R. 9.— BADE.— NOUVEAU CHATEAU D’EBERSTEIN
8° KBERSTKIN.
De 2 h. 45 ra. à 3 h. — Voitures, 4 fl., aller, séjour et retour de 4 à 5 h.
On suit jusqu’à Unter-Beuern le chemin décrit ci-dessus (§ 6), puis, laissant à dr. le chemin de Geroldsau, on remonte la jolie vallée à’Ober-Beuem jusqu’à une scierie (1 h. de Bade), où la route tourne à g.
[Le chemin de dr. mène, en 2 h. à pied, à Forbach (F. R. 18), par les v. de Gaisbach , de Schmalbach et de Bermersbach. Cette promenade est l’une des plus agréables que l’on puisse l'aire dans les environs de Bade. Au delà de Schmalbach, on gravit l’Eichenloch, élevé de 663 mèt., au milieu d'une magnifique forêt de sapins (sentier de g.; celui de dr. aboutit à l’extrémité du vallon). Du haut du col et en descendant à Bermersbach, on découvre des points de vue ravissants sur la vallée de la Murg et sur ses belles montagnes.]
La route s’élève alors par une pente douce (sentier qui abrège) jusqu’au point culminant, laisse à g. la route qui descend à Gernsbach, puis à dr. une jolie fontaine entourée de bancs et d’arbres, serpente au travers de belles forêts, le long des flancs de la montagne qui la porte, et offre de distance en distance de charmants points de vue sur le Mercure et sur la vallée de la Murg.
Le nouveau châ teau d’Eberstein, — (Eher, sanglier, stem, pierre), auquel cette route vient aboutir avant de descendre à Gernsbach, est un ancien manoir des comtes de ce nom, transmis par héritage aux margraves de Bade, reconstruit et restauré avec goût au commencement de ce siècle, et devenu une habitation d’été du grand-duc et des membres de sa famille. Il s’élève au sommet d’une hauteur boisée à 344 mèt. au-dessus de la mer (on y trouve un bon restaurant). L’ameublement gothique, les anciennes armures, les verreries, les vitraux de couleur, les fresques (de Fohr), les vieux tableaux qui en décorent l’intérieur, et que le concierge est autorisé, en l’absence de son maître, à montrer à tous les étrangers, — remarquer cependant, au fond de la cour, un Christ en pierre qui provient de l’abbaye de Herrenalb (F. R. 14), — ne valent pas la vue délicieuse dont on jouit de ses terrasses, de ses jardins, de ses fenêtres, et surtout deTespèee.de tourelle-beffroi qui
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