‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 122 sur 279 · DE METZ A FORBACH · texte numérisé non relu

DE METZ A FORBACH

69 kil. — 4 conv. per j.; Injet en i h, 35 m., et 3 h.; p. 10 f. 30 c., 7 fr. 80 c., et 6 fr. 95 e.

Peu de temps après avoir quitté Metz on traverse la Seille.

6 kil. (399 kil. de Paris), Peltre, v. dont l’église, bâtie de 1830 à 1834, possède un bel orgue.

13 kil. (406 kil. de Paris), Courcelles-sur-Nied.

22 kil. (415 kil. de Paris), Remilly, sur la Nied française.

29 kil. (422 kil. de Paris), Hemy.

39 kil. (432 kil. de Paris), Faulquemont, bourg situé sur la Nied allemande. On y voit encore des débris de ses anciennes fortifications.

50 kil. (443 kil. de Paris), Saint-Avold, bourg de 3450 h., situé , à 3 kil. du chemin de fer, sur la Rosselle, au point de jonction des routes de Metz à Saarbrücken et de Dieuze à Sarrelouis. Les rochers, appelés Bleyberg, et dont l’intérieur recèle du plomb sulfuré, en dérobent la vue aux voyageurs du chemin de fer. Au delà de la station, on traverse un joli vallon boisé, puis on passe plusieurs fois la Rosselle avant d’arriver à

56 kil. (449 kil. de Paris), Hombourg. bourg de 1900 h., possédant un château construit au xv* siècle, puis agrandi vers le milieu du xviii*, et des forges établies en 1758.

63 kil. (456 de Paris), Cocheren.

69 kil. (462 kil. de Paris) Forbach, — (Hôt. : du Chariot

510 R. 22. — DE PARIS A LUDWIQSHAFEN.— SAARBRUCKEN.

d’or), bourg industriel de 4300 h., bâti au pied et sur les pentes d’une montagne boisée que couronnent les ruines d'une ancienne forteresse. — N. B. Il est à désirer qu’un buffet y soit établi. — Les voyageurs qui entrent en Allemagne ou qui en sortent doivent Changer do voitures, subir la visite de la douane bavaroise ou française et exhiber leur passe-port aux représentants de la force publique.

N . B. L’avis suivant est affiché dans les bureaux du débarcadère : Les heures indiquées sur les Affiches allemandes doivent être comptées en avance de trente nUntdes sur l'horloge , de la station.

De Forbach k Sarreguemines ( en sWem.Saargemünd), S dép. par JL; trajet en 2 h., p. 2 fr. 25 c,, et 1 fr. 75 c.; — à Deux-Ponb et à Landau, R. 17.

DE FORBACH A LÜDWIGHSHAFEN .

18 mil. 9/10. — Chem, de fer; 5 con*. par j.; trajet en 5 h.; Ire cl., 6 fl. 57 kr.;

2e et., A. 49 kr.; 5® cl., 2 fl. 51 kr. — N. B ■ Lee voii. do 2* cl. doircnt être prises de préférence. Bavière, 6 kilos de bagage; Prusse, 21 kilos.

Au delà de Forbach et de la Verrerie Sophie » le chemin de fer traverse une tranchée ouverte dans des couches de grès rouge et en partie perreyée, puis, après avoir dépassé les forges de Stiring, dans la forêt de Forbach, il Sort de France pour entrer en Prusse, descend par une pente roide, en laissant à dr. un petit étang, dans la vallée de la Saar, traverse cette rivière sur un beau pont de pierre, et décrit une forte courbe pour venir s’arrêter à la station do

1 mil. 3/10. Saarbrttchea, — (Hêt. : Post . dans la ville; Bær, à Saint-Johann), pet. V. industrielle et commerçante, de 8000 h., située sur la rive g. de la Saar, aü pied d’une colline embellie par de nombreux jardins et réunie, par un pont de pierre de 166 mèt., au faubourg Saint-Johann. — Omnibus à la station. Ancien chef-lieu d’une principauté qui avait ses comtes particuliers, elle échut, en 1380, à la maison de Nassau. La paix de Lunéville l’avait concédée à la France. Les èvénementede 1815 l’ont donnée à la Prusse. La Saar, qui prend sa source dans les Vosges, près de Salm, commence à devenir navigable. Lè château a été, jusqu’en 17j)3 , habité par les princes de Nassau^Saarbrücken ; l’église du qhàteau renferme quelques tombeaux des membres de cette famille, mais on en voit un plus grand nombre dans la belle église gothique (1315) d’Ar-

R. 22. -DE PARIS A LUDWIGSHAFEN.— NEUNKIRCHEN. 211

nuah, v. éloigné de 30 m. env. au S. de Saarbrücken et en face duquel s'élève le Halberg, dont le sommet offre un panorama étendu. On peut visiter dans les environs de belles mines de charbon, exploitées par le gouvernement. Les amateurs d’antiquités ne devront pas manquer d’aller admirer la belle collection de M. le conseiller des mines Bcecking (5000 monnaies romaines). Les environs offrent de jolies promenades. De la Deutsches Haut (15 m.) on jouit d’une jolie vue, etde beaux bois conduisent, de l’autre côté de la colline, dans un charmant vallon où se trouve la Deutsche Mühle. — N. B. C’est à Saarbrücken que se fait la visite de la douane.

