‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 98 sur 279 · R. 16.— DE STRASBOURG A HEIDELBERG.— CARLSRUHE · texte numérisé non relu

R. 16.— DE STRASBOURG A HEIDELBERG.— CARLSRUHE

pèlerins. Un omnibus le met en communication avec Gernsbach (F. R. 9).

Malsch, 3000 b. v. près duquel se voient encore les restes du château Waldenfels.

9 mil. 5/10. Ettlingen , — (Hôt.: Krone), pet. V. manufacturière (papeteries), de 4200 h., située surl'Alb, rivière qui sort de la jolie vallée à laquelle elle donne son nom (F. R. 14). De nombreuses antiquités romaines ont été découvertes dans ses environs. Quelques-unes sont déposées dans la bibliothèque grand-ducale de Carlsruhe. Mais on peut voir encore près du pont, dans le mur de l’hôtel de ville, une pierre sculptée représentant Neptune, comme l’indique l’inscription, et trouvée en 1480, à cent vingt-cinq pas de la ville, à peu de distance des ruines de Fürstenzell.

Le chemin de fer, s’éloignant des montagnes , laisse Rüppurr à dr. et traverse l’Alb à Bulach, dont l'église , à deux tours, bâtie par Hübsch, en 1837, est ornée à l’intérieur de fresques peintes par Dietrich, de Stuttgart. Après avoir dépassé une fabrique de machines, il laisse ensuite à g. dans les jardins du prince héréditaire une tour élevée par la margrave Amélie à la mémoire de son époux, le prince Charles-Louis, mort en Suède en 1801. Enfin il passe devant la porte d’Ettlinger avant de s’arrêter dans la belle gare de

10 mil. 4/10. Carlsruhe, — (Hôt. : Erbprinx. Chambre, 48 kr., bougie, 18, café, 24. — Ere «s. Chambre, 36 kr., dîner avec vin, 1 fl. — Englischer Hof, — Zæhringer Hof, — Panser Hof ), la capitale actuelle du grand-duché de Bade , et la résidence du grand-duc, ville de 25,000 h. dont 7000 eath., située à 1 h. 30 m. du Rhin, et à 126 mèt., — jolie, propre, bien bâtie, bien alignée, mais monotone et triste. C’est la capitale la plus jeune de l’Allemagne, car elle ne date que du commencement du siècle dernier. En 1715, l’emplacement qu’elle occupe était couvert d’une épaisse forêt ( Hartwali). Le margrave Charles - Guillaume se bâtit alors, au milieu do cette solitude boisée, un château ou rendez-vous de chasse, qu’il appela Carlsruhe, ou le repos de Charles, et autour duquel ne tarda pas à s’élever la ville qui devait porter ce nom. Cette ville a la forme d’un éventail. Ses principales rues partent du château qui forme la base ou l’angle de l’éventail. D’autres rue£ demi-

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circulaires sont comme les rubans qui passent sur les lames de l’éventail. Pour bien se rendre compte de sa configuration, il faut monter au faîte de la Blcithurm (la tour de plomb), tour du château d’où l’on découvre en outre une belle vue sur la Hartwald, vaste forêt dont les routes correspondent aux rues de la ville, sur le Rhin, sur les Vosges, sur les montagnes de la Forêt Noire et sur celles de l’Odenwald. Le château est à 15 m. de l’embarcadère. La porte Ettlinger, construite en 1803, termine la rue qui y conduit. En suivant cette rue, appelée Karl-Friederichs- Strasse on remarque d’abord le monument du grand-duc Charles , mort en 1818 (un buste), près du palais du margrave Guillaume, celui du duc Louis, mort en 1830 (une statue), et enfin celui du margrave Charles-Guillaume, le fondateur de Carlsruhe (une pyramide de grès rouge, sur laquelle est gravée cette inscription en allemand: « Le grand-duc Léopold à son père le béni. » Ces deux derniers monuments se trouvent sur la place du marché , bordée à l’O. par l’hôtel de ville, à l’E. par l'église protestante, aux douze colonnes corinthiennes. Un peu plus loin, dans la cour du palais, s’élève la statue du grand-duc Charles - Frédéric , mort en 1811, par Schwanthaler.

