‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 175 sur 279 · H. 15.— DE MAYENCE A BINCEN.— EBERBACH · texte numérisé non relu

H. 15.— DE MAYENCE A BINCEN.— EBERBACH

à jour, son escalier en limaçon et ses feuillages sculptés. On vante au contraire le portail, la façade, la voûte du chœur et les stalles en bois sculpté (1510) de l'église. La colline de Græfenberg , plantée de vignes, qui produisent un vin renommé, porte encore la haute tour de l’ancien château de Scharfenstein, bâti vers la fin du ni' siècle par les archevêques de Mayence, détruit par les Suédois dans la guerre de Trente ans, et par les Français dans la guerre de la Succession. Les piétons peuvent aller de Kiederich , soit à Eberbach (F. ci-dessous), de 30 à 45 m.par les bois, soit à Rauenthal (F. ci-dessus), 1 h. env. parles coteaux boisés de Himmelrech, soit enfin à Schlangenbad (F. R. 44) 2 h. env.

A mesure que Ton descend le Rhin on aperçoit plus distinctement le château de Johannisberg et le Niederwald. Au delà d’Eltville , on laisse, sur la rive dr. , le Kappelhof, puis le Draiserhof, vaste dépendance de l’abbaye d’Eberbaeh, avant d’atteindre Erbaeh , — (Hôt. : Engel), très-ancien village, où Ton remarque la belle maison de campagne du comte de Weetphalen, qui possède aussi Tlle du Rhin, située en face.

[On peut, d’Erbach comme de Hattenheim (F. ci-dessous), aller visiter Eberbach (1 h. env.), ancienne abbaye, devenue un asile d’aliénés et une maison de détention. Cette abbaye est agréablement située au pied des montagnes du Taunus et presque entourée de bois. Elle fut fondée, en 1131, par saint Bernard. On a élevé une petite chapelle appelée Bemardsruhe, à l’endroit où, selon la tradition, saint Bernard, qxii se reposait sur une pierre, vit un sanglier lui dessiner avec son museau le plan du nouveau monastère. Les moines de ce couvent furent de rudes travailleurs. Ils défrichèrent les bois, plantèrent des vignes, cultivèrent des céréales, et se montrèrent, en outre, aussi habiles industriels qu’heureux agriculteurs. Dès 1100, ils exportaient leurs vins à Cologne, où ils avaient un entrepôt particulier. De plus, ils possédaient des fabriques de drap, des tanneries, des moulins à farine et à foulon. Ils eurent cruellement à souffrir dans la guerre des Paysans. Les insurgés leur burent, en quatorze jours, 80 pièces de vin. Les bâtiments construits du xii« au xv' siècle étaient remarquables par leur architecture. Les parties les plus

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