DE G01RE A SAINT-MORITZ. [ROUTE S
dangereux, puis à Tehiridains et à Saint-Cassan (1413 mèt.). Un instant, on a pu apercevoir à dr., à travers les sapins, la potence dressée sur la montagne qui domine Obervatz.
2 h. Len:, en roman Lensch (hôt.
Krone, bon), v. de 316 hab. rom.
et cath., à 1320 mèt. Du haut de la colline qui domine ce village au S., ou jouit d'une belle vue sur le défile du Schyn (R. 245), où Ton peut se rendre directement de Lenz, sur le Heinzenberg, les villages de Mutten et de Mons, situés en face, la vallée de roberhalbstein et la chaîne qui s'étend du Julier à l'Albula.
A Alvenea et à Bergttn, R. 245.
La route descend, par des zigzags nombreux (sentiers qui abrègent), à (30 min.) VcUxcrol, hameau dans Tune des fermes duquel les députés de toutes les communes grisonnes conclurent et jurèrent, en 1471, leur premier traité d'alliance.
De VaUerol & Thusis, R. 245 ; — à Davos et à Klosters, même route ; — à Bergûn, R. 245.
A 45 min. au-dessous de Vatzerol, on traverse l'Albula, pour remonter à (5 min.) Tiefenkasten, en roman Chaste (hôt. : Albula, Poste on Kreuz) , v* de 160 hab. rom. et cath., situé à S89 mèt., comme son nom l'indique, dans une gorge profonde, à l'entrée de roberhalbstein, en roman Sur Seissa, vallée longue de 8 lieues, qui court dans la direction du S. S. E.
jusqu'au Septimer et au Julier, et qu'arrose l'Oberhalbsteinerbach, appelé aussi le Rhin ou la Julia. L'Oberhalbstein renferme les ruines de plus de dix châteaux. Les Romains avaient bâti une tour, Ima Castra, pour protéger le pont de TAlbula, car cette route est la route militaire du lac de Côme à Coire, qui, jusqu'au xve s., fut la seule voie de communication entre l'Italie et l'Allemagne. — On remarque, à Tiefenkasten, les peintures du portail de l'église.
30 min. La route, remontant la rive dr. du torrent, s'enfonce dans la gorge remarquable de Stein, longue de près d'une lieue, dominée par des rochers jaunâtres, et à la sortie de laquelle on entre dans la large et verte vallée d'Oberhalbstein.
30 min. Burwein (1189 met.), ham. près duquel furent découvertes, en 1786, des antiquités romaines, renfermées dans deux caisses de cuivre.
De l'autre côté du torrent se montrent sur la montagne, Sa lux (364 hab. rom. et cath.) et Reams (279 hab. rom. et cath.) que domine un vieux château servant aujourd'hui de prison. On aperçoit la chapelle de Zi~ tail, visitée, eu automne, par les pèlerins des Grisons. Des deux côtés de la vallée se dressent de belles montagnes; on remarque surtout le Piz Saint-Michel, la belle pyramide du Tinzenhom, les Piz Err et Forbisch, le Toissa aux formes singulières, le Piz Curver, etc.
30 min. Conters ou Kunters (hôt :
Steinbock, Kreuz, Taube), v. de 16ô hab. rom. et cath.
A Andeer (R. 237), par la montagne er. 6 à 7 h.
A (20 min.) Schiceintngen, en rom.
Savognin (1237 mèt.), v. de 509 hab.
cath. et romans, s'ouvre au S. O., le Val Sandro qui a 3 lieues de long.
Des chemins de montagne difficiles conduisent par cette vallée dans celles de Schams et de Ferrera. — Les ruines du château de Padnots couronnent une colline.
30 min. Tinxen , le Tinnetone d'Antonin, en rom. Tinixum (aub. :
Krone, Stem), v. de 408 hab. rom.
et cath.
A 1289 mèt. , s'ouvre , à TE., la tallte d'Err, longue de 3 h., remarquable par sa profondeur, ses rochers, tes pâturages; elle se divise en 2 vallons latéraux, celui d'Ochsenalp, où s'exploitait jadis du fer, du cuivre, du manganèse, et où jaillit une source d'eau acidulée , et la vallée d'Err proprement dite , au fond de laquelle s'étendent les glaciers du Pis «Tfcr, appelé
[ROUTE 249] TIEFENKASTEN. — MOLINS.