Le château (Schloss) ou palais de Carlsruhe n’a rien de remarquable ni à l’extérieur ni à l'intérieur. On y montre cependant aux curieux la salle à manger, la salle de danse, la salle du trône, etc. Dans l’aile gauche se trouvent la bibliothèque grand-ducale (90,000 v.), et un cabinet d’histoire naturelle ; à dr. est le théâtre, incendié en 1847 et reconstruit depuis (on y joue les dimanche, mardi et jeudi). Une arcade de l’aile dr. conduit dans le jardin du château, à la g. duquel, près du jardin botanique, un monument a été élevé au poëtc Hebel, mort en 1826.

L’édifice le plus intéressant de Carlsruhe, est l’académie, bâtie en grès gris avec des assises de briques rouges, par Hübsch, en 1845, dans le style byzantin. Les sculptures de l’entrée, la peinture et la sculpture, Raphaël et Michel-Ange, Albert Durer, Holbein et Vischer, sont de Reich, artiste de Carlsruhe. L'intérieur (le musée est ouvert le mercredi de 10 h. à midi, et de 2 à 4 h.; le dimanche de 11 h. 1/2 à 1 h. tous les jours, pour un pourboire, le catalogue coûte 42 kr.), renferme des collections de tableaux , de vases, d’antiquités et de plâtres. Il est orné'

R. 16.-DE STRASBOURG A HEIDELBERG. -CARLSRÜHE. 153 de fresques de Schwind, dont la plus grande représente l’inauguration de la cathédrale de Freiburg, par le duc Conrad de Zæhringen. Parmi les tableaux, on remarque :

1« salle : (le corridor contient des cartons de Hess. Overbeck, Schwind. Schwanthaler, Schnorz, etc.) 44. Achenbach, Naufrage du bateau à vapeur anglais, le Président. — 66. Dietx, Massacre des quatre cents bourgeois de Pforzheim dans la bataille de Wimpfen (1622). — 65. Kirner, Famille de paysans dans la Forêt Noire. — 31, 55, 61. Frommel, Vue de Heidelberg; Cascades. — 57, 58. Helmsdorf, Vues de Rome.— 36, 39. Kuntx, Animaux. — 81. M. de Schwind. Voyage du chevalier Kurts à la recherche d’une femme. — 77. Dietx, Troupes badoises à la bataille de la Bérésina. — 72. Aug. de Bayer. Jeanne de France à Bourges.

2s Salle : Copies d’après Raphaël.

3e Salle : 30. Soph Reinhard , la Mort du Tasse.

4» Salle : Steinle, Élisabeth et Marie.

5* et 6e Salles : Cartons et dessins, parmi lesquels on distingue le Triomphe de la religion chrétienne dans les arts, par Overbeck.

V '• Francfort.

7e Salle : 175. Holbein, Crucifixion. — 178. L. Cranach, Luther.

8* Salle : 220. Q. Messys , Entremetteuse. — 230. A. van der Werf, Adam et Eve.— 263. Crayer, son portrait et ceux de sa femme et de son fils.

9« Salle (salle des Flamands): 316. Teniert, un Docteur. — 324. G. Dow, Ouvrière en dentelle. — 337. Le Due, Corps de garde. — 338. Rubens, son portrait.— 340. Dow, son portrait.— 355. Mierewelt, son portrait. — 368. Rembrandt, son portrait. — 370. Metxu, un Couple à table. — 375. Champagne, Portrait de Colbert.— 389. Rembrandt, Portrait d’un bourgeois de Nuremberg.

L’école polytechnique (près de la porte de Durlach) a été aussi bâtie parHübsch. Au-dessus de la ported’entrée sont placées les deux statues (par Raumer) de Kepler et d’Erwin deSteinbach.Hübscha encore construit le ministère des finances etle haras , situé hors de la ville.

Dans le cimetière, situé au nord de la ville , et remarquablement entretenu , on peut aller visiter le beau monument consacré en 1851 à la mémoire des Prussiens tués dans l’insurrection badoise de 1849, et celui que le grandduc a fait élever en souvenir des nombreuses victimes de l’incendie du théâtre (23 février 1847).

Le DUCHÉ DE BADE, dont Carlsruhe est la capitale, un des États de la Confédération germanique, est borné au N. parla Bavière et la Hesse-Darmstadt; à l’E. par la Bavière, le Wurtemberg et les principautés de Hohenzollern ; au S. par les cantonq suisses de Thurgovie, Schaffhouse , Zurich , Argovie et Bâle ; h l’O. par la France et la province bavaroise du Palatinat. Sa superficie e3t de

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