‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 143 sur 279 · R. 32. — DE KAISERSLAUTERN A CREUZNACH · texte numérisé non relu

R. 32. — DE KAISERSLAUTERN A CREUZNACH

%Yiunweiler, — ( Hôt. : Kænig von Bayem), pet. V. de 1360 h., sur l'Alsenz, dont on descend la vallée fertile et pittoresque jusqu’à la jonction de cette rivière avec la Nahe; c’est l’ancienne capitale du comté de Falkenstein. On découvre une belle vue de la chapelle qui s'élève sur le Leisbühl.

15 m. après avoir dépassé le v. de Hochstein, qui est à 30 m. de Winnweiler, et où M. de Gienanth possède de belles forges et de beaux jardins, on laisse à dr. la route conduisant au Mont Tonnerre par Imsbach et par Falkenstein ( V . R. 29). Continuant alors à descendre la vallée de l'Alsenz, qui offre une grande variété de charmants paysages, on passe à Schweisweiler et Imsweiler , avant d’atteindre

3 mil. 3/4. de Kaiserslautern, Rockenhausen, — (Hêt. : Post), petite V. d’où l’on peut monter aussi au Mont Tonnerre ( F . R. 29); 35 m. plus loin, on traverse Dielkirchen (bon hêtel chez les frères Hoster), d’où l’on peut aussi faire l’ascension du Mont Tonnerre, même en voiture (F. R. 29) , et visiter des mines de mercure exploitées sur les montagnes voisines (le Stahlberg) , dont le sommet a 468 mèt. On trouve ensuite Steingruben, Stecku'eiler, Baierfeld, Kœïln, au delà duquel on laisse à g. le château de Randeek, Mannweiler et Obemdorf, avant

1 mil. 3/4. Aluenz, — Hôt. : Post), b. de 1454 h.

A 15 m. au-dessous d’Alsenz, s'ouvre à g. le Moschelthal, vallée dans laquelle on peut aller visiter des mines de mercure près de Nieder et Obermoschel (1 h. d’Alsenz), et les ruines du château de Landberg, détruit en 1688 et 1689, par les Français, et qui couronne le Moschellancsberg. On les aperçoit de la route.

A Hochstetten (1 h. d’Alsenz), la vallée, qui s’étaii; rétrécie, s’élargit de nouveau ; les champs remplacent les bois. On laisse à dr. la route qui conduit à Alzey (R. 29) par (1 h.) Fürfeld, 1120 h., v. près duquel on peut visiter les châteaux Iben et Neubamberg, et d’où l’on peut faire l’ascension du Mont Tonnerre (F. R. 29). On aperçoit de loin, au-dessus d'Altenbaumberg (35 m. de Hochstetten), les ru nés du château du même nom (plus belles à voir du cêté o aposé), qui couronnent la montagne située sur la rive dr. de l’Al— senz. Ce château, appelé aussi Boineburg et Kronenburg, bâti au xii* siècle, appartint longtemps aux raugra/es qui

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le vendirent aux électeurs palatins. Les Suédois s’en emparèrent en 1646 , les Français le détruisirent en 1689. D’excellents chemins y conduisent (30 m.), mais on n’y jouit pas d’une ;vue étendue. La tour ruinée, que l’on remarque sur une éminence voisine, est tout ce qui reste de l’ancien château Treuenfels.

A 30 m. d’Altenbaumberg , on atteint, à la jonction de l’Alsenz et de la Nahe, que domine le Château d’ïlbernburg (le château du sanglier), les limites du Palatinat bavarois et de la Prusse. Une auberge ( Sickinger Hof) s’y est établie. C’est là que mettent pied à terre les touristes venus de Creuznacli et qui veulent éviter le long détour que fait la route de voitures pour monter à Ebernburg. 10 m. suffisent en effet pour s’élever, par un sentier en zigzag, jusqu’à ce château transformé depuis quelques années , avec un goût contestable , en restaurant plutôt qu’en hôtel.

