérale y est amenée par des canaui de bois de 4 kil. de long. Elle consens encore une température de 34 à 3^ cent.) — Tamina ; — F reieck ; — Sthxfte; — appartements meublés; — vei tures à 1 cheval pour les bains.)

Ce bourg, de 1601 hab. cath., «t dominé par les ruines du Nydberg.

et bâti à rentrée de la gorge d*ou sort la Tamina, et dans laquelle se trouvent les bains de Pfaeffers (R. 227) , une des principales curiosités delà Suisse (1 h seulement).

Dans le cimetière de Ragatz, situe derrière l'église, on remarque le monument que le roi de Bavière a fait élever au célèbre philosophe Scheir lingt mort à Ragatz en 18M, pendant un voyage en Suisse. Les environs offrent un grand nombre d'excursion* intéressantes. On peut aller visiter

DE ZURICH A COHIE.

outre les bains de Pfaeffers, les ruines du Freudenberg (15 min.), celles du Wartenstein (20 min.), le Mont-Tabor (45 min.), — ou faire l'ascension du Pis Alun (2 h.), du Fasanenkovf (3 h.), du Monte-Luna (4 h.), delà Calanda (6 h.), du Falknis (4 h.), du Gonzen (3 h.), etc.

On traverse le Rhin sur un pont couvert, en bois, jeté en aval d'une île de sable. A g., on remarque une vieille tour carrée.

150 kil. Mayenfeld (R. 228).

De Mayenfeld à Bregenz, R. M8.

Après avoir laissé à g. Jenins (bons vins de Kompleter) et Malans (château de Bodmcr), on franchit la Landquart sur un pont en fer.

155 kil. Landquart, station. Igis se montre à g. De l'autre côté du Rhin, on voit Unterratz, v. de 1065 hab. mixtes, sur une terrasse à la base de la Calanda.

159 kil. Users, (hôt. Krone) v. de 1068 hab. mixtes , au delà duquel on laisse à g. la belle résidence épiscopale de Molinara. Li vallée se rétrécit; on se rapproche du Rhin, sur la rive g. duquel se montrent les vieilles tours ruinées de Liehtclistcin et de Haldenstein ; on laisse à g. Trimmis, v. de 849 hab. mixtes, on dépasse la poudrière, la maison des orphelins et le village de Masans avant d'atteindre

169 kil. Coire, en ail. Chur, en ital. Coira, en rom. Quoira ou Cuera (hôt. : Lukmanier, à l'entrée de la ville en arrivant par le chemin de fer, propre et recommandé, Steinbock, très-bon, Freieck, Weisses Krens , Stern et Rother Lance. — Cafés : à l'hôtel Lukmanier y Lœwe. — Bains Schmid), — chef-lieu de la Juridiction de ce nom et du canton des Grisons, est une ville de 6978 hab., dont 1614 cath., située, à 673 met. au-dessus de la mer, dans une vallée fertile et entourée de hautes montagnes, au pied du Mittenberg et du Spontiskopf, à une demi-lieue en amont du confluent du Rhin et de la Plessur, rivière qui

baigne les murs de la ville, et que traverse un beau pont en pierres. Un canal de dérivation fait mouvoir, dans l'intérieur, des moulins et des scieries.

Coire, siège d'un évôché , se divise en ville haute et en basse ville. La ville haute, ou Cour épiscopale, Bischœflische Hof, est ceinte de murailles, sur une colline à TE. On y entre par la vieille porte Amburg.

Sur une place, ornée d'une jolie fontaine moderne (1860) construite dans le style gothique, s'élèvent la cathédrale ou Véglise de Saint-Luciut et le palais épiscopal. D'après la tradition, la cathédrale occupe remplacement d'un temple romain, détruit au in* s. ; les statues des quatre évangélistes, supportées par des lions, qui sont placées de chaque côté de U grille, en avant du portail occidental, et quelques sculptures de la crypte, passent pour des restes de l'église construite à cette époque. A droite de portail, on voit encore des peintures.

On attribue à l évéque Thello, mon en 773, la partie la plus ancienne de l'édifice actuel, dont l'architecture est toute romane. — La tour du nord a été reconstruite en 1830. — Le portail principal, qui a les formes arrondies de l'architecture byzantine, est décoré d'un rang de colonnes dont les chapiteaux sont assez bien sculptés. — La longueur totale (k l'intérieur, dont l'axe n'est pas droit, est de 56 met.; la nef du milieu a 37 mèt. de long et 20 mèt. de haut, on remarque les sculptures antiques des chapiteaux de ses colonnes. Dan* le bas côté méridional , se trouve à dr. en entrant, le beau sarcnphayr en marbre rouge de l'évêque Ortlieb de Brandis, près duquel une pierre, portant l'inscription suivante : Ad libitum episcoporum MDLII, indique lentrée du caveau funéraire des évêques, construit par l'évêque Joh.

Flugi VI. L'autel de la chapelle des chanoines est établi sur un autel romain fort curieux. Les autres cha-

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