‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 99 sur 279 · R. 16.— DE STRASBOURG A HEIDELBERG.— OARLSRUHE · texte numérisé non relu

R. 16.— DE STRASBOURG A HEIDELBERG.— OARLSRUHE

14,960 kil. carrés. On y compte 110 villes ( stadt ), 36 bourgs ( marktflecken ) et 1668 villages ( dorf ). Sa population , qui parle l’allemand, et dont la moitié professe la religion catholique, s’élevait, d’après les derniers recensements, à 1,362,744 h. Sa longueur est de 280 kil.; sa largeur varie de 20 à 130 kil. Il est divisé en quatre cercles ( kreis ) qui forment des amt (78) subdivisés en communes (1029); — le See-Kreis, chef-lieu Constance, l’Ober-Rhein-Kreis , cheflieu Freiburg, le Mittel-Rhein-Kreis , chef-lieu Rastatt , l’Un ter- Rhein-Kreis, chef-lieu Mannheim. Ce ne fut qu'en 1771 que tous les États de Bade, qui jusqu’alors avaient été possédés par plusieurs branches de la même famille (Bade- Durlach , Bade-Bade , Bade-Hochberg), furent définitivement réunis sous un seul chef, Charles-Frédéric de Bade. La révolution française fit perdre à ce prince, qui portait alors le titre de margrave, ses possessions situées sur la rive g. du Rhin. Mais plus tard Napoléon agrandit ses États sur la rive dr., lui donna en 1806 le titre de Grand- Duc (depuis 1803, il avait pris celui d’Électeur) et accorda à son petit-fils, Charles-Louis-Frédéric, la main de sa fille adoptive, Stéphanie, fille de Claude Beauhamais. Après la bataille de Leipsick (1813), le grand-duché de Bade entra dans la Confédération germanique, dont il fait partie aujourd’hui. Il a une voix dans la Diète germanique, dans les assemblées ordinaires, et trois voix dans les assemblées plénières, où il tient le 7* rang. La constitution qui le régit date de 1818 (22 août); elle institue une monarchie constitutionnelle (pouvoir exécutif héréditaire dans la famille du grand-duc, ministres responsables, tous les citoyens admissibles aux emplois , toutes les libertés essentielles garanties, impôts votés pour deux ans par les deux chambres; —la première chambre, composée des princes de la famille grand-ducale, des chefs de familles d’État, qui forment la haute noblesse, Slanden-Hrrren , de l’évêque du Grand-Duché, d’un ecclésiastique protestant, nommé h vie avec rang de prélat, de huit députés de la petite noblesse, de deux députés des Universités, et enfin des membres qu’il plaît au grand-duc d’y appeler, sans distinction de rang ni de naissance ; — la deuxième chambre, composée de 63 députés des villes et bailliages nommés, sans distinction de castes, par voie de double élection ; — égalité de droits, sauf certains privilèges ac-

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cordés à la noblesse). Cette constitution, souvent attaquée, comme trop aristocratique, avait déjà été sensiblement modifiée, lorsqu’en 1849 une insurrection, un moment victorieuse, essaya do la renverser pour y substituer la République. Une pàrtio de l’armée se déclara en faveur des insurgés, et l’intervention de l’armée prussienne fut nécessaire pour ramoner à Carlsrube le grand-duc détréné par l’émeute.

I.e dernier budget des recettes du duché de Bade a été évalué, pour les deux années 1850-1852, àtprès de 30 millions de florins, et le budget des dépenses à env. 29 millions ; niais cos évaluations ne concernent que le budget ordinaire. Il existe un budget extraordinaire où les dépenses dépassent de*beaucoup les recettes. La dette se compose de deux parties : l’une s’élevant h 25,078,971 fl., et l'autre, contractée pour la construction des chemins do fer, à 39,728,048 fl. Les chemins de fer ne figurent encore qu’au budget des dépenses. La contribution de Bade pour le trésor fédéral est calculée à 31,460 th. 7 gr. 11 pf.; son contingent a 27,349 soldats et 54 canons. (La réserve étant comprise dans le chiffre des contingents fédéraux , l’armée active ne doit former que les trois quarts du contingent total.)

De CarUrube à Landau, R. 23, 4 mil. 1/2: dil. L le* i., en 3 h. 1/2, p. 1 fl. 53 kr.j — 4 Stuttgart, H. 18; — i Wildbad , R. 17; — à Deux-Ponts, R. 23 et 27, 11 mil.

En quittant Carlsruhe, le chemin de fer laisse à g. l’ancien couvent de Ootlesau (bénédictins) transformé en caserne d’artillerie, et court parallèlement à la roule de terre, bordée do peupliers, qui conduit à 11 mil. Ilurlachj — (ilôt, s Zur KarUburg, Krone), pet. V. de 5000 b., située sur la Pfinz, ancienne résidence des margraves de Bade-Durlaeh brûlée on 1088 par les Français. De toute la ville il no resta que cinq maisons. Le beau jardin du château appelé KarUburg, du nom de son fondateur, et transformé en caserne, renferme diverses antiquités romaines. On jouit d’une vue magnifique du haut de la tour-vigie, bâtie sur les ruines d’une forteresse romaine, au sommet du Thumxberg.

Do Durldt'h à Wildbad, B. 151.

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