Après avoir appartenu à différents maîtres, le château d’Ebernburg échut en 1448 à la famille de Sickingen. Le célèbre Franz de Sickingen, dont la mort a été racontée (R. 22), y donna un asile sûr à plusieurs réformateurs de ses amis, persécutés ou proscrits, qui appelaient leur retraite Y Auberge de la Justice (Herberge des Gerechtigkeit ). Mélanchthon , Bucer, Œcolampadius, s’y réfugièrent, Ulrich de Hutten y composa quelques-uns de ses ouvrages les plus renommés. Mais, après la mort de Franz de Sickingen , ses ennemis , les électeurs de Hesse et de Trêves, assiégèrent Ebernburg, la prirent et l’incendièrent. Des diverses parties de ses ruines et surtout de la terrasse du restaurant (on a réuni à l’intérieur des armes trouvées dans les ruines et dans le puits d’une remarquable profondeur, des boulets, des portraits de Sickingen et de Hutten, etc.), on découvre de belles vues, d’un côté, sur la vallée de la Nahe, où l’on remarque à g. le Rothenfels, et à dr. la Gans et le Rheingrafenstein (F. cidessous), au pied desquels sont les salines et le v. de Miinster-am-Stein, de l’autre côté, sur la vallée de l'Alsenz que domine l’Altenbaumberg, et plus à dr., sur le Lemberjç, la montagne la plus élevée des environs (434 mèt.). Du sommet trop boisé de cette montagne, — (1 h. env. d’Ebernburg, on prend un guide au v. de Bingart) — et qui offre un panorama étendu, on aperçoit au S. O. les ruines

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du château de Montfort (on va le visiter de Bingart), ancien nid de voleurs, détruit en 1456 par la Confédération du Rhin.

Après avoir franchi la Nahe en bac, on passe sous les bâtiments de graduation des salines de Münstçr, exploitées par le gouvernement prussien, et bientôt on atteint Münster-am-S tein , — (Hôt. : Stadt Creusnach) , v. situé à. la base du Rheingrafenstein et de la Gans, qui s’élèvent à pic sur l’autre rive de la Nahe. On y a établi des bains, car

11 possède six sources salées dont la température est de 24°, 18°, 140, 19”, 13°, et 12° R. A 30 m. de Munster, se trouvent les salines de Karl, 1733 (rive dr. de la Nahe) et de Théodore , 1743 (rive g.), que Napoléon avait données à la princesse Borghese , et qui appartiennent au grandduché de Hesse , bien qu’elles soient sur le territoire prussien. Des maisons meublées, où se logent des malades pendant l’été, se sont élevées, avec des établissements de bains, autour de la saline de Théodore , que domine un petit bois transformé en promenade. Plusieurs fois par semaine on fait de la musique dans le Kurgarten, où l'on trouve un bon restaurant. Les sources qui fournissent de l'eau aux bains et aux chaudières de ces salines sont au nombre de dix (F. Creuznach et les Bains d'Europe, par Ad. Joanne et le Dr Le Pileur). Leur température est de 12° à 20° R. Pendant les années 184S-49-50 , les salines n’ont produit net en moyenne que 6700 ü., les frais s’étant élevés à 603,328 fl.

Des salines un sentier -promenade conduit en 20 ou 25 m. à Creuznach, le long de la Nahe. La route de voitures s’en éloigne après avoir traversé le pont d’où l’on jouit d’un beau point de vue, d’un côté sur la Hardt, sur Creuznach, et, dans le fond, sur les montagnes duïaunus ; de l’autre sur la vallée des salines, dominée par laGans, dont les parois de porphyre semblent la fermer.