aussi Ochsenalphom ou Piz Fafotta, sommet le plus élevé d'un massif granitique qui se trouve compris entre l'Albula, la Julia,l'Inn, et dont font partie : le Piz d'Brr proprement dit (3393 met.), le Piz Aela ou Piz Vorate, arête de rochers non encore gravie, haute de 3320 met., et si étroite qu'elle est percée d'une ouverture par laquelle on voit, de Tinzen , le soleil levant, un pic non encore nommé (3287 met., entre le Piz d'Err et la Cima da Flix), que le professeur Théobald (Rapport annuel de la Société d'histoire naturelle des Grisons), voudrait appeler Gletscherhom, et du sommet duquel on jouit d'un panorama immense : la Cima da Flix (3336 met.), que recouvre un glacier de 4 lieues d'étendue, le Piz Saltéras (3078 mèt.;, le Piz Val Lugn, pyramide qui se reconnaît de loin à sa couleur rougeitre , et le Piz Cucarnê (ïl'20 met.), qui domine Sur et mérite d'être recommandé aux botanistes. Le massif du Piz d'Err donne naissance au torrent du Val d'Agnelli , origine de la Julia ou Oberhalbsteiner-Rhein et à un affluent de l'Inn , la Bevers, dont la vallée inhabitée offre une riche flore et des paysages particulièrement pittoresques. Un sentier de montagnes mène par l'alpe d'Err a Weissenstein (R. 250).
Une montée roide dans une gorge sauvage, où TOberhalbsteinerrhein forme de jolies chutes, conduit à (45 min ) Roffna, en rom. Rona (148 hab. rom. et eut h. ) hameau situé dans un bassin arrondi, lit d'un ancien lac. On s'engage de nouveau dans un défilé rocheux et boisé et l'on traverse le Rhin en deçà do
45 min. Malins, en ail. Bei den Muhlen (hôt. : Post, propre; lemeilleurdela route, Lœwe), v.de 134 hab.
rom. cath. à 1461 uièt. (l'ait., dans un bassin remarquable par ses forêts, ses torrents, sa belle végétation, au débouché du Val da Faller, boisé et pittoresque.
Le Val da Faller est remonté par un sentier menant à Juf (4 h. 45 min. à 5 h. démarche) et à Cresta dans le Val d'Avers (R. 242). Un guide est nécessaire pour ces courses. On passe sur un premier pont (15 min.), puis sur un second (20 min.), avant d'atteindre 20 min.) Faller , hameau qui a donné son nom à la vallée. Laissant
à dr. le hameau de Plan ({933 mèt.) et le Val Gronda^ compris entre le Weissberg (2987 mèt., gravi, en 1859, par M. Théobald) le Piz Forbisch et le Piz Platta, on s'engage dans le Val de Bercla, dont on franchit (15 min.) le torrent pour monter, d'abord pendant 2 h. 15 min., à travers les rochers, puis (15 min.) sur un glacier sans crevasses. A dr. se dresse l'énorme Piz Platta (3386 mèt) couvert de glaces et de champs de neige. C est la plus belle montagne de l'Oberhalbstein , pour l'élégance de sa forme pyramidale et les Immenses escarpements rocheux qu'elle domine. La plus haute cime n'a jamais été gravie que par un chasseur. En 1861, M. Théobald a fait l'ascension de la cime méridionale (3000 mèt. environ ; — vue splendide sur le Mont-Blanc, le Mont-Rose, les Alpes des Grisons, de la Suisse, du Tyrol, etc.). — A l'extrémité du Val de Bercla, un des plus déchirés des Alpes, au pied des falaises du Fopperhorn (3161 mèt.) s'ouvre le col de Bercla d'où la vue s'étend sur un immense amphithéâtre de rocs et de glaces borné au S., par la chaîne du Bernina et du Val Bregaglia.
On ne voit pas une seule vallée. En descendant du col, on passe à coté de deux petits lacs glacés et l'on atteint, en 1 h., Juf (R. 242). Le Val de Bercla communique aussi avec Cresta (même R.) parle col de Cresta, plus élevé et plus difficile.
Au delà de Molins, on traverse le torrent, et on laisse à g., sur la hauteur, Sur, en rom. Sorg, v.de 171 hab.
rom. etcath. à 1 61 8 mèt. d'alt. , où s'exploitaient jadis des mines de fer. Non loin de là s'élèvent, dans une forêt de mélèzes, la tour carrée bien conservée et les ruines du château âeSplùdalsch. On franchit un torrent alimenté par les glaciers du Piz d'Err.
Près de (1 h.) Marmels ou Marmorera v. de 159 hab. cath. et ital. (à 1634 mèt. au débouché du Val Nutungs, descendu de la Cima da Flix), on voit les ruines de deux châteaux, Weiss et Schwarz-Marmels. Ce dernier est situé au haut d'un rocher presque inaccessible. C'est de Marmels que l'on fait le plus aisément, en remontant le Val Nutungs, l'ascension de la Cima da Flix, gravie, il y a quelques années, par MM. Escher et