De Saarbrücken à Trêves, B. 53.

Le chemin de fer remonte la rivedr. du Sulzbach, souvent taillé dans le roc jusqu’à

2 mil. Duttweiler, v. d'où l'on peut aller visiter (15 m.) le Brmnende-Berg (Mont qui brûle), enfoncement en forme de cratère, dans lequel il est facile de descendre. Il y a plus d’on siècle on exploitait en ce lieu une carrière d’alun. Tout à coup des flammes jaillirent de terre. On les éteignit en y jetant des décombres ; mais depuis lors il s’échappe du même endroit une vapeur chaude qui s’épaissit quand le temps est pluvieux ou humide. On peut y faire cuire des oeufs. On suppose qu’un banc de houille, situé au-dessous de cet enfoncement, qui s’agrandit chaque année, a pris feu par accident.

2 mil. 5/10. Sulzbach. On laisse à droite plusieurs verreries entre Sulzbach et

2 mil. 9/10. Friedrichsthal, dont les forges et les verreries, situées dans un joli vallon verdoyant et boisé, méritent d’être visitées. La houille est si abondante , qu’on en voit en passant d’épaisses couches presque à fleur de terre, de chaque côté des tranchées ouvertes par le chemin de for. Au delà de Friedrichsthal, on s’enfonce dans un tnnnel de 500mèt. de long, puis on descend dans la vallée de laBliesà

4 mil. 1/10. IVennklrehen,— (Ilôt. : Zum Hirsch), bourg de 1900 h., à l’entrée duquel on remarque les belles forges et les jolis jardins (avoc une pièce d'eau) de M. Stumm.

ACreuinacU, K. 31;—* Tri tes, H mil. 1/4; dil. 1. les j. en 1 1 h., p. î th.Ssgr.

Au delà de Neunkrrchon, le pays change complètement

Sia R. 2S.— DE PARIS A LUDWIGSHAFEN.— LANDSTUHL.

d’aspect; de vasteB champs, dépourvus d’arbres, remplacent les coteaux boisés. On sort de la Prusse pour entrer dans le Palatinat bavarois avant

4 mil. 9/10. Bexbach.

5 mil. 9/10. llomburg, — (Hôt. : Karlsberg, Post), pet. V. de 3000 b., située sur l’Erbach, et dont la belle église cath. a été bâtie en 1840. Son château, qui a joué un grand rôle dans la guerre de Trente ans, a été rasé en 1714.

A Deui-Ponti et h Landau , R. 27.

Le chemin de fer suit, dans une plaine monotone, bordée à dr. par une chaîne de collines, la route impériale , Kaiserstrasse , ouverte par Napoléon pour établir une communication directe entre Paris et Mayence. On s’arrête à Bruchmühlbach et à Hauptstuhl, entre Homburg et

8 mil. 5/10. Landstuhl , — (Hôt.: Engel ), pet. V. de 2000 h., dominée par les ruines du château de Sickingen, dont les murs avaient 6 mèt. d’épaisseur et dont la plupart des chambres étaient taillées dans le roc. Franz de Sickingen, le Cid et le Bayard de l’Allemagne, l’ami dévoué de Luther et de Gœtz de Berlichingen, y perdit la vie en le défendant contre ses ennemis mortels, l’évêque de Trêves et l’électeur de Hesse. Il fut tué (le 7 mai 1523) par une poutre qu’un boulet détacha d'un plafond et qui l’écrasa. Sa dépouille mortelle avait été ensevelie sous l’autel de l’église catholique. Les Français ont indignement mutilé le monument élevé à sa mémoire.

10 mil. 6/10. Kaiserslautern , — (Hôt. : Schu'an , Donnersbery ), pet. V. de 10.000 h., située au milieu d’une plaine entourée de collines, à 7 ou 8 min. de la station; une des villes les plus riches du Palatinat. Elle doit sa prospérité à son commerce et à son industrie (fabriques de draps). Elle n’offre du reste rien d’intéressant aux étrangers. Frédéric Barberousse y avait fait bâtir, en 1153, un magnifique palais qui fut souvent habité par ses successeurs, et que le général français, de Horn, fit sauter après y avoir mis le feu, dans la guerre de la succession d’Orléans. Ses débris ont été démolis depuis peu , et on a construit une prison ( central Gefænyniss) sur l’emplacement qu’il occupait. L’église (protestante), fondée par Frédéric Barberousse, date du xm* siècle. La halle aux fruits, de style

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