1 h. d’Ebernburg, 2 mil. d’Alsenz, Creuznach, ■ — (Hôt. — sur l'ile et près de l’ilc des bains. Etablissement des bains, Rheinstein, Oranienhof, Hof von Holland, Prinz von Preussen, Englischer Hof, nombreuses maisons garnies, — dans la ville Adler (vieille maison: chambre, 15 sgr.; déjeuner avec café et œufs, 8 sgr.; service, 5 sgr.; dîner sans vin ,

12 sgr. ) ; Pfelser Hof, près de la poste, BerUner Hof), le Cruceniacum des Romains, Y. de 10,000 h. dont 3000 cath,,

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est située à 110 mèt. sur la Nahe, qui la partage en deux parties réunies par un pont de pierre, et qui y forme deux îles. La partie occidentale, qui s’élève au pied du Kauzenberg, arrosée par l’Ellerbach, a des rues étroites et mon* tueuses, c'est la vieille ville; la partie orientale, — la ville moderne, — compte déjà un grand nombre de magnifiques hôtels et de belles maisons.

L’histoire de Creuznach ressemble beaucoup à celles de toutes les villes du Palatinat. Après avoir appartenu aux Romains (Drusus y bâtit un fort), elle est prise par les Allemanni , par les Huns, puis par les Franks, qui en restent longtemps possesseurs. Les rois Franks établissent des comtes ( grafen ) dans ce district (gau), — on les appela des gaugrafen ou gaugraves, et de ces comtes du Nahegau descendirent les rhingraves, les wildgraves et les comtes de Sponheim. — Louis le Pieux e’y fait bâtir un palais (l’Osterburg), détruit en 803 par les Normands. Pendant tout le moyen âge elle a pour maîtres les comtes de Sponheim , qui l’élèvent au rang de ville. A l’extinction de cette famille, qui avait étendu ses possessions de la Nahe à la Moselle« c.-à-d. en 1437, elle échoit aux électeurs palatins. En 1620 les Espagnols s’en emparent; en 1632 les Suédois la prennent d'assaut, — Gustave-Adolphe les commandait ; — en 1644 les Français la donnent aux comtes palatins de Simmern ; en 1652 seulement, elle revient à ses anciens possesseurs. En 1688 et 1689 , les Français la ravagent, puis elle fait partie du Palatinat du Rhin, de 1708 à 1807; de l'empire français, de 1807 à 1814 ; enfin elle est aujourd'hui à la Prusse.

Après les guerres de Trente ans et de la succession d’Orléans, Creuznach avait vu sa population tomber de 10,000 h. à 3500; depuis quelques années, grâce à ses eaux, dont la réputation méritée est plus qu’européenne, elle a vu augmenter de nouveau le nombre de ses habitants et renaître sa prospérité passée. Les sources salines de Münster, et de Charles et Théodore , étaient connues et utilisées au xvi® siècle; mais la découverte des sources de Creuznach est toute récente. C’est en 1832 seulement que le propriétaire de l’ile des bains ( Badeinsel ) découvrit, à l’extrémité S., la source d Elisabeth, 10® R. Peu de temps auparavant, on avait trouvé la source de la Nahe, 8o R., dans le milieu même de la rivière. En 1834, une société d’actionnaires acheta la partie supérieure de l’ile , entoura la source

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d’Elisabeth d'une muraille de pierre, planta autour un jardin anglais, et enfin fit bâtir un Kurhaus (de 1840 à 1842), qui renferme une salle de conversation, un restaurant, des chambres de bains et des appartements pour les malades. En 1838 avait été découverte la source d’Orange (Oranienquelle), 10° R., utilisée en 1841. Depuis 1842, chaque année voit s’élever de nouveaux hôtels et de nouvelles maisons, soit sur la rive dr. de la Nahe, soit le long de la rue-boulevard, qui conduit de la source d’Elisabeth au pont. Des boutiques et un cabinet de lecture circulaire (textuel) se sont établis autour du Kurhaus, et tous les matins on fait de la musique dans le joli jardin qui entoure maintenant l’établissement. Le nombre des baigneurs augmente de saison en saison. En 1853. il a dépassé 4000, et celui des bains 60,000; car les Sooïquellen de Creuznach, comme on les appelle en allemand , sont très-efficaces , surtout dans les maladies scrofuleuses et dartreuses. Elles contiennent de l’iode et du brôme (F. les Bains d’Europe, par Ad. Joanne et Le Pileur). On se baigne et on boit. La saison commence le 15 mai et ne finit qu’en octobre. Les principaux médecins sont MM. Prieger, Hahn, Theveny, Engelmann, Trautwein. Un bain coûte 10 sgr.; une chambre dans une maison particulière , de 3 à 6 th. par semaine; le service, de 10 à 20 sgr. par semaine.

