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pelles, décorées avec un mauvais goût déplorable, renferment d'horribles peintures, mais la Madone et l'enfant, qui décore le premier autel, est de Stumm, un des élèves de Rubens; on attribue à Holbein le jeune , le tableau le plus bas du retible de la chapelle St-Laurent, représentant ce
saint étendu sur le gril (chapelle à dr. au fond); les six i etiLs tableaux qui l'entourent, sont de Relier, de Lucerne; enfin, un tableau estimé d'Albert Durer (le chemin du Calvaire) , orne le deuxième autel de l'aile gauche. Une entrée basse conduit de la nef principale dans une
vaste crypte très-ancienne (v* siècle), appelée église des capucins. Il faut gravir, au contraire, quelques marches pour monter au chœur, ou église des chanoines, (19 mèt. de long et 13. mèt. de large), où l'on remarque je maître-autel, dont les belles sculptures sur bois sont de Jacob Hœsch,
sculpteur du xv* s., et deux tableaux de Holbein le jeune. Une croix d'argent habilement travaillée (du Sf siècle) renferme, assure-t-on, un morceau de la vraie croix. En outre, on montre aux étrangers, dans la sacristie, entre autres antiquités, les reliques de saint Lucius, de sa sœur
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Ernesta et de saint Placide, une chasuble du xi« s., etc.
Le palais épisropal est un édifice tros-ancicn (mais très- modernisé), une partie de ses murs datant du temps des Romains. Malheureusement ses fresques, qui représentaient des scènes de la Danse des morts, sont presque entièrement effacées. Les portraits des évêques et des Grisons célèbres offrent un certain intérêt historique. Quelques-uns ne sont môme pas sans valeur artistique ; celui de l'évôque Joseph (à g. de la porte de la chapelle du château), est d'Angelica Kauffmann, née à Coire en 1741. La chapelle épiscopale et les archives se trouvent dans la tour romaine Marsoil; l'autel de cette chapelle est orné d'un beau tableau d'un maître inconnu. Lcsarchives contiennent des documents des vm* et ix* s.
Vévêché de Coire est l'un des plus anciens de la Confédération. Il en fut, dans les temps modernes, le plus puissant et le plus riche. Le chapitre se compose de douze chanoines dont six habitent la Cour épiscopale, indépendante de la ville au triple point de vue de la politique, de la justice et de la police.
Au-dessus de la cour épiscopale, s'élève le séminaire Saint-Lusi d'où l'on découvre une belle vue, plus belle encore a U chapelle Saint-Lucius, située (45 min.) sur un rocher du Mittenberg, (un sentier escarpé mais ombragé y conduit).
Dans la ville basse, ou la ville, on peut visiter : l'église de Saint-Martin; le vieil hôtel de ville (vitraux du xvr» s.); l'hôtel du gouvernement; le château de Sainte-Marguerite; l'ancienne maison Schwarz, bâtie dans le goût italien , et jadis la résidence des envoyés étrangers; les hôtels des familles Salis, Cappeler et Y école cantonale (école normale) dont le cabinet d'histoire naturelle intéressera (le directeur est M. Théobild, auteur d'ouvrages estimés) les géologues et les minéralogistes, et dont la bibliothèque