‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 672 sur 865 · DE COIRE A ANDERMATT. [ROUTE · texte numérisé non relu

DE COIRE A ANDERMATT. [ROUTE

scholas, la Strima, qui sépare ce hameau de celui de Zarcuns.

10 min., Ruxras ou San-Gincomo (lx)nne aub. de YOberalp, chevaux de louage), est biUi à 1360 mèt. sur le Milar, que la roule y franchit dans un bassin où tombent quelquefois des avalanches du Crispait (3080 mèt.), éloigné pourtant de plus de 2 h. C'est peut-être à leurs ravages que R me ras a dû son triste nom, qui signifie en roman ruine. En 1749, une avalanche y emporta 23 maisons, 39 étables, 5 moulins, une scierie, 287 animaux et 100 personnes, qu elle entraîna en partie jusqu'au delà du Hhin. Des 100 personne^, 44 seulement furent retirées vivantes.

On traverse à Diéni le torrent de Giuf, descend u d u Pi z G tuf ('M >9K mèt) . dent l'ascension est facile (très-belle vue). Près de (10 min.) la tour carrée du château ruiné de Pultmenqa, le chemin se bifurque; celui de g., est le chemin d'hiver (V. ci-dessous), celui de dr., ou chemin d'été, monte par de riches prairies et le Bergli, sur une belle terrasse, d'où l'on découvre de beaux points «le vue, et où se trouve le hameau de Crispausa, en ail. Huhrhtufcl. Le sentier passe ensuite aux chalets de JUilez et de Scliurinas, avant de traverser une des plus hautes sources «lu Yordcrrhein, le Gnmerrhein, en roman Yala, et de remonter par .le nombreux zigzags au (2 h. de Ruseras) col de Tiarms ou de 1 Obérai p (2154 mèt.) formant entre le Piz Tiarms au N.

(2915 mèt.) et le Calniot (2316 mèt.) au S., les limites des cantons des Grisous et d'Uri. On voit en face la Furka, le Galenstock et les glaciers du Gœschenenthal; à g., s'élève le Six Madun Baduz ; au loin se dressent d'innombrables sommets jusqu'aux Alpes Glaronaises et aux montagnes du Vorarlbcrg.

Près des chalets de Tiarms, avant d'arriver au col, on remarque d'énormes blocs de marbre blanc.

30 min. sufuseut pour descendre du

col à l'extrémité orientale du lac de VObcralp. 11 faut toujours garder la dr. pour éviter les prairies marécageuscs.'U lac, situé à 2031 mèt. d'art., et donnant naissance à la principale source de la Reuss, est long de 25 min., et large de 15 min.; il renferme une petite ile. et il est renommé pour ses excellentes truites. Les Français et les Autrichiens se livrèrent sur ses bords, le 16 août 1799, un combat sanglant, dans lequel les Français fureut vainqueurs. — C'est là que se rejoignent les chemins d été et d'hiver. — Longeant la rive N. du lac (25 m ), au pied de la montagne qui porte le petit lac de lautersee (2340 mèt.), on descend, en 45 min., aux chalets de l'Oberalp, situés sur la belle alpe de ce nom, et où se fabriquent des fromages renommés. A g., s'élève le Baduz, à dr., se dresse le Grossboden. — A 1 h. de ces chalets (la montée demande 1 h. 30 min.), on arrive pat un chemin pierreux et escarpé à Andermatt (R. 177).

B. Par le chemin d'hiver.

8 h. à » h. 30 min.

2 h. 45m. Ilua)ras (V. ci-dessus, A).

Au delà (10 min.) des ruines du château de Pultniengu, on passe (10 min.) à côté de la chapelle de Sainte- Brigitte, et l'on monte à (25 min.) Seka (1538 mét., source sulfureuse non exploitée), hameau situé au pied du Runnatsch. Au mois de décembre 1808, une avalanche y emporta quarante-deux hommes et deux cent trente sept têtes de bétail. Au mois de janvier 1812. une autre avalanche y fit périr vingt-sept personnes. Les habitants ont demandé, eu 1853, une subvention au grand Conseil, pompon voir abandonner leur village; mais leur demande a été rejetée. A 20 min., on atteint le hameau le plus élevé du Vorderrhcinthal (1640 met.).

Tscliamut , Chiamot ou Chiamul {Cima del monte). Ce hameau, qui compte une dizaine de maisons au-

LE SAVIENTHAL.

tour d'une vieille église, est celui dont les habitants se révoltèrent les premiers contre les Français, en 1799.

Quelques céréales y sont encore cultivées, mais le déboisement a rendu les chutes d'avalanches plus fréquentes. Le Vorderrhein y reçoit le Goenierrhein ou Vala et le torrent de Cornera, plus considérable, niais ne coulant pas dans la direction de la vallée principale (il descend du glacier de Ravestch, dominé par le pic du môme nom (3010 mét.). Quant au Vorderrhein , il sort (3 h. 30 min. de Tschamut) du petit lac de Toma (2344 met.'; 400 pas sur 200; trèsprofond), situé au pied du Six Madun Baduz (2931 mut.), pyramide à trois pans que l'on peut gravir en | la contournant. On y jouit d une vue étendue sur les innombrables pics des Alpes. On y voit : — au N., le Rigi; — à l'E., le Crispait, le Piz Cokken, le Ru.sein (Toedi) , la chaîne du Saentis, le Vorderrheinthal jusqu'à Coire; — au S. E., le Scopi, le Lukmanicr, le glacier de Medels, le Val Levantina; — au S. O., le Mont-Rose et le Mont-Blanc; — à l'O., toutes les pointes du St-Gothard, la Furka, le Finsteraarhorn.

Au delà de Tschamut, on franchit le Gœmerrhein et on remonte d'abord le Vorderrhein, puis le Val de Surpalix jusqu'au col de Surpatix (2052 met.), ouvert entre le Calmot, au N. E. et le Piz Nurschallas, au S. O. Au pied de ce col, on retrouve, à l'extrémité du lac de l'Oberalp, le chemin d'hiver décrit ci-dessus .4.

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