En dehors du jardin des eaux, Creuznach n’offre par elle-même aucun intérêt. Son vieux pont de huit arches, surmonté de maisons, a un aspect assez original. Tout près de ce pont, on remarque, derrière l’église protestante, les belles ruines du chœur d’une église gothique, bâtie en 1332, et détruite par les Français en 1689. L’église catholique de Saint-Nicolas ne vaut pas une visite ; l’hôpital date de 1781 ; le Gymnase, très-ancien cloître bâti au xv® siècle, a eu pour recteur, au commencement du xvi® siècle, le fameux Docteur Faust, dont on voit encore la maison dans la Fischergasse. On peut visiter les collections d’antiquités romaines de MM. Antoni , George, Stüber et Wirth, le cabinet minéralogique de M. Dellmann et l’atelier du sculpteur Cauer. Enfin le Casino (route de Bingen) a un joli jardin (on peut y entrer sur la présentation d’un membre); et, dans File, située au-dessous du pont , se trouve le restaurant de Kisky, où certains jours de l'année on fait de la musique. La vieille tour Butterfass, qui s’élève

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en face de l’ile de Kisky, était jadis une redoutable prison.

Mais les environs de cette ville insignifiante abondent en promenades, dont les principales sont indiquées cidessus ou ci-dessous, et dans les routes 30, 31, 33, 45, 46, 54. Le prix des voitures pour ces diverses promenades (aller et retour, mais les péages et le pourboire non compris) a été fixé ainsi par un tarif. On loue aussi des ânes pour la promenade.

A Rheingrafenstein 2 th. 15 ssr.

— par Munster 3 »

A Munster 2 10

A Ebernburg 2 20

A Allenbaumberg et Huchstetlen. ... 3 a

A Bingen 4 a

Au Lemberg 4 >

A l’Ermitage 3 a

Au Rothenfels 5 15

A Rheinstein h »

A Obenuoscliel 4 a

Au château de Dhaun 6 a

A Disibodenberg 4 >

A Sponheim 5 a

A Stromberg 4 >

Avant tout , il faut monter au Kausenberg ou Schlossberg, — on nomme ainsi la montagne qui domine la ville, sur la rive g. de la Nahe (promenade d’une heure). Le Schlossberg, accessible au S. et au N., est couvert, d'un côté, de vignes qui produisent un vin renommé, de l’autre, d’un jardin anglais avec pièce d’eau , ouvert à tous les promeneurs, et planté par M. de Recum. On jouit de belles vues sur Creuznach , et la vallée de la Nahe, — du Rheingrafenstein à Bingen, — de ses divers pavillons et surtout des ruines du château de Kauzenbnrg (162 mèt.), ancienne résidence des comtes de Sponheim, pris d’assaut en 1632 par les Suédois , que commandait en personne Gustave-Adolphe. Un lion de pierre y a été apporté du château de Dhaun. C’est un monument élevé à la mémoire d’un boucher de Creuznach, Michel Mort, qui, en 1279, dans une bataille livrée à Sprendlingen, par Jean de Sponheim à l’archevêque de Mayence, se fit tuer pour sauver la vie de son prince.

A quelques pas de la porte des Moulins, les amateurs d’antiquités vont visiter, près de la route qui conduit à Planig, les ruines du château fort bâti par Drusus douze

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ans avant J. C., et détruit par les AUemanni au iv' siècle. On les appelle la Heidenmauer.

