‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 154 sur 279 · K. 37.— HOMBOURG · texte numérisé non relu

K. 37.— HOMBOURG

contenir près de mille personnes. Le plafond est peint en fresques brillantes, dans le goût de la Renaissance. Elle est éclairée dans sa longueur par un double rang de fenêtres et par des portes battantes qui s’ouvrent sur la terrasse et laissent voir des bois et des montagnes.

L’aile gauche contient les salons de conversation, trois salles pour les jeux de trente et quarante, de roulette et de commerce, et le cabinet de lecture, dont l’entrée est publique et gratuite. L’aile dr. est tout entière destinée à la restauration et au café. Elle renferme : une vaste salle à manger où une table d’hôte de cent couverts est servie à la française, dans l’été à 1 heure et à 5 heures, etdans l’hiver, seulement à 5 heures ; une salle pour les dîners particuliers et à la carte servis à toute heure ; un café-divan pour les fumeurs. •

Sur la façade tournée du côté du jardin anglais, nommé jardin du Kursaal, et remarquable surtout par sa petitesse, s'étend une large terrasse pavée en asphalte, communiquant avec la salle de bal et les ailes ( on y prend des rafraîchissements ). A dr. s’élève le kiosque, où deux fois par jour un excellent orchestre fait entendre une musique variée.

Les jeux de Hombourg l’emportent sur les autres jeux de l'Allemagne, non-seulement par la magnificence de leur palais , mais par les avantages qu’ils offrent aux joueurs, avantages qu’il est inutile d’énumérer ici. En outre, ils sont ouverts toute l’année, hiver comme été. Ils rapportent donc d’énormes bénéfices aux fermiers et au landgrave, qui se fait payer fort cher l’autorisation qu’il leur accorde, et qui tient beaucoup plus à ce privilège qu’à tous ses autres droits moins lucratifs. Le 7 mai 1849 un commissaire impérial, agissant au nom du pouvoir central allemand, avait fait fermer les jeux de Hombourg; le landgrave s'est empressé de les rouvrir dès qu'il a cessé de craindre le pouvoir central allemand. Du reste, landgrave et fermiers ne négligent aucun moyen pour attirer à Hombourg beaucoup de joueurs, c’est-à-dire de perdants : annonces dans les journaux, bals (avec invitation gratuite , grands bals tous les mercredis, où le costume de bal est de rigueur), concerts, théâtres, promesses de parties de chasse sur quarante mille arpents de terres, etc., etc.

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Près du Kursaal (à dr.) s’élève l’établissement des bains, qui contient vingt -quatre chambres de bains avec bains de vapeur, douches, et bains de pluie.

Les sources de Hombourg jaillissent à 5 ou 10 m. du Kursaal, dans les prairies qui s’étendent au-dessous du jardin, et qu'on appelle le Parc des sources. Peu éloignées l’une de l’autre , elles sont renfermées dans des bassins en pierre, entourés d’élégantes balustrades. A g. est la source Louis, qui, grâce à un sondage artésien, donne mille bains par jour, et dont le niveau s’abaisse et s’élève périodiquement tous les quarts d’heure (on appelle ce phénomène, sprudel). La source de l’Empereur, située à l’extrémité de l’allée de peupliers, vis-à-vis du vieux Kursaal, est le produit d’un forage artésien (135 mèt. de profond.). A l’autre extrémité de l'allée de peupliers, est la source Elisabeth, qui donne 11,600 lit. par 24 h. Le dégagement du gaz acide carbonique la fait bouillonner à sa surface. A côté s’élèvent un kiosque où l’on fait "de la musique tous les matins , et la vaste orangerie qui sert de promenade couverte aux buveurs, et qui est retaarquablement entourée de fleurs. Quant à la source Ferrugineuse, l’une des sources les plus chargées en fer que l’on connaisse, elle jaillit à peu de distance de celle de l’Empereur.

Il s’exporte chaque année plus de trois cent mille cruchons ou bouteilles des eaux de Hombourg,

Les médecins de Hombourg sont : MM. Oardey (Français), Prytherck (Anglais), Muller et Trapp (Allemands).

A l’extrémité supérieure de la Grande rue (à g.) s’élève le château, du landgrave qui, à l’extérieur, tient le milieu entre la caserne et la grange. C’est le landgrave Frodé*rie II, à la jambe d’argent , le vainqueur de Fehrbellin (bataille gagnée le 18 juin 1675 sur les Suédois), qui le fit bâtir à la place de la Hohenburg, brûlée dans la guerre de Trente ans.

On voit dans le mur, au-dessus de la porte intérieure , la statue à cheval de ce landgrave qui, par une charge hardie de cavalerie, fit remporter la victoire à l’électeur de Brandebourg. La tour Blanche, haute de 60 mèt. (dans la cour intérieure), est tout ce qui reste de cet ancien château. Sons l’escalier, on remarque dans le mur une pierre votive romaine, découverte au milieu des ruines de la Saalburg. La plate-forme offre un beau point

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