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lerheidigen, elle contient entre autres tableaux un rétable attribué b Rubens, des armoiries de ses bienfaiteurs, un beau jubé, des vitraux, etc. Près de cette église commence le chemin qui conduit, en 2 h. 30 m. environ à Allerheidigen (F. R. 8) par le Sohlberg (773 mèt. ) et ÏStehbrunnen, Fontaine de l’Ane, dont la légende raconte ainsi l’origine. Un jour la duchesse Uta de Schauenburg chargea un âne de pièces d’or, et le laissa errera son gré dans les montagnes, bien décidée à bâtir un couvent, qu’elle avait résolu de fonder, h l’endroit où cet animal se reposerait. Après de nombreux tours et détours , l’âne gravit les hauteurs qui dominent la rive dr. du Lierbach; comme il avait soif, il frappa la terre du pied ; une source d'eau pure en étant sortie aussitôt, il se coucha et se rafraîchit. Uta crut donc obéir à la volonté divine en jetant, en ce lieu même, les fondations de son monastère, mais il paraît qu’elle s’était trompée, car pendant la nuit' les matériaux furent transportés à l’endroit où se voit aujourd’hui le couvent d’Allerheidigen. Plusieurs autres tentatives eurent le même résultat. En conséquence, Uta se décida à suivre les nouvelles instructions qu’elle recevait d’en haut. Depuis lors la source miraculeuse s’est appelée la Fontaine de l’Ane, ainsi que le constate l’inscription suivante :
En l’année 1191 Un âne fut ici conduit Dont le pied fit jaillir la fontaine.
Continuant, au delà de Lautenbach, à remonter la rive dr. de la Rench, on ne tarde pas à voir s’ouvrir, à g. le Sulzbaehthal, en face de la bonne auberge de Hubacher (rive g.) que dominent les ruines du château de Neuenstein, fondé en 1287, et détruit de 1458 à 1504. — Si l’on remonte le Sulzbaehthal, on y trouve bientôt (15 m.) le bain «le Snlzbachy dont les eaux tièdes ( 17° R. ) et salines ressemblent beaucoup à celles de Schlangenbad, et dont les environs offrent de jolies promenades. — On traverse ensuite le Ramsbach.puis divers hameaux, avant d’atteindre
1 h. 30 m. (2 mil. 3/4. d’Appenweier) , Oppenan , pet. V. de 2000 h., située à 292 mèt., fondée au commencement du xiv* siècle et incendiée en 1515 avec le château Friedberg. Elle est située près de la jonction de la Rench et du
1*> R. 10.— DE STRASBOURG A STUTTGART. -ANTOGAST Lierbach, qui descend de la jolie vallée de ce nom, où l’on peut aller visiter (2 h. env. V. R. 8) les ruines et les cascades d’Allerheidigen. La vallée s”est resserrée, mais de chaque côté s’ouvrent de distance en distance de charmants vallons latéraux. Sur un rocher escarpé se voient encore les ruines de la Bærenburg, détruite au xve siècle. A 1 h. env. au S. E., en remontant la gorge étroite au fond de laquelle la Maisach se brise contre des rochers, on trouve le Bain Antogast, tellement encaissé au pied de la Rossbühlschanze , qu’il ne voit le soleil que pendant l’été. La saison dure du 1er mai au 30 octobre. Le nombre des baigneurs s’élève chaque année à 300 env. Les eaux, que l’on emploie en bains et en boissons, ont beaucoup d'analogie, tant pour leur nature que pour leur efficacité, avec celles de Griesbach et de Petersthal ( V . ci-dessous). Toutefois, elles paraissent plus puissantes dans le traitement des blessures, des maladies de la peau, etc. Un bain coûte 30 kr.; une chambre, de 48 kr. à 1 fl. : le dîner, de 24 à 28 kr. Les promenades environnantes demandent des jarrets éprouvés et de bons poumons, mais elles offrent de beaux points de vue. On peut aller par le Breitenbergà Freiersbach, à Petersthal ou à Griesbach (V. ci-dessous), remonter le long de la Maisach jusqu’au sommet du Rossb iihl et de là se rendre, par les plateaux supérieurs, à Allerheidigen [V. R. 8), etc.