Derrière le cimetière (porte de Mannheim), sont deux pierres éloignées l’une de l’autre de 9mèt., sur lesquelles on remarque des inscriptions. En 1603, l’électeur Frédéric IV sauta d’une pierre à l’autre avec son cheval. On appelle cet espace le pfalzsprung (le saut du palatin).

On découvre de beaux points de vue à la Rothe Ley (30 m. par la route de Bingen), à Winzenheim (30 m. la lre route au-dessus du Casino), à la Ferme de Darmstadt (45 m. par la porte de Mannheim). Enfin , avant d’entreprendre de plus longues excursions, on peut faire de jolies promenades dans la petite vallée de la Lhor, arrosée par l’Ellerbach, de l’autre cété du Schlossberg.

. Les excursions suivantes : aux salines (30 m.), à Münsteram-Stein (15 m.), à Ebernburg (1 h. 15 m.), à Altenbaumburg (1 h. 30 m.), au Lemberg (2 h. 30 m.), au château de Montfort , à Obermoschel, au Mont Tonnerre, sont décrites ci-dessus et dans la R. 29. La R. 33 conduit à Bingen et sur les bords du Rhin. La R. 31 mène au couvent de Disibodenberg, au château de Dhaun, à Oberstein. Il reste donc à donner ici quelques renseignements sur les autres courses non comprises dans ces routes :

1° La dans et le Rhelngrnfennteln. — Près de l’hôtel Rheinstein , part un chemin , praticable aux voitures, qui monte au TempeJchen, petit temple d’où l’on découvre un beau point de vue. Un peu au delà on prend à dr. un chemin conduisant, par un petit bois, à un petit château du prince de Solm (un sentier y aboutit également). Continuant à se diriger à dr., on atteint, on 15m., le sommet de la Gans, montagne de porphyre, élevée de 823 mèt., et d’où l’on jouit d’un panorama étendu. On a k ses pieds Münster et la Nahe ; en face le Rothenfels, que domine au loin le Soonwald ; à g., Ebernburg et le Lemberg dans le fond ; à dr., Creuznach, le Hundsrtick, le Niederwald, le Taunus et l’Odenwald: par derrière, une vaste plaine et le Mont Tonnerre. A 83 mèt. au-dessous de la Oans, est le Rheingrafenstein , autre masse de porphyre, séparée de la Gans par une gorge assez profonde et couronnée des ruines d’un château bâti au vme siècle, possédé et habité parles rhingraves, souvent assiégé, pris trois fois, malgré la force de sa position, et détruit, en 1689, par les Français.

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Un y jouit aussi d’une belle vue. De ses ruines on peut redescendre sur la rive dr. de la Nahe en face de Miinster ou dans le joli vallon de Huttenthal qui forme l’extrémité S. O. de la Prusse.

N. B. Gn peut aller au Rheingrafenstein par Münster et par un sentier qui, partant des salines, remonte la rive dr. de la Nahe. On peut aussi visiter en même temps Ebernburg.

2° Le Rothenfels. — De ce rocher de porphyre étrange et esoarpé (300 mèt.), qui, presque en face d’Ebernburg, s’élève au-dessus de la rive g. de la Nahe, on jouit d’une vue à peu près semblable à celle de la Gans. Divers chemins y conduisent. On peut y aller en 2 h. par la route de Ilüffelsheim qu’on laisse à g. avant ce v., pour suivre à dr. le versant N. O. de la llardt, 1 h. suffît au contraire quand on y monte de Münster ou des salines.

3“ L'Ermitage (die Eremitage), 1 h. 30 m. Cette Einsiedclei , située au-dessus de la rive dr. du Guldenbach, avait été creusée dans le roc avec une chapelle et une chaire. Elle n'est plus habitée aujourd’hui par un ermite. On s’y rend par la route de Bingen, la Rothe Ley et le v. de Bretzenheim qui fut le chef-lieu de la principauté du même nom, détruite par la révolution française. On peut revenir par la montagne (belle vue, mais chemin escarpé), et le v. de Winzenheim.

