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de vue. L'intérieur du château ne mérite pas une visite. Ce qu’il y a de plus curieux, ce sont des anciennes armures et des antiquités romaines. Les jardins seraient assez beaux s’ils étaient bien entretenus. Ils ont été dessinés par la landgrave Élisabeth , fille du roi d’Angleterre Georges III.
Le Kursaal, les sources et le château visités, Hombourgn’aplus rien d’intéressant à offrir aux étrangers; mais on peut faire d’agréables promenades dans ses environs, bien que la nature n’y soit que médiocrement belle. De l’autre cété du Kursaal, au-dessus des sources, s’élèvent des coteaux boisés, au pied desquels on a construit une belle restauration (sum tvaldlusl ), et d’où l’on découvre d’assez belles vues, d’un cdté, sur le Taunus, de l’autre, sur l’Odenwald, ainsi que sur la plaine qui s’étend entre les deux chaînes de montagnes (15 m. pour monter au Temple). Les jardins du château (F. ci-dessus) ont de beaux ombrages et une jolie pièce d’eau entourée d’arbres remarquables par leur grosseur. La serre contient des plantes exotiques et rares. Au delà de la porte de sortie, s’étend, jusqu’au Jægerhaus à la base du Taunus, une allée de peupliers séculaires, longue d’une lieue environ, bordée de jardins ; — à dr. le jardin de la princesse Elisabeth, à g. celui du prince Gustave, et un peu plus loin, la ferme suisse (un temple grec orne le milieu de sa pièce d’eaù). — N. B. On vend à la ferme du café, des œufs et du laitagé ; — plus loin encore, est le café restaurant appelé Alleekatut (tir au pigeon et au pistolet); enfin, à l’extrémité de l’allée de peupliers commence la grande forêt de sapins ( Tan nenwald), à l’entrée de laquelle , près d’une jolie maison de chasse gothique, sont le jardin botanique, la pépinière et l'étang aux truites.
Des sentiers et des routes de voitures traversent, dans tous les sens, le Tannenwald qui, divisé en grand et en petit, s'étend sur la montagne. Les points les plue intéressants à visiter sont, outre les parcs réservés , où l’on élève des daims, la roche d'Elisabeth, éminence rocheuse d'où l’on jouit d’une belle vue, et derrière laquelle se trouve, près du monument funéraire du prince Léopold de Hesse-Hombourg , tué en 1813 àLutzen, le chêne de Luther, planté en 1817 (Luthereiche). La vue (sur Francfort et la plaine) est encore plus belle de la Goldgrube ,
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mine d’or abandonnée depuis longtemps. On s’y rend par le sentier d’Adélaïde. — Au delà de cette forêt, on peut faire l’ascension du Feldberg (3 h. de Hombourg), décrite dans la R. 39.
Les Français qui viennent à Hombourg ne manquent pas d’aller visiter (1 h.) Friedrichsdorf et (30 m.) Dornholzhausen, deux villages fondés au xvii0 siècle par des protestants français que la révocation de l’édit de Nantes avait forcés de s’exiler. On y parle le français du temps de Louis XIV. Deux pensionnats, — un de jeunes gens, et un de demoiselles, — y ont été fondés. On y envoie des enfants des contrées les plus éloignées de l’Allemagne pour y apprendre le français.
On peut aussi de Hombourg aller visiter Oberursel, Schœnberg, Cronberg , Cronthal, Kœnigstein, Soden (F. R. 39); enfin , à 1 h. 15 m., la Saalburg, anc. forteresse romaine, construite par Drusus, qui doit y être mort de ses blessures.