LICHTENTHAL
SO m.
Près de la Promenade et de la Maison de Conversation, à l’extrémité supérieure de la ville de Bade, commence, entre deux allées réservées aux piétons , une allée de vieux chênes, bordée à g. et à dr. de jardins et de maisons de plaisance. C’est là que le soir, les jours d’été, les cavaliers et les équipages viennent se faire admirer des piétons. Dans les prairies de g. sont les bains de Stéphanie (eau de rivière), et plus loin, le Grand et le Petit Staufenberg attirent les regards des promeneurs. A dr., dans le bosquet nommé le Labyrinthe, coule la Fontaine de Pierre (Petersbrunnen). Plus loin s’ouvre à dr. la vallée de Gunzenbach, que dominent l’Iwerst, la Waldcneck et le Katzenkopf, aux croupes sombres. D'un cêté de la route, ombragée, — à partir du petit pont de fil de fer, — d’érables et de trembles, roule l’Oosbach au fond de son lit endigué ; de l’autre s'étend la belle prairie appelée Aumatt. On passe enfin devant un joli chalet suisse, un peu avant d’atteindre le couvent de Idclitentlinl, bâti sur la rive dr. de l’Oosbach, au pied d’une montagne escarpée, à l’entrée du v. d’Unter-Beuern, — (Hdt. : Ludicigslad (bains ferrugineux et bains froids), la Croix , l’Ours, le Lion, brasserie de Graff).
A la dr. du pont, on entre dans la cour du couvent qu’habitent aujourd’hui vingt nonnes cisterciennes, qui renouvellent leurs vœux de trois ans en trois ans, si elles ne préfèrent rentrer dans le monde. Fondé en 1245 par la veuve de Herrmann V, Irmengrat, terminé en 1248, doté par les fils d’Irmengrat et leurs descendants, sauvé, en 1689, de l’incendie par l’intercession d’une sœur, épargné lors de la suppression totale des établissements religieux de ce genre, le couvent de Lichtenthal perdit alors toutes ses propriétés ; seulement on accorda une pension annuelle aux religieuses. L’ancienne église (la plus petite des deux),
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récemment restaurée et ornée de vitraux de couleur, contient les monuments funéraires de plusieurs margraves. On y remarque Rodolphe le Long étendu avec son armure sur un lit de parade en pierre.
A côté de la chapelle des tombeaux s’élève la maison des Orphelins, fondée en 1835 par un don de M. George Stulz de Kippenheim , qui fit fortune en Angleterre, où il exerçait la profession de tailleur, et auquel le grand-duc Léopold accorda des lettres de noblesse sous le nom de Ortenberg.
La montagne, couverte de sapins, à laquelle le couvent est adossé , s'appelle le Cæcilienberg, ou la montagne de Sainte-Cécile. Des diverses stations de cette montagne, — et surtout du pavillon, — où conduisent des sentiers bien entretenus, et ou des bancs et des pavillons de repos ont été construits, on découvre des points de vue charmants sur Bade et les vallées du Rhin, de Beuern, et de Geroldsau.
En face du Cæcilienberg , s'élève , au-dessus du v. d’Unter-Beuern, la jolie maison de campagne de Seelach (305 mèt.) d’où l’on jouit aussi de beaux points de vue. Enfin, d’Unter-Beuern on peut monter au Schaafberg (45 m. de Bade), ferme située (au N. E.), sur un escarpement du Petit Staufenberg, ou au hameau Eckhœfen (au N. O.).
N. B- On peut revenir de Lichienthal à Bade par la rive dr. de l’Oos.
70 GUNZENBACH.
Au point de jonction de la seconde et de la troisième allée de Lichtenthal, s’ouvre à dr. un charmant vallon renfermant de jolies maisons de campagne et le v. de (lun« acenbach. Au S. E. s’élève le Cæcilienberg, où conduisent de nombreux sentiers. Dans le fond se dresse le Waldeneckkopf, haut de 576 mèt., et qui s’abaisse au N. O. jusqu’au Katsenkopf. Rien de plus solitaire- et de plus pittoresque, dans les environs de Bade, que les sombres forêts de sapins qui recouvrent les flancs accidentés du Waldeneckkopf. — On peut revenir à Bade par les fermes de Sauersberg (15 m. de Bade) et le Salzgraben. — Entre Gunzenbach et Bade, au-dessus du labyrinthe, on remarque la belle maison de campagne de Quettich.