4° Gutenburg-, Dalberg, Weissenfds, Stromberg. — Un sentier qui part du marché au bois, près de la porte de Rüdesheim, gravit le Hinktlstem, dont le sommet offre un beau point de vue, et descend au N. O. à (1 h.) Hargesheim. Remontant alors la rive g. du Grœfenbach , on gagne (30 m.) Gutenburg, que dominent les ruines du château de Gutenburg, bâti par les comtes de Sponheim, et détruit par les Français, en 1688. Continuant à remonter la vallée, on traverse ensuite (30 m.) Wallhausen avant d’atteindre (30 m.) Dalberg, berceau de la célèbre famille noble de ce nom. Les ruines de son château sont bien conservées. De là on monte à dr. au Spabriicken, lieu de pèlerinage fréquenté en automne ; puis, arprès avoir visité les forges de Græfenbach, on se dirige au N. sur la maison de chasse nommée Neupfalz , par le IVeissenfels , le dernier escarpement du Soonwald , d’où l’on découvre une belle vue. De Ikon peut descendre k Stromberg (F. R. 5-4), par le

264 R. 83 —DE CREUZNACH A BINGEN.

vallon du Dorbach et revenir & Creuznach par la vallée du Guldenbach, S chweppenhausen, Windesheim, et la hauteur appelée Hungrige Wolf — Loup affamé, — (belle vue). Par ce chemin Stromberg est à 3 h. de Creuznach, mais l’excursion complète demande une journée. v

5® Sponheim. — 2 h. 30 m. — Sortant de Creuznach par la porte de Rüdesheim, on suit jusqu’à Riidesheim la route de Saarbrücken (R. 31), et on monte à dr. à Mandel, d’où l’on aperçoit déjà sur la g. l’église du couvent de Sponheim, fondé en 1044, et sécularisé à la Réformation (l’église a été maladroitement restaurée). Un peu plus loin est le château de la célèbre et puissante famille de Sponheim, dont la tour carrée de cinq étages a résisté depuis mille ans aux ravages du temps, et à la poudre française en 1689. Ses murs ont une épaisseur extraordinaire. A 2 h. plus loin on peut aller, en remontant le Fischbach par Boekenau, dans une vallée boisée, visiter les ruines de la Winterburg, autre château de lafamilleSponheim. Enfin, on peut revenir de Sponheim à Creuznach par Weinsheim et Rüdesheim.

A Alzey, H. 89.; 3 mil. 3/4, par Wmllztein, dil. t. I«« j.. en î h, 3/4, pour 19 sgr. ; — àBingen,R. 53; — k Mayence, R. 46 , 5 mil.; dit. t. lesj-en 4 h. 1/2, pour I th. 5 sgr. ; — à Neunkirchen, R. 31 ; — àTrète«,R.54 et 31; — à Worma, R. Î8, 7 mil., par Aliey, en 5 h. 1/î, poar 1 th. 3 »gr.; — i Baeharach , R. 45; par Stromberg , R. 56 ; les Rheinboeller, Eiaenbütte et Dichtelbacb, de 8 à 9 h.

DE CREUZNACH A BINGEN.

! mil. — Omnib. plusieurs fois par j.; trajet en 1 h. 30 m., pour lî sgr.

La route, suivant la rive g. de la Nahe, traverse Bretxenheim, — où elle laisse à g. celle de Stromberg (F. R. 32), — le Guldenbach, Langerdonsheim, Laubenheim , à 1 h. duquel (à g.) sont les ruines du château Layen, Sarmsheim, puis Münster, v. que dominent les ruines du château Trutzbingen, bâti au xvi' siècle, détruit par les Suédois, en 1632; enfin elle franchit la Nahe sur un pont de pierre — Drususbriicke — avant d’entrer à 2 mil. BingentF. R. 45).

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