LE RHIN DE COBLENZ À DÜSS
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devront aller de Bonn à Cologne par le chemin de fer, B. 48 , la navigation du Rhin, entre ces deux villes, étant fort ennuyeuse, et demandant un temps plus long. — De Cobleni à Bonn, la durée du trajet est de 2 h. 3/4 à 3 h.; on paye 1 th. 8 sgr. et 25 sgr. — On peut se faire descendre i toutes les stations intermédiaires. — 60 liv. de bagages sont accordées i chaque voyageur. V. du reste, les renseignements et conseils aux voyageurs, en tête de ce volume.
Au delà d’Ehrenbreitstein, qui semble grandir à mesure qu’on s’en éloigne, et de l’embouchure de la Moselle, qui pendant longtemps ne confond pas ses eaux avec celles du Rhin, le Rhin baigne, sur sa rive dr., la base d’une chaîne de riantes collines, tandis que sur la rive opposée s’étend jusqu’aux montagnes qui forment l’horizon àl'O., et au N., une vaste plaine, remarquable seulement par sa fertilité. Le bateau à vapeur côtoyé la rive dr. On laisse successivement, à mesure qu’on descend ,
G. Neuendorf, v. où se réunissent les petits radeaux qui descendent par les affluents du Rhin, laMurg, la Kinzig, le Neckar, le Mein, la Lahn ; on le3 y arrête pour les y rassembler et pour en former ces grands radeaux que l’on remarque souvent sur. le fleuve ( V . l’introduction):
Dr. Urbar, v. qui récolte un bon vin rouge ; laleln-Bes gelich, ancienne maison de l’ordre des Templiers transformée plus tard en un couvent d’augustines, aujourd’hui propriété particulière, appartenant à M. Stedmann (on y découvre une vue magnifique et la chapelle est ornée de curieux tableaux) , et Mallendar, petit v. situé au pied de Besselich;
Au milieu du Rhin, l’ile de Niederwerth , sur laquelle se trouve situé le v. du même nom. On y aperçoit encore une aile et l’église (1500) d’un ancien couvent de cisterciennes. Un étroit canal qui en coupe l’extrémité forme la petite île de Grasswerth ;
G. A peu près au milieu de l’île de Niederwerth, Wallersheim, la Schœnbomlust, ancienne maison de plaisance des électeurs de Trêves, qui servit de résidence, pendant l’émigration . aux princes de la maison de Bourbon, ainsi qu’a leurs principaux partisans, et un peu plus loin, Kesselheim;
Dr. Presque en face de Wallersheim, Vallemlnr, — Hôt. : Stadt Coblens), V. agricole et industrielle de 3200 h., dont la belle église a été bâtie, en 1836, sur une hauteur, par Lassaulx, et dont la vieille tour date du xv* siècle. La vallée qui s’étend derrière cette ville renferme les ruines de l’ancien couvent de femmes Schœnstatt, servant actuel-
lement de ferme;— Weitersberg, vers l’extrémité de l'île;
G- Sébastian Engers et Kalten Engers, presque en face de
Dr. JBendorf» — (Hôt-: R heinischer Bof), V, industrielle (forges de fer) de 2200 h. env., d’où une route conduit en quelques minutes à Sayn, v. situé dans une vallée étroite, près du confluent du Saynbach et du Brexbach, et qui mérite une visite des piétons. On y voit, en effet (à 30 ro. du Rhin), outre les ruines du vieux château — détruit dans la guerre de Trente ans — des comtes de Sayn, famille qui s’éteignit en 1246, le beau château, bâti en 1847, du prince de Sayn-Wittgenstein-Berleburg, fils d’un général russe, qui y a réuni une intéressante collection de tableaux, en grande partie modernes (Horace Vernet, Winterbalter, Oudin, Wappers, Léopold Robert, Deeamps , Isabey, Catel , Steinbruck), etc, Ce château ne peut être visité qu’une fois par semaine pendant l’été, à moins que le prince ne soit absent;— la Sayner Hutte— (Hêt.: Busrg Sayn), qui aappartenu d’abord à l’archevêché de Trêves, puis au Nassau, et qui appartient actuellement à la Prusse. Les bâtiments, construits en 1830, sont presque entièrement en fonte. D'autres établissements du même genre(ConcordiaHüUe, d' Ester’ scha MaschÂnenfabrik) se sont élevés dans les environs. La Seyner Hütte intéressera les étrangers qui la visiteront. On y fabrique, en effet, des canons, des boulets, des cloches, des meubles, des ornements d’architecture, etc.— L’an 1202, trois frères , comtes de Sayn , avaient fondé au-dessus de ce v. une abbaye de prémontrés , qui est aujourd’hui sécularisée. L’église de cette abbaye, bâtie à diverses époques, est remarquable par son architecture. Elle possède, en ou- % tre, un coffret de métal doré et curieusement orné, qui renferme un bras de saint Simon, dont Bruno de Bonn, qui fut depuis évêque de Cologne, lui fit don en 1204.— Le Renneberg, qui domine Sayn, appelé aussi Frxedrichsberg, a été, sous le gouvernement du Nassau, transformé en un parc très-fréquenté pendant l'été des habitants de Coblenz. On y découvre de charmants points de vue. Enfin, à 1 h. de Sayn, en remontant sa vallée étroite et pittoresque, on trouve le château d ’lsenburg, le berceau d’une famille qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours.
Dr. Près de l’embouchure du Saynbach Mühlhofen , à 30m. de Sayn ( V . ci-dessus); puis Engers, v. dont le château, bâti en 1758 par l’électeur de Trêves, et appartenant
R. 58.— DE COBLENZ A COLOGNE.— WEISSENTHURM. 443 au gouvernement, a remplacé une forteresse que Cuno de Falkenstein avait fait construire en 1380 pour maintenir les gaugraves du Westerwald. A en croire certains antiquaires, les débris de murailles que l’on remarque audessus du v,, dans le lit du fleuve, sçmt des restes d’un pont romain. Ce serait là que César aurait passé Je Rhin pour aller combattre les Sicambreg. Sur les pentes boisées qui dominent Engers au N. E. s’élève le clocher dp Hetmbackweis, v. près duquel on aperçoit l’ancienne abbaye de Romwsdorf, — la salle capitulaire et les cloîtres, qui datent de 1200, sont remarquables par leur architecture, —appartenant aujourd'hui au duc d'Aremberg.
G. Urmits, le Gute Mann, ancien ermitage avec une chapelle moderne, et TO’eisBentlmriift, la tour blanche, b. qui doit son nom à une tour carrée, bâtie par l’archevêque Cuno de Falkenstein pour désigner la frontière de ses domaines. Son église, construite en 1836 par Lassaulx , est ornée de fresques par Gassen. D’après certains antiquaires, ce serait à Weissenthurm et non à Engers que Cégar aurait passé le Rhin, Hoche l'y passa le 18 avril 1797, pour aller battre les Autrichiens à Heddesdorf, Près de la route de terre, au S. O. du v., un obélisque a été élevé à la mémoire de çe général, mort à 29 ans peu de temps après à Wetzlar et enseveli avec Marceau à Coblenz ( V . R, 45). Ce monument porte l’inscription suivante :
l’armée ne sahbre-et-meese