‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 255 sur 279 · La toile qui ceignit les reins du Sauveur sur la croix · texte numérisé non relu

La toile qui ceignit les reins du Sauveur sur la croix

Ces reliques, que Charlemagne reçut d’Yvan, patriarche de Jérusalem, sont empaquetées dans des pièces de soie, que l’on découpe, lors de chaque exposition , pour en distribuer les morceaux aux personnes présentes.

Les petites reliques sont exposées à la contemplation des fidèles, chaque année, au jour de la Fête-Dieu; mais

les étrangers , comme il a été dit ci-dessus, peuvent les voir en tout temps. L'armoire qui contient les plus précieusesdeces reliques, — avec les grandes renfermées dans une châsse d’argent doré, longue de I mètre 66 cent., et haute de 1 mèt. , en forme de toit ou vaisseau de cathédrale, « châsse du xn* siècle que Frédéric Barberousse a donnée à l’église, — cause, quand on l’ouvre, une sorte d’éblouissement , tant elle est resplendissante d'orfèvreries. Les battants en sont couverts, à l’intérieur, de peintures sur fond d’or, parmi lesquelle son remarque des panneaux qui sont évidemment d'Albert Dürer. Sur les tablettes l’or et l’argent brillent sous mille formes ; ce ne sont que châsses, soleils, calices, reliquaires, « figurant autant de chapelles, de flèches et de cathédrales auxquelles les saphirs, les émeraudes et les diamants tiennent lieu de vitraux. » Les petites reliques sont :

1 . La ceinture de J. C. en cuir; Charlemagne a scellé les deux extrémités de cette ceinture de son sceau, dont les empreintes sont trèsbien conservées.

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