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du diable ( Teufelsgral ), sur le versant N. 0., ou le Ut du diable ( Teufelsbett ), espèce de lit où le diable se reposa, dit-on, de ses fatigues.
Du sommet de la Teufelsmühle, on peut, 1° redescendre à Gemsbach par Loffenau (F. ci-dessus A) ; 2° descendre à Herrenalb (F. ci-dessus A), soit par le vallon de l’Alb, soit par Thaï wiese et le Gaisthal ; 3° gagner la Kreuzlein (F. R. 12), puis la Maison de Chasse; 4° se rendre directement à Wildbad par Lehmannshof , scierie située dans la vallée de l’Eiach, à 1 h. environ au-dessus du moulin de l'Eiach (F. ci-dessus A), et par le Rennbachthælchen.
N. B. Pour toutes ces courses, un guide est nécessaire ; on en trouve il Gemsbach^
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A. Par Hornberg.
9 mil. Dit. t. les j., en 8 b., pour 2 (1. 3 kr.
Une belle route, bien entretenue, descend, le long de la rive g. de l’Enz (l’ancienne route montueuse est sur la rive dr.), à 1 h.) Calmbach, — (Hôt. : Rossle), v. de 650 h. où la petite Enz vient se jeter dans la grande, et qui est le point central du commerce de bois qui se fait à 10 mil. à la ronde. Laissant à g. la vallée de l’Enz et la route de Pforzheim (F.R.18), pour se diriger à l’E., on laisse à dr. la jolie vallée boisée de la petite Enz, dans les prairies de laquelle serpente une jolie route, puis celle du Würzbaeh, qui conduit au v. du môme nom, et, continuant à monter, dans une belle ’ forêt, au-dessus de la rive dr. du Bindenbach, on s’élève en 1 h. sur un plateau, d’un aspect froid, d’où l’on redescend, par Reichenbach, dans une charmante vallée à (2 h. 30 m. de Wildbad) Uirgaii, v. de 700. h. qui possède encore les belles ruines de son ancienne abbaye de bénédictins. Fondée en 830 par le comte Erlafried de Calw, cette abbaye devint bientôt célèbre et riche. Au ix* siècle on y comptait déjà deux cent soixante bénédictins. Elle était ornée de vitraux, et de tableaux dont on voit quelques débris à l’auberge du Lamm et à Monrepos, près de I.udwigsburg.
B. nu Rhin. 9
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Pillée en 1525 par lçs paysans, supprimée lors de la Réformation, elle fut transformée (1550) en un séminaire protestant par le duc Christophe, qui se bâtit auprès un beau château de chasse, rendue au culte catholique dans la guerre de Trcnto ans, au culte protestant par le traité de Westphalie, et enfin, détruite en 1692 par les Français sous les ordres de Mélao, puis démolie pour servir de matériaux de construction par les beamt wurtembergeois. Du milieu des ruines s’élève un orme que le poète Uhland a chanté.
[Al h. de Hirsau, en descendant la Nagold qui va se jeter dans UEnz à Pforzheim, on trouve à 332 met. la pet, Y. de liiebenzell, 1050 h. , située au pied du Schloss. berg que couronnent les ruines d’un vieux château du moyen âge bâti sur une forteresse romaine. — Près de la rive dr. de la Nagold, à cent pas de la ville, s’élèvent, au milieu de leurs jolis jardins, les deux bains, le bain supérieur (obéré bad), 30 chambres, et le bain inférieur (untere bad, 42 chambres, entre des coteaux boisés qui ont été transformés , avec autant de soin que de goût , en agréables et faciles promenades.— Les montagnes qui dominent la vallée sont couvertes, à l’E. , de sapins, à l’O. , de chênes et de hêtres. Leurs sommets atteignent 600 mèt. On y aperçoit quelques maisons des v. Beinberg et Unterlxngenhard. Un torrent, qui descend d'un vallon latéral, forme au milieu de la ville une pièce d’eau dont l’écoulement fait tourner les roues d’un moulin et d’une manufacture.
Les bains de Liebenzell sont alimentés par deux sources principales qui jaillissent à une profondeur de 4 mèt. , A travers des rochers de grès, à la température de 18° 1/2 et 20° R. L’eau est claire, inodore, nullement gazeuse, un peu fade au goût. On classe ces eaux dans la catégorie des eaux alcalines, et on les emploie en boissons et en bains. Elles sont efficaces dans le traitement de certaines maladies des voies digestives, respiratoires ou urinaires, des affections nerveuses, rhumatismales, de la peau, etc. On assure qu’elles guérissent surtout la stérilité. Elles sont utilisées depuis plus de mille ans. Le nombre des baigneurs s’élève chaque année à 250 env.
