‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 145 sur 279 · R. 34.— -DE HEIDELBERG A FRANCFORT.— LORSCH · texte numérisé non relu

R. 34.— -DE HEIDELBERG A FRANCFORT.— LORSCH

On laisse à dr. Sulzbach, 600 h., et on remarque la maison de campagne à deux tours carrées de MM. Rothschild de Francfort, entre Weinheim et

Hemsbach, 2000 h., v. dont le vin passe pour un des meilleurs de la Berjjstrasse ou route de la Montagne. — On donne ce nom à la contrée fertile et riante, mais trop vantée, que traverse la route ombragée d’arbres fruitiers , qui, longeant la base occidentale de l’Odenwald, conduit de Heidelberg h Darmstadt. On sort du grand-duché de Bade pour entrer dans la Hesse-Darmstadt en allant de Hemsbach à

4 mil. 7/10. Heppenhelm, — (Hôt. : chez Frank, Zum Halben Moud, bonnes truites et bon vin), pet. V. de 3700 h. En 773 Charlemagne donna à l’abbaye de Lorsch sa villam Hephenheim. Une pierre scellée dans le mur de l’église, à g. près de l’entrée, porte la désignation de ses limites. Une des collines voisines est couronnée des ruines de la Starkenburg, ancienne forteresse, au milieu de laquelle s’élève une tour carrée, bâtie en 1064 par l’abbé de Lorsch Ulrich, et possédée ensuite par les archevêques de Mayence qui y conservèrent une garnison jusqu'à la guerre de Sept ans. Les Espagnols s’en emparèrent en 1621; les Suédois en 1631. Turenne l’assiégea deux fois en vain (1645, 1674). Elle donne son nom à une province de la Hesse. De ses ruines bien entretenues (30 m.) on jouit d’une belle vue.

A Erliach, 5 mil. 1/4, parFflrth (1 mil. 3/4.); 2 dit, t. les j., en 4 b. 30 m. , pour 1 fl. 20 kr. B. 33.

On laisse à g., entre Heppenheim et Bensheim (1 h. des deux villes), le v. de ljorsch» sur la Weschnitz, bourg de 2800 h., que visitent les antiquaires, car ils peuvent y voir les ruines de l’ancienne abbaye de ce nom ( Lauret hamense monasterium) , fondée sous Pépin le Bref, par un comte de l’Oberrheingau, nommé Cancor, rebâtie plus tard et consacrée, le 2 septembre 794, en présence de Charlemagne, de la reine Hildegarde et de ses fils Charles et Pépin , incendiée en 1090, rebâtie depuis (il ne reste qu’un fragment de l’ancienne église), donnée en 1232 à l’archevêché de Mayence, souvent pillée et incendiée , et appartenant depuis 1803 à la Hesse. Elle fut une des abbayes les plus’riches del’Allemagne. L’église actuelle estde 1724.

R. 84.— DE HEIDELBERG A FRANCFORT. 267 Le duc Thassilo de Bavière, déposé par Charlemagne pour crime de haute trahison, y finit ses jours « monachus. »

5 mil. 3/10. Beusheim, — (Ilôt. : Sonne), V. de 4000 h., dont l’église, de style byzantin, a été bâtie par Moller, en 1830. De Bensheim on peut aller, en 1 h., à pied à Auerbach par le Schœubergerthal, le château do Schœnberg et l’Altarberg. C’est une agréable promenade.

D« Ber.slieim à Filrth, H. SS; — à Wortns, R. 28, 2 mil. 1/2.; 4 dil. t. les j. en 2 h., pour 56 kr. , par Lorscli el BüraUdl.

Les montagnes, dont le chemin de fer et la Bergstras.se longent la base, sont couvertes, tantôt de champs et de vignes, tantôt de prairies et de bois. Leur aspect varie continuellement. Elles s’élèvent et deviennent plus boisées à mesure qu’on s’approche de

5 mil. 7/10. Anerbach, — (Hôt. : Krone), charmant v. de 1800 h., où l’on ne regrettera pas de s’étre arrêté quelques heures, car il est situé dans une forêt d’arbres fruitiers, et dominé par les ruines du château qui porte son nom. Charlemagne fut, dit-on, le fondateur de ce château qui appartint longtemps à l’abbaye de Lorsch, puis à l’évêché de Mayence. Turenne l’a détruit en 1674. Une de ses tours s’est écrouléeen 1821. Ilfaut40m. poury monter (333 mèt.) ; la vue dont on y jouit égale, si elle ne la surpasse pas, celle du Melibocus. Un chemin ombragé, et facile à trouver sans guide, conduit de là (45 m.) au Melibocus (F. cidessous).

L’église d’Auerbaeh est située près du vieux cimetière, sur une hauteur d’où l’on découvre aussi une belle vue et d’où l’on peut se rendre, par des chemins ombragés, au château du grand-duc, appelé Fürstenlager , et situé sur l’Altarberg. De cette montagne on descend au N. près d’un petit temple, élevé, le 18 février 1824, par les princes Louis et Emile, à la mémoire de leur mère ; et de là à la bonne fontaine, source minérale ombragée de tilleuls et de platanes.

6 mil. KwiitR'enberg’, — (Hôt. : Læwe), V. de 1450 h., où descendent d'ordinaire les touristes qui désirent faire l’ascension recommandes du Melibocus. Elle est encore entourée de murailles ilanquées de tours. Son église couronne une hauteur. On y jouit d’une belle vue (15 m.). Au-dessus s’élevait l’ancien château actuellement en ruine.

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