D’Oppenau , deux routes conduisent au sommet du Kniebis et à Freudenstadt. La première ne traverse aucun village, et s’élève, par une pente assez roide, au point culminant du passage ( env. 974 mèt. ) qui sépare le grand-duché de Bade du royaume de Wurtemberg. Des terrasses et du sommet de Kniebis , où l’on remarque encore des restes de fortifications construites durant la guerre de Trente ans, et vers la fin du siècle dernier, pour arrêter les armées françaises, — on les appelle Schicedenschanze , ou les redoutes des Suédois, — on découvre une vue étendue sur la vallée du Rhin, les Vosges et les montagnes de la Forêt Noire.
La seconde route, qui vient rejoindre la première près de la redoute d’Alexander , construite en 1734 par le duc Alexandre de Wurtemberg, relevée en 1796 parle major Rœsch, et, le 2 juillet de cette année, prise parles Français, remonte la vallée étroite et encaissée de la Rench , qui
R. 10.— DE STRASBOURG A STUTTGART.— GRIESBACH. 121 décrit une énorme courbe à la base duBlauenberg. Parmi les nombreux vallons latéraux qui y versent leurs eaux, on remarque, sur la rivtf dr., celui de VIbach. La récolte de la résine est la principale industrie des habitants. 1 h. 45 m. env. après avoir quitté Oppenau , on atteint Freiersbach) bain situé au débouché de la jolie vallée du même nom, et dont les eaux sulfureuses'et acidulés sont efficaces pour le traitement des maladies de la peau. Les premières maisons de-
1 mil. 1/4. d’Oppenau, Petersthal, v. qui a 15 m. de long, touchent presque à Freiersbach. La paroisse, composée de plusieurs hameaux, comme toutes celles de la Forêt Noire, compte 1500 h. L’établissement des bains est à 406 mèt. Les sources jaillissent sur la rive dr. de la Rench, entre cette rivière et la route. Elles sont au nombre de trois; la Source de Pierre,, la Source Laxir et la Source de Sophie , découverte en 1833. Elles ont une température de 8° R. (les deux premières) et 9° R. (la troisième); ce sont des eaux alcalines et ferrugineuses, efficaces dans un grand nombre de maladies. Parmi les promenades des environs, on recommande surtout l’ascension du Breitenberg (776 met.), et celle du Hundskopf (966 inèt.).
La vallée de la Rench, toujours resserrée entre des montagnes abruptes, prend une direction N., de Petersthal à
1 h. Griesbach, bain dépendant du v. voisin de Dœtlelbach, et situé, à 500 mèt. au-dessus de la mer, à la jonction du Griesbach qui descend à l’E. de la Lettenstadterhœhe, dont le sommet atteint 1064 mèt. , et de la Rench qui prend sa source au N. , à la base N. O. du Kniebis , haut de 853 mèt. , entre le Rossbühl (997 mèt.) et l’Alexanderschanze (990 mèt.). — Des bois couronnent les montagnes escarpées entre lesquelles se groupent les maisons du v. (790 h.) et l’établissement des bains. — Les sources (8° R.) sont ferrugineuses et contiennent de l’acide carbonique. On les emploie (en boissons et en bains) avec efficacité contre les maladies provenant d'un affaiblissement général, les rhumatismes, la goutte, la gravelle, la stérilité, etc. , etc. Il y a deux établissements de bains ; celui de Dollmatsch est le plus fréquenté. Les environs abondent en promenades. Des sentiers bien tracés montent, le long des deux rives du Griesbach (à l’E.), jusqu’au fond de