Les environs de Liebenzell offrent de nombreuses promenades.— On peut aller visiter : 1° le château qui s’élève
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au-dessus du confluent de la Nagold et du Længenbach, et qui, après avoir appartenu aux margraves de Bade, fut détruit par les Français en 1692. Sa tour carrée a encore près de 33 mèt. de haut; — 2° (1 h. à l'E.) Monakam, v. dont l’église possède douze curieuses sculptures sur bois, du xv* siècle, et un beau crucifix donné par la princesse Olga en 1851 ( des sentiers faciles y conduisent h travers les bois, et on y trouve de bonnes auberges); — 3° Hirsau et Calw (F. ci-dessus et ci-dessous) ; — 4* (2 h. à l’E.) Weil-die- Stadt (F. ci-dessous) ; — 5° (2 h. au N. N. O.) les sept chênes qui dominent près du v. de Grunbach une hauteur d’où l’on découvre la vallée du Rhin jusqu’à Spire, les Vosges, l’Odenwald et le Taunus ; — 6* (3 h. par la vallée de la Nagold) Pforzheim (F. R. 18) 7» (3 h.) Neuenburg (F. R. 17).]
La route de Stuttgart remonte, au sortir de Hirsau, la jolie vallée de la Nagold jusqu’à
25 m. {3 mil. de Wildbad) Calw, — (Hôt. : IValdhom, près du pont), petite V. industrielle et commerçante de 4300 h. , située sur la Nagold. — Ses maisons à pignons pointus lui donnent un aspect original. Il s’y fait un commerce de bois et de charbon considérable. Ses manufactures d’étoffes de laine et de draps occupent nn grand nombre d’ouvriers. Elle est dominée par les ruines du château de ses anciens comtes qui avaient réuni sous leur domination une grande partie de la Souabe. Aux xi* et xne siècles elle fut la capitale de leurs vastes domaines. En 1345 elle tomba en la possession du Wurtemberg, mais elle conserva d’importantes immunités. En 1692 les Français, commandés par Mélac, l’incendièrent après l’avoir pillée.
De Calw à Nagold, R. 10;— 3 mil. 1/4 par Wildierg, 1500 h.; —4 Tnbitigue, R. 19; — 5 mil.{ par ! 2 mil, 1/2, Herrenîerg.H. il; »t2 mil. 1/2 Tubingue . — Dil. 5 fois par semaine), nn 4 h. 1/4, pour 1 0.40 kr.
[A 1 30 m. au S. O. de Calw (4 h. au S. E. de Wildbad, F. R. 12) le bain de Teinach ou Delnach est agréablement situé, à 400 mèt., dans une jolie vallée de la Forêt Noire, entre des montagnes boisées dont l’une porte les ruines pittoresques du château Zavelstein. — Deux routes y conduisent. L’une, qui suit la vallée du Teinach, passe
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par le pet. hameau de Kentheim, qui, d'après les antiquaires, possède une des chapelles les plus anciennes de l’Allemagne; l’autre passe par les montagnes et la pet. V. de Zavelstcin. 357 h. , d’où l’on découvre une belle vue. Le palais du roi de Wurtemberg, l’église, le pavillon des sources, l’établissement des bains, le kursaal, appelé la laube, et les deux hôtels ( Krone et Hirsch, prix très-modérés), se trouvent réunis de manière que les baigneurs puissent aller à pied sec de l’un à l’autre de ces divers édifices. Au S. , à l’O. et au N. s'étendent des jardins et des plantations qui offrent les promenades les pluë variées. On jouit d’une belle vue de la rotonde élevée sur la lisière de la forêt, au N. , et appelée Wilhelmshœhe.
Les sources minérales de Teinach jaillissent dans des rochers de grès bigarrés à une profondeur de 30 à 45 mèt. au-dessous du sol de la vallée. Des forages, exécutés de 1839 à 1841, les ont modifiées à tel point, qu’elles diffèrent complètement de celles qui étaient utilisées auparavant. On les divise en trois classes : 1° Sources gazeuses pures (acide carbonique { Dæchleins quelle , Mittelkasten et Wandkastenquelle, Hirschquelle ) ; 2° sources ferrugineuses et gazeuses (Bachquelle et Wiesenquelle ) ; 3" sources ferrugineuses (Z)tntenquelle ). On les prend en bains et en boissons, et elles sont surtout recommandées pour le traitement des maladies nerveuses, un affaiblissement général, l’hypocondrie, l’appauvrissement du sang, etc., etc. Le nombre des baigneurs varie chaque année de 200 à 250. ]
La Forêt Noire finit àCalw. Au delà, le pays change complètement de nature et d’aspect; les champs remplacent les bois, les montagnes s’abaissent, la végétation devient de moins en moins vigoureuse. On traverse Althengstætt en allant de Calw à
2 mil. Vleil-ilfe-Mtadt , V. de 1870 h., sur la Würm, ville libre impériale jusqu’en 1803, patrie de l’astronome Képler, et dont l’église possède un magnifique ostensoir du xv* siècle. — Deux v., Renningene t Eltingen , se trouvent situés sur la route de Weil à
2 mil. Leouberjç, pet. V. de 2200h., à 384 met., sur la Glems, patrie du philosophe Schelling. Enfin on passe devant la solitude (F. Stuttgart, R. 18) en allant de Leonbergà
2 mil. Stuttgart (F. R. 18).
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