‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 710 sur 865 · DE COIRE A PONTE · texte numérisé non relu

DE COIRE A PONTE

PAB i/àLBULA.

14 h. 15 m. - Route de voitures jusqu'à B erg vin ; chemin de chars de Bergun à Ponte. Diligence tous les jours de Coire à Tiefenkasten, correspondant avec une voiture à un cheval menant jusqu'à Bergun.

4 h. 45 min. de Coire à Tiefenkasten (R. 249).

La route, remontant la rive dr. de l'Albula, traverse Surara, v. roman de 170 hab. cath. (901 mèt. d'alt.),

où Ton rejoint un chemin plus court qui se détache à Lcnz (R. 249) de la route de Coire à Tiefenkasten, et passe à Brienz (R. 245).

1 h. Bains d'Alreneu (hôtel), qu'alimente une source sulfureuse froide, fréquentée par les habitants des Grisons. Sur la rive g. de la rivière, une jolie cascade est formée par un torrent descendu des contre-forts du Piz Saint-Michel et du Tinzenhorn.

On franchit la Landwasser, près du champ de bataille où Donat de Vai battit, en 1323, les troupes de l'évoque de Coire, et, laissant à g. l'entrée de la vallée de Davos, décrite dans la route 245, on remonte la rive dr. de l'Albula jusqu'à *

1 h. Filisur (hôt. : chez George Schmidt, chez J. P. Schmidl), t. roman de 253 hab. réf., situé à 1205 mèt. et dominé par les ruines du château de Greifenstein.

On traverse l'Albula, puis, dépassant, à l'embouchure de la vallée de Stuls qui mène à Sertig et à Davo* par le col difficile de Ducan, les bâtiments en ruines de la forge de Belialuna (1083 met.), où s'exploita le minerai de. fer recueilli dans le Vai Tisch et le Val Tuors, et franchissant de nouveau l'Albula, on monte au (1 h. 15 min.) Bergiïnerstein, défilé qui, ainsi que celui de Tiefenkasten, a été comparé à la Via Mala. Pendant plus de 320 mèt., la route, construis en 1696, est taillée dans le roc sur la rive dr. de l'Albula, dont les eaui se brisent en mugissant au fond d'un précipice de 150 à 200 mèt. — Durant la guerre de 1799 à 1800, les Français et les Autrichiens firent passer leur artillerie dans ce défile. — ^ nouvelle route, achevée en 1860, est plus large et moins rapide. On débou che, au sortir de ce défilé, dans un vaste bassin, lit d'un ancien lac, entouré de belles montagnes couvertes de neiges éternelles. On remarque surtout les Piz Rugmu, d'Aela et k Tinzenhorn.

30 min. Bergun, en rom. Bervuog»

[ROUTE 250] BERGÛN. —

(aub. chez le landammann Cloetta), v. rozn. de 408 hab. réf., situé à 1389 mèt., au débouché du Val Tuors, possède une tour servant de prison. Dans les environs jaillissent une'source ferrugineuse et une source sulfureuse non exploitées. Le Val Tuors, qui s'ouvre au pied de la montagne, portant le village roman de Latsch

L'ALBULA. 819

(142 hab. réf. —1608 mèt. d*alt.), est remonté par un sentier difficile. Aux Ponts dAlp, il se bifurque; le bras de g. va rejoindre, près des lacs solitaires de Rave i se h g, le sentier du col de Sertig (R. 248 B)} d'où Ton se rend, à son choix, à Davos ou dans FEngadine; le bras de dr., appelé ValPlaxbi, est resserré entre de puis*

Le Piz Munterasch.

santés montagnes, couvertes de neiges éternelles; les deux plus élevées sont 1e Pix Ketch (3417 mèt. gravie, des glaciers de Porchabella, par M. Coax; ascension très-difficile, dangereuse) et le Pis Uertsch

Le as juillet t&64, MM. Tuckett et W.

Fowler, avec Christian Michel de Grindel»

wald et Michel Pavot de Chamonix, par»

tirent des chalets de PlaUli (2 h. 1/2 de Bergttn), où ils avaient passé la nuit. Bq 3 h. ifc ils atteignirent le glacier de Porchabella, à l'E. du Pis Kesch, et, en i h. 10 min. (45 min. sur la neige, 2* min. sur le roc), ils parvinrent sans La moindre difficulté au sommet de ce pic (1)17 mèt.). Au S. K. s'élève on second sommet, moins élevé peut-être. Revenus en 55 min. au

col qulls désignèrent sous le nom de col d'Eschia, ils descendirent en 3 h. & Ponte, dans TEngadine.

A peu de distance au delà de Bergûn, la route franchit le torrent du Val Tisch, où l'on peut visiter, au pied du glacier du Piz Uertsch, les anciennes raines de fer des forges de Bellaluna. Après avoir traversé deux fois l'Albula, qui, sous l'un des deux ponts, forme une belle cascade, on dépasse les chalets et les pâturages de Saz (1745 mèt.), Preda, Palpitogna (belle cascade et lac).

2 h. 15 min. Weissenstein, aub.

bâtie à 2080 mèt. Le petit lac d'où sort l'Albula (2030 mèt.) et qui nourrissait, dit-on, les meilleures truites de cette partie des Alpes, est presque entièrement desséché depuis 1859 ; dans le voisinage, trois à quatre sources abondantes, jaillissant au pied des rochers, sont la source de l'Albula. Suivant la rive N. de l'ancien lac. on ne tarde pas à rencontrer des traces d'une ancienne chaussée romaine, puis on traverse la vallée du Diable, vallon sauvage, tout rempli «Je débris de rochers, accumulés par les nombreuses avalanches, qui rendent ce passage dangereux au printemps. Il n'y a peut être pas dans toutes les Alpes, une solitude plus affreuse, plus triste, plus silencieuse que celle que l'on traverse depuis l'auberge du Weissenstein jusqu'au (1 h.) Col de l'Albula, en rom. Crap Ah, dont le point culminant , marqué par une croix, est à 2370 met., et près duquel on trouve un petit lac de 45 min. de circonférence. Au N. du passage s'élève le Pis Uertsch (3273 mèt.), masse calcaire, que l'on peut facilement gravir, et dont le sommet offre un panorama étendu. On voit jusqu'au lac de Constance. (Plantes rares.) Au S., s'étend une longue arête granitique , dont les deux pointes, appelées Piz Giumels ou Pics jumeaux, ont 2785 et 2953 mèt. de hauteur. Elles sont aussi facilement accessibles que le Piz Uertsch (belle vue).

Du col, on descend,en2h.l5min., à Ponte, par des pâturages et des bois de mélèzes, d'où Von découvre des vues magnifiques sur l'Engadine.

Ponte (R. 252).

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